Ceux-ci sont responsables d’un dépôt quasi drapant, avec toutefois une
accumulation un peu plus importante dans les creux interdunaires que
sur les flancs aval. II s’ensuit un comblement progressif des premiers,
dont les dépôts prennent une géométrie subhorizontale par rapport à
un flanc aval qui reste penté vers l’aval : la dune prend alors une section
dissymétrique mais inverse par rapport aux dunes migrantes vers
l’amont de l’unité 3.
1 2 3 4 : urntes sismiques
a : surface de migration déformée
b : déformation et discontinuité
avec troncature Qeu du diapir)
Figure 3 - Détail de la géométrie des « sediment waves » sur la partie supérieure du champ de dunes.
Interprétation et conclusion
la; champ de dunes du plateau landais ne correspond pas à un grand
glissement comme le prouve l’absence d’un plan de cisaillement majeur
à la base de la série.
L’ensemble des géométries observées souligne l’interaction possible de
différents processus dans la mise en place des dunes : construction sédimentaire par des courants et/ou résultat de processus de déformation
des sédiments au cours de leur dépôt (tassement, glissement).
Les courants mis en jeu dans les processus de construction restent encore à définir. II pourrait s’agir soit de courants de contour, courants
appartenant à la circulation générale superficielle et diriges vers le nord
(Durrieu de Madron et al, 1999) et/ou de courants liés à la propagation
d’ondes internes générées par la marée semi-diume (Cavanié & Hyacinthe, 1976; Pingree et al., 1986), soit de courants de turbidité (de forte
densité, comme pour les remplissages horizontaux de creux interdunaires dans l’unité 3, et de faible densité comme dans le cas du drapage dissvmetrique des dunes dc l’unité 4).
les déformations sont syn-dépôts, locales et de faible amplitude. Elles
affectent les différentes unités indépendamment et périodiquement,
comme le montre la présence d’unités drapantes. De telles déformations
seraient à mettre en liaison avec l’activité diapirique, comme le montre
la légère déformation des couches au contact du diapir (fig. 3).
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