La contamination des coquillages peut être provoquée par le développement de certaines espèces
phytoplanctoniques produisant des toxines endocellulaires : les coqui llages, en ingérant le phytoplancton,
accumulent ces toxines et deviennent ainsi inconsommables (voir tableau 3.3.). Le phytoplancton toxique le
plus couramment observé sur les côtes françaises appartient au genre Dinophysis. De faibles concentrations
dans l'eau peuvent conduire à une production de toxines DSP suffisante pour contaminer les coquillages.
Quatre espèces pri ncipales sont régulièrement identifiées : Dinophysis cf. sacculus, Dinophysis cf. acuminata,
Dinophysis sp. et Dinophysis cf. norvegica (LASSUS et BARDOU IL, 1991 ). Ces espèces sont présentes en
mélanges différents selon les régions (Dinophysis cf. acuminata est dominant en Normandie, et présent en
Bretagne sud et entre Loire et Gironde ; Dinophysis cf. sacculus est peu présent en Normandie, mais
dominant en Bretagne sud et en Méditerranée). A l'heure actuelle, il n'est pas établi qu'il y ait une différence
de production toxinique selon l'espèce. Ce pourrait être toutefois l'une des explications des variations
géographiques enregistrées dans la relation entre concentration dans l'eau et niveau de toxicité DSP. En effet,
dans certains sites, de faibles concentrations (< 1 OO cellu les par litre) conduisent à des toxicités fortes. Dans
d'autres sites, par contre , des concentrations de quelques centaines voire quelques milliers de cellules par
litre sont nécessaires pour atteindre ces mêmes niveaux de toxicité.
L'apparition de Dinophysis s'effectue généralement à partir d'avril-mai en Atlantique et Méditerranée, juinjuillet en Manche (BELIN , 1993). Les zones touchées de 1983 à 1986 concernaient exclusivement le littoral au
nord de l'estuaire de la Seine, la côte du Calvados et la Bretagne sud. En 1987, deux nouvelles zones furent
touchées : le littoral atlantique entre Loire et Gironde, et la côte méditerranéenne dans sa partie orientale.
Depuis cette date, toutes ces zones sont régulièrement affectées, laissant à penser à une extension
géographique de Dinophysis sur les côtes françaises (BELIN et BERTHOME, 1991 ).
Une autre espèce toxique, Alexandrium minutum, est apparue en 1988 dans les Abers en Bretagne nord , puis
en 1989 dans un site proche (baie de Morlaix). Depuis, cette zone est régulièrement touchée par des
développements plus ou moins importants de cette espèce. Des concentrations de quelques mill iers à
quelques dizaines de milliers de cellules par litre peuvent condu ire à une production de toxines PSP
suffisantes pour contaminer les coquillages. Le niveau de toxicité maximum fut observé en 1988 dans les
Abers (40 1 µg de PSP par 1 OO g. de chair). Alexandrium minutum, ou une espèce proche , est également
parfois présente sur les côtes de Bretagne sud et en Méd iterranée, mais sans détection de toxines PSP.
NORD-PAS DE CALAIS·
PICARDIE
HAUTE ET BASSE
NORMANDIE
BRETAGNE NORD
BRETAGNE SUD
PAYS DE LA
LOIRE
POITOU-CHARENTES
AQUITAINE
1987
Calvados
Douarnenez
Concarneau
Vilaine
Pertuis Breton
Pertuis d'Antioche
Marennes
Gironde
LANGUEDOC·
Roussillon
ROUSSILLON
Languedoc
PROVENCE·
Delta du Rhône et Fos
COTE D'AZUR . CORSE
Marseille et Calanques
1988
Dieppe et Fécamp
Estuaire-baie de Seine
Calvados
Baie des Veys-St Vaast
Cherbourg
Abers flnistéri ens
Douarnenez
Concarneau
Aven-Belon et Laïta
Lorient
Etel
B. de Quiberon-Belle lie
Vilaine
Vendée
Corse est
1989
Dieppe et Fécamp
Estuaire-baie de Seine
Calvados
Morlaix
Douarnenez
Lorient
Roussillon
Languedoc
Delta du Rhône et Fos
1990
Dieppe et Fécamp
Estuaire · baie de Seine
Calvados
Morlaix
Douarnenez
Audierne
Concarn eau
Aven-Belon et Laïta
Lorient
Etel
B. de Quiberon-Belle lie
Golfe du Morbihan
Vilaine
Loire et Bourgneuf
Vendée
1991
Douarnenez
Vilaine
Loire et Bourgneuf
Vendée
Roussillon
Roussillon
Languedoc
Delta du Rhône et Fos
Delta du Rhône et Fos
Corse est
Tableau 3.3. sites touchés (entièrement ou partiellement) par une interdiction de commercialisation des coquillages,
pour cause de toxicité DSP ou de toxicité PSP
phytoplanctoniques produisant des toxines endocellulaires : les coqui llages, en ingérant le phytoplancton,
accumulent ces toxines et deviennent ainsi inconsommables (voir tableau 3.3.). Le phytoplancton toxique le
plus couramment observé sur les côtes françaises appartient au genre Dinophysis. De faibles concentrations
dans l'eau peuvent conduire à une production de toxines DSP suffisante pour contaminer les coquillages.
