CoastGIS’99: geomatics and coastal environment
sous-classes qui leur sont liées par un procédé d'héritage. Une sousclasse reprend la structure de sa classe « mère » en y ajoutant des attributs et des traitements. Enfin, chaque objet possède une identité,
analogue à la clé primaire du modèle relationnel, sans pour autant que
cette identité soit liée à la structure des attributs ;
- le modèle relationnel étendu, directement issu du modèle relationnel,
y ajoute des fonctionnalités de type objet (Cattell, 1991). Il est ainsi
possible de créer des types de données abstraits qui lient la nature de
l’information aux traitements qui peuvent lui être appliqués en intègrant
un mècanisme d’encapsulation. À ces nouveaux types de donnèes sont
associèes de nouvelles requètes au sein du langage de gestion et d’interrogation de la base de données.
Des ètudes ont été consacrées aux avantages respectifs de ces deux
modèles (Duhl & Damon, 1988). Les bases de données objets ont des
structures plus proches du modèle de réalité et permettent donc une
meilleure représentation des entitès complexes; la notion d’héritage
permet la préservation de la qualitè sèmantique du schéma conceptuel
et l’encapsulation des objets facilite la mise à jour des bases de données.
Cependant, dans le cas d’un système de gestion intégrèe à vocation
généraliste, le modèle objet prèsente actuellement des inconvénients qui
interdisent pratiquement son utilisation : complexité et non-standardisation des structures de donnèes, ce qui limite considérablement
l'interopérabilité des bases d’information ; manipulation procédurale de
l’information, ce qui accroît énormément la complexité de l’analyse.
Le modèle relationnel étendu, bien qu’il garde les principaux défauts
du modèle relationnel, est donc actuellement la solution la plus fréquemment retenue pour garantir l'existence d’un schéma ouvert.
Abondance des données et pertinence de l’information
Au risque de sembler paradoxal, on peut affirmer qu’un SIG n’a pas
besoin de données, du moins pas directement. Il a besoin d’informations,
c'est-à-dire d’ensembles de données mises en forme, prétraitées et normalisées, renseignées et de qualitè connue. Cette distinction entre la
notion de donnée et celle d’information est essentielle car elle explique
les raisons pour lesquelles, en dépit de l'abondance toujours croissante
cles données concernant l’environnement côtier, il n’existe, en pratique,
que très peu d’inlormations réellement utilisables à des fins de gestion
(Furness, 199 4).
La production d’informations constitue en pratique la phase la plus
longue et la plus ingrate de la mise en œuvre d’un SIG. Lorsqu’on
applique un traitement, on admet implicitement que les informations
concernées par ce tnutement appartiennent à un ensemble comparable
du point de vue de leurs qualitès géométrique et sèmantique (Goodchild & Jeansoulin, 1998). Si tel n’est pas le cas, chaque traitement
provoque un accroissement progressif du « bruit de fond » des erreurs
cumulées jusqu'à ce que le bruit soit plus important que l’information
elle-mème, rendant alors le système inutilisable.
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sous-classes qui leur sont liées par un procédé d'héritage. Une sousclasse reprend la structure de sa classe « mère » en y ajoutant des attributs et des traitements. Enfin, chaque objet possède une identité,
analogue à la clé primaire du modèle relationnel, sans pour autant que
cette identité soit liée à la structure des attributs ;
- le modèle relationnel étendu, directement issu du modèle relationnel,
y ajoute des fonctionnalités de type objet (Cattell, 1991). Il est ainsi
possible de créer des types de données abstraits qui lient la nature de
l’information aux traitements qui peuvent lui être appliqués en intègrant
un mècanisme d’encapsulation. À ces nouveaux types de donnèes sont
associèes de nouvelles requètes au sein du langage de gestion et d’interrogation de la base de données.
Des ètudes ont été consacrées aux avantages respectifs de ces deux
modèles (Duhl & Damon, 1988). Les bases de données objets ont des
structures plus proches du modèle de réalité et permettent donc une
meilleure représentation des entitès complexes; la notion d’héritage
permet la préservation de la qualitè sèmantique du schéma conceptuel
et l’encapsulation des objets facilite la mise à jour des bases de données.
Cependant, dans le cas d’un système de gestion intégrèe à vocation
généraliste, le modèle objet prèsente actuellement des inconvénients qui
interdisent pratiquement son utilisation : complexité et non-standardisation des structures de donnèes, ce qui limite considérablement
l'interopérabilité des bases d’information ; manipulation procédurale de
l’information, ce qui accroît énormément la complexité de l’analyse.
Le modèle relationnel étendu, bien qu’il garde les principaux défauts
du modèle relationnel, est donc actuellement la solution la plus fréquemment retenue pour garantir l'existence d’un schéma ouvert.
Abondance des données et pertinence de l’information
Au risque de sembler paradoxal, on peut affirmer qu’un SIG n’a pas
besoin de données, du moins pas directement. Il a besoin d’informations,
c'est-à-dire d’ensembles de données mises en forme, prétraitées et normalisées, renseignées et de qualitè connue. Cette distinction entre la
notion de donnée et celle d’information est essentielle car elle explique
les raisons pour lesquelles, en dépit de l'abondance toujours croissante
cles données concernant l’environnement côtier, il n’existe, en pratique,
que très peu d’inlormations réellement utilisables à des fins de gestion
(Furness, 199 4).
La production d’informations constitue en pratique la phase la plus
longue et la plus ingrate de la mise en œuvre d’un SIG. Lorsqu’on
applique un traitement, on admet implicitement que les informations
concernées par ce tnutement appartiennent à un ensemble comparable
du point de vue de leurs qualitès géométrique et sèmantique (Goodchild & Jeansoulin, 1998). Si tel n’est pas le cas, chaque traitement
provoque un accroissement progressif du « bruit de fond » des erreurs
cumulées jusqu'à ce que le bruit soit plus important que l’information
elle-mème, rendant alors le système inutilisable.
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