lisme a été tenté avec le “monde humain”. (fig. 1). Par exemple, à l’échelle des longueurs,
vouloir échantillonner des bactéries sur une distance de 1 m correspond au fait d’échantillonner des hommes sur la distance routière existant entre Montpellier et Brest. A l’échelle
des surfaces, l’échantillonnage de bactéries sur une surface de 1 m 2 est équivalent à celui
d’êtres humains sur le territoire de l’Egypte. Enfin à l’échelle des volumes, l’éloignement
du “monde bactérien” s’accentue encore, puisque l’observation de bactéries dans 1 m 3
d’eau serait comparable à celle d’individus humains, s’ils s’en trouvaient, dans le volume
des océans et mers réunis.
Dans ce travail, n’est abordée que l’échelle des surfaces, car la plupart de nos travaux se
situent en zone côtière peu profonde et en milieu lagunaire, où il est possible de faire
abstraction de la troisième dimension, c’est-à-dire la profondeur. La position approximative de l’exemple étudié pour illustrer certains aspects de l’optimisation d’un plan d’échantillonnage de variables bactériologiques est reportée sur l’échelle des surfaces (fig. 1).
L’optimisation dont les résultats sont présentés dans cette publication sera recherchée en
référence au critère de précision statistique de la réponse au problème posé mais aussi et
simultanément aux contraintes liées au coût ou à l’effort d’échantillonnage disponible.
LONGUEUR
A
L'ECHELLE
BACTERIENNE
100km..
100 m-.
1 m. .
HUMAINE
terre—►soleil
10* km
SURFACE
A
LECHELLE
BACTERIENNE \ HUMAINE
.
soleil
1km +
12
2
[ 1,5 10 km
terre
KO?
1m
2 . Egypte
5.2
910 km
Exemple
étudié
terre—►lune
3,8 10 S km
Montpellier—«-Brest
« 2
1 cm. .
1mm..
1mm- - 1 km
1 pm
Liechtenstein
1,6 10
2 km
2
principauté de Monaco
1.5 km
2
VOLUME
A
L'ECHELLE
BACTERIENNE ■f HUMAINE
U terre
IOVW’K-"’
^ océans + mers
Im'jMIo’km
^ Mer Noire
, , I 0.9 10* km
3
f leuves + nvieres
,ml T 210
J km
J
,fl«
+ 1
1 mm
lagune El Biban
I km 3
1 pm JL 1 m
1pm JL 1 m’
Figure 1 : Echelles comparées des longueurs, surfaces et volumes du “monde bactérien” et du “monde
humain”.
MATÉRIEL ET MÉTHODES
La baie qui constitue le niveau d’observation supérieur de cette étude est située sur la
frange nord du bassin de Thau qui est un étang de la façade méditerranéenne française.
Elle est soumise entre autre, au rejet d’eaux usées urbaines traitées par bassin de lagunage
dont on trouvera une description dans un article précédent (Baleux et Trousselier, 1983).
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