mesurés (Michel et al., 1998). S’agissant d’une zone particulièrement
contaminée et proche d’un centre important de production ostréicole,
les tendances à long terme ont une grande importance, mais eiles restent
incertaines du fait de la méconnaissance des variations saisonnières.
L’objectif de notre étude est donc de préciser ces variations à court
terme pour les six éléments étudiés. Cinq campagnes océanographiques
réalisées sur une période annuelle ont permis de dégager une composante saisonnière dépendante de l’activité biologique et du régime hydraulique de l’estuaire. La connaissance des variations saisonnières permet ensuite l’examen des tendances à long terme.
Matériel et méthodes
La Gironde est un estuaire macrotidal situé au sud-est de la France
(flg. 1). II est alimenté par la Garonne et la Dordogne et draine les eaux
d’un bassin d’environ 80 000 kilomètres carrés. Le débit moyen annuel
est de 2,4 x 10
9 m
3 , et les temps de résidence des eaux estuariennes varient entre 20 et 80 jours selon les conditions hydrologiques. Dtrs des
cinq campagnes qui font l’objet de cette étude, les débits moyens d’eau
douce étaient (en m
3 .s
-1 ) : 1220 (4 février 1997), 407 (3 mai 1997), 402
(17 octobre 1997), 1530 (10 janvier 1998) et 830 (28 fèvrier 1998).
Figure 1 - Position des stations d’échantillonnage et des isohalines (10 janvier 1998).
Les échantillons ont été pompés à un mètre sous la surface, filtrés à
bord dans un laboratoire propre pour éviter toute contamination et
conditionnés pour analyse ultérieure des éléments traces. Le cadmium, le
cuivre et le zinc ont été mesurés par spectrométrie d’absorption atomique
dans un four graphite, après extraction liquide-liquide (Danielsson et aL,
1982). L’arsenic total a été mesuré par spectrométrie des hvdrures volatils
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