Traitement statistique des données
Nous ne présentons pas ici les résultats détaillés, largement décrits dans
de Casamajor (1998) et de Casamajor et ai (200(1). II s’agit d’une synthèse
des résultats obtenus à partir d’un modèle comportemental de migration
de la civelle intégrant débit, coefficient de marée, turbidité, phase lunaire
et nébulosité.
• Comportement migratoire : le comportement vertical est étudié à partir
des variations de densité en surface et au fond et d’un estimateur rapport
(densité fond/densité totale) qui représente la proportion de civelies en
profondeur. Les données recueillies au cours des campagnes sont traitées
par le modèle linéaire généralisé. Le comportement horizontal est étudié à
partir des variations de densité saisonnières amont-aval de civelles en relation avec les vitesses de courant calculées par le modèle de propagation
de marée (Lazure, 1998).
• Identification des flux en migration : les flux sont étudiés à partir des
variations des coefficients d’allométrie et de celles de l’indice de similarité
(De Casamajor et al., 2000) pour caractériser les liens existant entre le poids
et la longueur des individus échantillonnés à un moment donné et les
modifications relatives entre ces deux caractéristiques biologiques. Une
relation d’allttmétrie de type puissance est définie après transformation
logarithmique des variables.
Résultats et discussion
Identification des flux
L’originalité de ce travail est d’analyser les caractéristiques des civelles selon
un plan d’échantillonnage bien adapté à la dynamique des masses d’eau et
sur l’ensemble de la tranche d’eau (De Casamajor, 1998). Cette précision
des données permet d’identifier des modifications métriques et pondérales
liées à la traversée du milieu océanique et des fluctuations liées au passage
dans la partie basse du fleuve. L’étude est réalisée dans une partie de
l’estuaire où les individus sont acclimatés à l’eau douce, mais ne se noumssent pas. Elle est complémentaire des travaux déjà effectués sur ce bassin
(Charlon & Blanc, 1982).
Les résultats obtenus confirment une diminution de la taille et du poids
des civelles au cours de la saison de migration, phénomène mentionné
antérieurement sur de nombreux estuaires (Boëtius & Boëtius, 1989 ;
Desaunay & Guérault, 1997). Plusieurs hypothèses peuvent expliquer ces
résultats : l’éclosion des œufs, qui se fait sur plusieurs mois, pourrait induire différentes vagues de leptocéphales. Les fluctuations pourraient ainsi
être ltées aux conditions de migration transocéanique, censées être meilleure, en début qu’en fin de saison (Bast & Strehlow, 1990; LecomteFiniger, 1994). Les travaux montrent également l’existence de groupes
homogènes en taille et en poids dont la distinction peut être accentuée
par deux sources de variations. La première concerne la métamorphose
et la durée de la traversée du plateau continental, proche de 33 jours
349
Nous ne présentons pas ici les résultats détaillés, largement décrits dans
de Casamajor (1998) et de Casamajor et ai (200(1). II s’agit d’une synthèse
des résultats obtenus à partir d’un modèle comportemental de migration
de la civelle intégrant débit, coefficient de marée, turbidité, phase lunaire
et nébulosité.
• Comportement migratoire : le comportement vertical est étudié à partir
des variations de densité en surface et au fond et d’un estimateur rapport
(densité fond/densité totale) qui représente la proportion de civelies en
profondeur. Les données recueillies au cours des campagnes sont traitées
par le modèle linéaire généralisé. Le comportement horizontal est étudié à
partir des variations de densité saisonnières amont-aval de civelles en relation avec les vitesses de courant calculées par le modèle de propagation
de marée (Lazure, 1998).
• Identification des flux en migration : les flux sont étudiés à partir des
variations des coefficients d’allométrie et de celles de l’indice de similarité
(De Casamajor et al., 2000) pour caractériser les liens existant entre le poids
et la longueur des individus échantillonnés à un moment donné et les
modifications relatives entre ces deux caractéristiques biologiques. Une
relation d’allttmétrie de type puissance est définie après transformation
logarithmique des variables.
Résultats et discussion
Identification des flux
L’originalité de ce travail est d’analyser les caractéristiques des civelles selon
un plan d’échantillonnage bien adapté à la dynamique des masses d’eau et
sur l’ensemble de la tranche d’eau (De Casamajor, 1998). Cette précision
des données permet d’identifier des modifications métriques et pondérales
liées à la traversée du milieu océanique et des fluctuations liées au passage
dans la partie basse du fleuve. L’étude est réalisée dans une partie de
l’estuaire où les individus sont acclimatés à l’eau douce, mais ne se noumssent pas. Elle est complémentaire des travaux déjà effectués sur ce bassin
(Charlon & Blanc, 1982).
Les résultats obtenus confirment une diminution de la taille et du poids
des civelles au cours de la saison de migration, phénomène mentionné
antérieurement sur de nombreux estuaires (Boëtius & Boëtius, 1989 ;
Desaunay & Guérault, 1997). Plusieurs hypothèses peuvent expliquer ces
résultats : l’éclosion des œufs, qui se fait sur plusieurs mois, pourrait induire différentes vagues de leptocéphales. Les fluctuations pourraient ainsi
être ltées aux conditions de migration transocéanique, censées être meilleure, en début qu’en fin de saison (Bast & Strehlow, 1990; LecomteFiniger, 1994). Les travaux montrent également l’existence de groupes
homogènes en taille et en poids dont la distinction peut être accentuée
par deux sources de variations. La première concerne la métamorphose
et la durée de la traversée du plateau continental, proche de 33 jours
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