- cette discontinuité, limite entre deux dunes adjacentes, a un très faible
pendage (de quelques degrés à 5°) et est interprétée comme une surface
sédimentaire de migration, chaque dune se développant en migrant sur
le dos de la précédente ;
- des variations de l’intensité de la migration sont soulignées par celles
du pendage des réflecteurs en «downlap» (faible pendage = faible migration ; fort pendage = forte migration ; réflecteurs horizontaux en
« onlap » = comblement du creux interdunaire = arrêt de la migration).
Figure 2 - Profil sismique E-W du champ de dunes et interprétation.
Ces variations peuvent être dues aux variations des courants qui construisent les dunes. Elles pourraient également résulter de déformations
synchrones du dépôt, en liaison avec le jeu de failles de tassement ou
de failles listriques qui accompagnent les glissements de sédiments, selon des mécanismes envisagés par Gardner et al (1999). Cette hypothèse semble confirmée par la présence de surfaces de migration de
pente variable (ftg. 3), suggérant une alternance de périodes de migration-construction des dunes avec une surface très peu pentée et
d’épisodes de déformation des dépôts (tassement ou miniflexuration)
générant une surface plus redressée.
L’unité 4 est constituée de dunes à réflexions parallèles et continues
d’une dune à une autre. Ces dunes sont en fait héritées des structures de
l’unité 3 et marquent un changement dans les processus sédimentaires.
29
Précédent

- 29/368

Suivant