au bruit de fond géologique. Cependant, les concentrations atteignent en
période d etiage des valeurs maximales.
Figure 2 - Variations des flux élémentaires en fonction du débit fluvial.
Les flux d’azote évoluent de manière quasi linéaire avec le débit fluvial
et l’amplitude de cette variation atteint un facteur 4. Les concentrations
théoriques de cet élément aux salinités 0 et 30 restent quasiment stables.
Les flux de phosphore s’accroissent d’un facteur 2 en période de cme, en
même temps que les concentrations diminuent sensiblement dans la
même proportion.
Tendances à long terme
Les flux actuels de cadmium peuvent ètre comparés à des données plus
anciennes. Pour les années 1984-1985 (Jouanneau et al., 1990), les flux
joumaliers de cadmium dissous atteignaient 57 kg.j 4 . La diminution de
la contamination est donc nette, même si les concentrations actuelles
dans l’estuaire interne et le panache restent excessives.
Pour l’arsenic, les flux mesurés ici sont comparables à ceux estimés par
Michel et al. (1998) pour des campagnes réalisées dans le même estuaire
en mai 1994 (439 kg.j
-1 ) et mai 1995 (166 kg.j
4 ), ce qui exclut en première
analyse une évolution à long terme de la contamination.
Pour le cuivre et le zinc, l’importance des variations saisonnières,
l’incertitude sur l’évaluarion des flux et la rareté des données antérieures
ne permettent pas la mise en évidence de tendances significatives à long
trme.
Pour le phosphore et l’azote dissous, si l’on compare aux données acquises dans le cadre du Réseau national d’observation de la qualité du
milieu mann (RNO, 1988), on peut noter un accroissement des flux de
40 à 60 % emiron.
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