Mais quels que soient les exemples choisis, il existe une source de variabilité commune à
tous les plans d’échantillonnage : la variabilité inter-mesures due surtout à l’hétérogénéité
du prélèvement à l’échelle des bactéries et, en partie, aux manipulations, dont l’appréciation constituera la première partie de cet article avant de considérer simultanément les 3
niveaux de variabilité observés.
RÉSULTATS ET DISCUSSION
Variabilité inter-mesures ou variabilité résiduelle
Sans vouloir détailler les différentes sources de cette variabilité inhérentes à la méthode de
dénombrement, dont on trouvera une bonne appréciation dans les travaux de Kaper et al.
(1978), nous avons étudié les valeurs absolues et relatives de la variabilité liée à la
répétition des mesures d’abondance des bactéries des eaux de l’étang de Thau sur
différents milieux de culture. Ces valeurs sont illustrées sur la figure 3 a et b. La
distribution des valeurs absolues de variance inter-mesures après transformation logarithmique des données brutes est représentée sur la figure 3a. Ces valeurs, comme la
plupart de celles rapportées dans la littérature sont inférieures à 0.1 log 10 . Elles correspondent à des pourcentages de la variance totale en général faibles (fig. 3b) mais dont
l’intensité doit être évaluée avec prudence. C’est ce qu’illustre la dernière valeur reportée
sur cette figure et qui concerne la variance des coliformes fécaux recensés non plus dans
un étang mais à titre de comparaison dans une rivière (Ardèche). La variabilité intermesures relative est très forte. Mais comme sa valeur absolue est très faible cette variance
relative n’est pas le signe que la méthode de recensement deviendrait soudainement
imprécise. Elle est due à une très faible variabilité de la concentration bactérienne aux
niveaux d’observation supérieurs (rivière à fort débit, très homogène). Bien que la
variance inter-mesures n’intervienne que faiblement dans la variance totale, elle peut
cependant être étudiée dans le but de chercher les moyens éventuels de la réduire et donc
d’augmenter la précision des mesures.
VARIANCE RESIDUELLE
EN VALEUR ABSOLUE
VARIANCE RESIDUELLE EN VALEUR RELATIVE (%)
Z' Na
ETANG
DE
THAU
Ma
Era
CF
RIVIERE
CF
ARDECHE
Figure 3 : Variances résiduelles en valeur absolue (a) et relative (b) (% de la variance totale) obtenues sur les
dénombrements de différents types de bactéries au cours de trois campagnes de pré-échantillonnage dans l’étang
de Thau et pour un transect horizontal dans la rivière Ardèche.
26
Précédent

- 24/628

Suivant