(Guérault et al., 1992 ; Lecomte-Finiger, 1992). Dans le cas de l’Adour,
on peut considérer que les pertes énergétiques et les sources de variations sont faibles en raison de la largeur réduite du plateau. II reste donc
la deuxième source : la traversée de l’estuaire. Les conditions de traversée sont très variables et peuvent induire des variations pondérales non
liées à des variations de longueur.
Comportement en migration
• Dans la composante longitudinale. En l’absence d evénements hydroclimatiques, quand les débits sont faibles ou moyens, la marée dynamique se propage amplement dans la zone étudiée, les civelles pénètrent
dans l’Adour au rythme de chaque marée (fig. 2). Elles utilisent le courant
de flot pour optimiser leurs déplacements vers l’amont. Ce comportement s’explique par les caractéristiques physiologiques des civelles non
pigmentées. L’arrêt de l’alimentation implique pour les civelles des réserves énergétiques limitées ; les fibres musculaires sont peu développées et
la vessie gazeuse n’est pas encore fonctionnelle ; l’absence de gaz se traduit par une flottabilité négative ( Hickman, 1981).
L’augmentation de la durée du flot permettrait aux civelles de migrer plus
longtemps vers l’amont (Desaunay et al, 1993). Les conditions de blocage
hydrodynamique correspondent en général à la conjonction de petits
coefficients de marée et de forts dèbits fluviaux. Pendant les crues, les
courants sont dingès de l’amont vers l’aval pendant la marée montante et
sont compris entre 0,2 et 0,6 m.s-1. Les civelles restent bloquées en aval
de la zone échantillonnée où elles s’accumulent au nalime des marées. La
force du courant est telle qu’elles ne peuvent lutter, et sont absentes de la
colonne d’eau. Les rèsultats obtenus montrent que les densités sont nulles
dès que les vitesses du courant (de l’amont vers l’aval) sont supérieures à
0,2 mètre par seconde. Ils sont validès en situation expérimentale (Roget,
1998). Pour Barbin & Krueger (1994), l’arrêt de la migration se produit
dès que la vitesse du courant est supérieure à 0,25 m/s ; pour McCleave
(1980), dès 0,36 mètre par seconde.
La marée dynamique se propage à nouveau dès que le débit diminue et
les coefficients augmentent. Les civelles, accumulées en aval de l’estuaire
pendant le blocage, arrivent en forte densité dans la zone prospectée
(fig. 2). Dans les travaux antérieurs, chacune des deux composantes h\
r -
drodynamiques est étudiée indépendamment, alors que c’est l’interaction
des deux paramètres qui permet la compréhension des phénomènes comportementaux.
• Dans la composante verticale. Les facteurs emironnementaux influant
sur les déplacements verticaux de poissons (stratification du milieu et locaüsation des ressources trophiques) ne peuvent intervenir dans le cadre de notre
étude. Toutefois, nous confortons l’hypothèse de l’effet lumière sur les déplacements de civelles en relation avec leur comportement lucifuge (Blaxter,
1984). Ce paramètre est important car il conditionne l’accessibilité des individus aux engins de pêche sur l’Adour. En période de nouvelle lune, quelles
350
on peut considérer que les pertes énergétiques et les sources de variations sont faibles en raison de la largeur réduite du plateau. II reste donc
la deuxième source : la traversée de l’estuaire. Les conditions de traversée sont très variables et peuvent induire des variations pondérales non
liées à des variations de longueur.
Comportement en migration
• Dans la composante longitudinale. En l’absence d evénements hydroclimatiques, quand les débits sont faibles ou moyens, la marée dynamique se propage amplement dans la zone étudiée, les civelles pénètrent
dans l’Adour au rythme de chaque marée (fig. 2). Elles utilisent le courant
de flot pour optimiser leurs déplacements vers l’amont. Ce comportement s’explique par les caractéristiques physiologiques des civelles non
pigmentées. L’arrêt de l’alimentation implique pour les civelles des réserves énergétiques limitées ; les fibres musculaires sont peu développées et
la vessie gazeuse n’est pas encore fonctionnelle ; l’absence de gaz se traduit par une flottabilité négative ( Hickman, 1981).
L’augmentation de la durée du flot permettrait aux civelles de migrer plus
longtemps vers l’amont (Desaunay et al, 1993). Les conditions de blocage
hydrodynamique correspondent en général à la conjonction de petits
coefficients de marée et de forts dèbits fluviaux. Pendant les crues, les
courants sont dingès de l’amont vers l’aval pendant la marée montante et
sont compris entre 0,2 et 0,6 m.s-1. Les civelles restent bloquées en aval
de la zone échantillonnée où elles s’accumulent au nalime des marées. La
force du courant est telle qu’elles ne peuvent lutter, et sont absentes de la
colonne d’eau. Les rèsultats obtenus montrent que les densités sont nulles
dès que les vitesses du courant (de l’amont vers l’aval) sont supérieures à
0,2 mètre par seconde. Ils sont validès en situation expérimentale (Roget,
1998). Pour Barbin & Krueger (1994), l’arrêt de la migration se produit
dès que la vitesse du courant est supérieure à 0,25 m/s ; pour McCleave
(1980), dès 0,36 mètre par seconde.
La marée dynamique se propage à nouveau dès que le débit diminue et
les coefficients augmentent. Les civelles, accumulées en aval de l’estuaire
pendant le blocage, arrivent en forte densité dans la zone prospectée
(fig. 2). Dans les travaux antérieurs, chacune des deux composantes h\
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drodynamiques est étudiée indépendamment, alors que c’est l’interaction
des deux paramètres qui permet la compréhension des phénomènes comportementaux.
• Dans la composante verticale. Les facteurs emironnementaux influant
sur les déplacements verticaux de poissons (stratification du milieu et locaüsation des ressources trophiques) ne peuvent intervenir dans le cadre de notre
étude. Toutefois, nous confortons l’hypothèse de l’effet lumière sur les déplacements de civelles en relation avec leur comportement lucifuge (Blaxter,
1984). Ce paramètre est important car il conditionne l’accessibilité des individus aux engins de pêche sur l’Adour. En période de nouvelle lune, quelles
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