après minéralisation par HCIO 4 à 205 °C (Michel et aL, 1993). Les nutrients N et P ont été mesurés par la méthode de Strickland & Parsons
(1972) ; le phosphore était mesuré immédiatement à bord pour éviter
tout problème de conservation des échantillons.
Pour chaque campagne, 20 à 23 prélèvements ont étè réalisés à inter\ r alles réguliers dans le gradient de salinité entre 15 ct 35. L’estimation des
flux a èté réalisée selon la méthode de Boyle et al. (1974). Lorsqu’un
élément a un comportement conservatif dans une certaine gamme de
salinité, il est possible par extrapolation de calculer la concentration
théorique [X] 0 correspondant à une salinité nulle. Les paramètres de la
droite de dilution et l’incertitude qui les accompagnent ont été obtenus
en effectuant une régression linéaire. L’hypothèse du comportement
conservatif a été validée par maximisation du coefficient R
2 pour chaque élément étudié. Ensuite, en multipliant par le flux quotidien d’eau
douce correspondant [Q], on peut en déduire le flux instantané de chaque élément :
F x = Qx [X] 0
Les résultats présentés dans le tableau tiennent compte des incertitudes
sur les paramètres des droites de dilution et d’une incertitude èvaluée à
10 % sur les débits moyens quotidiens d’eau douce.
Variations saisonnières
La variation saisonnière des flux dépend de chaque élément considéré,
mais elle est toujours en étroite relation avec le débit fluvial (fig. 2). La
saisonalité existe donc dans la mesure où les débits maximum sont
enregistrés en hiver et l’étiage en été, mais des décalages importants
peuvent exister certaines années. Par ailleurs, la concentration des
éléments dans le panache girondin a aussi son importance en matière
de production primaire et de contamination ; nous avons donc calculé, pour chaque campagne, la concentration théorique correspondant à une salinité de 30 ; ceci permet d’examiner un autre type de
variation saisonnière (tab.).
Pour le cadmium, la variabilitè des flux est faible et non significative si on
tient compte de l’incertitude des mesures. Par contre, les concentrations
théoriques aux salinitès 0 et 30 varient d’un facteur 4,8 et 3,6 respectivement, montrant une forte dilution de cet èlément en pèriode de cme.
Les flux de cuivre s’accroissent d’un facteur 3 quand le débit fluvial
augmente. II existe cependant une dilution d’un facteur 2 des concentrations aux salinitès 1 ) et 3( ) en pèriode de crue.
Les flux de zinc subisscnt des variations peu significatives compte tenu
des incertitudes mesurées, tandis que les concentrations de cet élément
sont très légèrement supérieures en période d’ètiage. Les flux d’arsenic
s’accroissent d’un facteur 3 en période de cruc, traduisant les apports liés
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