Quotidiennement y est ainsi déversé un volume d’eau d’environ 1000 m 3 , constituant un
apport important de matières inertes et vivantes (par exemple plusieurs centaines de kilos
de phyto et zooplancton et une dizaine de kilos d’ammoniaque par jour).
L’impact de ces apports sur le milieu aquatique que figure cette baie, est un sujet de nos
recherches, tant du point de vue des modifications des communautés bactériennes autochtones que du point de vue du devenir des bactéries d’origine continentale qui y
parviennent. Dans cette optique, qui inclut à court terme le suivi de populations bactériennes et à moyen terme la description des communautés, la stratégie d’échantillonnage
concerne avant tout les variables du type: abondance en bactéries revivifiables sur
différents milieux de culture dont Marine agar 2216 Difco (Ma), Nutrient agar bioMérieux (Na), Milieu Eimhjellen (Em) (Eimhjellen, 1965), gélose lactosée au T.T.C. et
Tergitol (CF) et D-Coccosel agar (DF). Cependant la procédure d’optimisation qui sera
utilisée pourrait s’appliquer à tout autre paramètre bactériologique tel que les comptages
en épifluorescence ou en immunofluorescence.
Comme pour évaluer les effets de ces apports continentaux il est indispensable d’observer
le milieu récepteur pendant plusieurs années, il est a priori rentable de réaliser une
première série de campagnes de pré-échantillonnage afin de posséder les éléments de
choix d’une stratégie de suivi spatio-temporel.
Le schéma initial retenu pour chacune des campagnes de pré-échantillonnage est composé
de 5 stations localisées chacune au hasard à l’intérieur de 5 zones de la baie de dimensions
approximativement équivalentes définies par rapport à leur éloignement du rejet des
bassins de lagunage (niveau supérieur d’observation = 1
er niveau de variabilité = variabilité à l’échelle de la baie ou inter stations), de 5 prélèvements par station (2
e niveau de
variabilité = variabilité inter-prélèvements) et de 2 à 5 mesures par prélèvement (3
e niveau
de variabilité = variabilité inter-mesures), après dilution ou filtration suivant le type de
bactéries recherchées et leur concentration (fig. 2).
ECHELLE D'OBSERVATION DECROISSANTE
NIVEAU
BAIE
STATIONS
PRELEVEMENTS
D'OBSERVATION
SOURCE DE
INTERINTER-MESURES
VARIABILITE
STATIONS
PRELEVEMENTS
NOMBRE DE
5 STATIONS
5 PRELEVEMENTS
225 MESURES
REPETITIONS
PAR STATION
PAR PRELEVEMENT
STRUCTURE
DU
SCHEMA
D'ECHANTILLONNAGE
fl.)
(1
1.2
1.3
1.4
1.5
11
"
III
"
IV
"
f l .1.1
1.1.2
1.1.3
1.1.3
<1.1.5
Figure 2 : Schéma d’une campagne de pré-échantillonnage.
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