Quatre espèces pri ncipales sont régulièrement identifiées : Dinophysis cf. sacculus, Dinophysis cf. acuminata,
Dinophysis sp. et Dinophysis cf. norvegica (LASSUS et BARDOU IL, 1991 ). Ces espèces sont présentes en
mélanges différents selon les régions (Dinophysis cf. acuminata est dominant en Normandie, et présent en
Bretagne sud et entre Loire et Gironde ; Dinophysis cf. sacculus est peu présent en Normandie, mais
dominant en Bretagne sud et en Méditerranée). A l'heure actuelle, il n'est pas établi qu'il y ait une différence
de production toxinique selon l'espèce. Ce pourrait être toutefois l'une des explications des variations
géographiques enregistrées dans la relation entre concentration dans l'eau et niveau de toxicité DSP. En effet,
dans certains sites, de faibles concentrations (< 1 OO cellu les par litre) conduisent à des toxicités fortes. Dans
d'autres sites, par contre , des concentrations de quelques centaines voire quelques milliers de cellules par
litre sont nécessaires pour atteindre ces mêmes niveaux de toxicité.
L'apparition de Dinophysis s'effectue généralement à partir d'avril-mai en Atlantique et Méditerranée, juinjuillet en Manche (BELIN , 1993). Les zones touchées de 1983 à 1986 concernaient exclusivement le littoral au
nord de l'estuaire de la Seine, la côte du Calvados et la Bretagne sud. En 1987, deux nouvelles zones furent
touchées : le littoral atlantique entre Loire et Gironde, et la côte méditerranéenne dans sa partie orientale.
Depuis cette date, toutes ces zones sont régulièrement affectées, laissant à penser à une extension
géographique de Dinophysis sur les côtes françaises (BELIN et BERTHOME, 1991 ).
Une autre espèce toxique, Alexandrium minutum, est apparue en 1988 dans les Abers en Bretagne nord , puis
en 1989 dans un site proche (baie de Morlaix). Depuis, cette zone est régulièrement touchée par des
développements plus ou moins importants de cette espèce. Des concentrations de quelques mill iers à
quelques dizaines de milliers de cellules par litre peuvent condu ire à une production de toxines PSP
suffisantes pour contaminer les coquillages. Le niveau de toxicité maximum fut observé en 1988 dans les
Abers (40 1 µg de PSP par 1 OO g. de chair). Alexandrium minutum, ou une espèce proche , est également
parfois présente sur les côtes de Bretagne sud et en Méd iterranée, mais sans détection de toxines PSP.
NORD-PAS DE CALAIS·
PICARDIE
HAUTE ET BASSE
NORMANDIE
BRETAGNE NORD
BRETAGNE SUD
PAYS DE LA
LOIRE
POITOU-CHARENTES
AQUITAINE
1987
Calvados
Douarnenez
Concarneau
Vilaine
Pertuis Breton
Pertuis d'Antioche
Marennes
Gironde
LANGUEDOC·
Roussillon
ROUSSILLON
Languedoc
PROVENCE·
Delta du Rhône et Fos
COTE D'AZUR . CORSE
Marseille et Calanques
1988
Dieppe et Fécamp
Estuaire-baie de Seine
Calvados
Baie des Veys-St Vaast
Cherbourg
Abers flnistéri ens
Douarnenez
Concarneau
Aven-Belon et Laïta
Lorient
Etel
B. de Quiberon-Belle lie
Vilaine
Vendée
Corse est
1989
Dieppe et Fécamp
Estuaire-baie de Seine
Calvados
Morlaix
Douarnenez
Lorient
Roussillon
Languedoc
Delta du Rhône et Fos
1990
Dieppe et Fécamp
Estuaire · baie de Seine
Calvados
Morlaix
Douarnenez
Audierne
Concarn eau
Aven-Belon et Laïta
Lorient
Etel
B. de Quiberon-Belle lie
Golfe du Morbihan
Vilaine
Loire et Bourgneuf
Vendée
1991
Douarnenez
Vilaine
Loire et Bourgneuf
Vendée
Roussillon
Roussillon
Languedoc
Delta du Rhône et Fos
Delta du Rhône et Fos
Corse est
Tableau 3.3. sites touchés (entièrement ou partiellement) par une interdiction de commercialisation des coquillages,
pour cause de toxicité DSP ou de toxicité PSP
