CoastGIS’99: geomatics and coastal environment
vue adopté. Ces différentes perceptions conduisent à admettre la représentation multiple d’une même information, suivant l’échelle, le pas
de temps ou l’angle thématique considérés. Il est donc nécessaire de
représenter les objets sous différentes formes, liées principalement à
l’échelle d’analyse, en établissant un lien fonctionnel entre ces différentes
représentations.
En outre, pour des raisons pratiques liées à la mise en œuvre de modèles
dynamiques couplés, il faut utiliser des formes de représentation transitoires adaptées à l’analyse spécifique d’un système d’interactions sur
un espace donné. On sera donc amené à transposer temporairement des
informations de nature et de résolution diverses en les représentant
sous la forme de surfaces (polygones, maillages réguliers ou imbriqués,
tessélations) afin de répondre aux contraintes techniques de l’application de procédures d’analyse.
Au-delà de la recherche d’un mode de représentation unique de l’information, on envisagera plutôt les conditions d’interopérabilité entre
informations de nature et de forme différentes et l’intégration de ces
formalismes multiples à l’aide de schémas conceptuels adaptés.
Un schéma conceptuel ouvert
La mise en œuvre effective du système d’information dépend de la capacité du modèle de données à mettre en relation les entités définies par
le modèle de réalité précédemment décrit. La modélisation entitéassociation se traduit par la construction d’un schéma conceptuel décrivant les relations fonctionnelles entre les différentes entités. D’autres
modèles de données peuvent être utilisés pour décrire ces relations.
Dans le cas précis d’un SIG dédié à la gestion de l’environnement côtier
dont le schéma conceptuel est particulièrement complexe, il semble
préférable d’utiliser un modèle simple qui sépare la description logique
de la base d’information de sa structure physique.
Le modèle relationnel (Codd, 1 970) présente de grands avantages par
sa structure en tableaux, l’emploi d’opérateurs simples et intuitifs sans
développement de procédures complexes, et l’indépendance des applications vis-à-vis de l’implantation physique des données. Ce modèle
présente néanmoins certaines limites concernant la gestion des objets
complexes et/ou dynamiques et un problème de défaut d’impédance lié
à la représentation des relations par des tableaux.
Pour pallier ces défauts, deux autres modèles de données peuvent être
utilisés : le modèle orienté objet et le modèle relationnel étendu :
- le modèle orienté objet définit une nouvelle famille de système de gestion de base de données, les SGBD-OO (Gorman & Choobineh, 1991).
La structure de base utilisée pour le modèle d’entité-association est
l’objet, équivalent des tableaux du modèle relationnel. Un objet comprend à la fois l’information et les traitements qui peuvent lui être
appliqués, l’information n'étant accessible qu’au travers de ces traitements. C’est le procédé d’encapsulation du contenu d’un objet. Les objets
se regroupent en classes, chaque classe caractérisant une structure commune de représentation des attributs. Ces classes peuvent posséder des
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vue adopté. Ces différentes perceptions conduisent à admettre la représentation multiple d’une même information, suivant l’échelle, le pas
de temps ou l’angle thématique considérés. Il est donc nécessaire de
représenter les objets sous différentes formes, liées principalement à
l’échelle d’analyse, en établissant un lien fonctionnel entre ces différentes
représentations.
En outre, pour des raisons pratiques liées à la mise en œuvre de modèles
dynamiques couplés, il faut utiliser des formes de représentation transitoires adaptées à l’analyse spécifique d’un système d’interactions sur
un espace donné. On sera donc amené à transposer temporairement des
informations de nature et de résolution diverses en les représentant
sous la forme de surfaces (polygones, maillages réguliers ou imbriqués,
tessélations) afin de répondre aux contraintes techniques de l’application de procédures d’analyse.
Au-delà de la recherche d’un mode de représentation unique de l’information, on envisagera plutôt les conditions d’interopérabilité entre
informations de nature et de forme différentes et l’intégration de ces
formalismes multiples à l’aide de schémas conceptuels adaptés.
Un schéma conceptuel ouvert
La mise en œuvre effective du système d’information dépend de la capacité du modèle de données à mettre en relation les entités définies par
le modèle de réalité précédemment décrit. La modélisation entitéassociation se traduit par la construction d’un schéma conceptuel décrivant les relations fonctionnelles entre les différentes entités. D’autres
modèles de données peuvent être utilisés pour décrire ces relations.
Dans le cas précis d’un SIG dédié à la gestion de l’environnement côtier
dont le schéma conceptuel est particulièrement complexe, il semble
préférable d’utiliser un modèle simple qui sépare la description logique
de la base d’information de sa structure physique.
Le modèle relationnel (Codd, 1 970) présente de grands avantages par
sa structure en tableaux, l’emploi d’opérateurs simples et intuitifs sans
développement de procédures complexes, et l’indépendance des applications vis-à-vis de l’implantation physique des données. Ce modèle
présente néanmoins certaines limites concernant la gestion des objets
complexes et/ou dynamiques et un problème de défaut d’impédance lié
à la représentation des relations par des tableaux.
Pour pallier ces défauts, deux autres modèles de données peuvent être
utilisés : le modèle orienté objet et le modèle relationnel étendu :
- le modèle orienté objet définit une nouvelle famille de système de gestion de base de données, les SGBD-OO (Gorman & Choobineh, 1991).
La structure de base utilisée pour le modèle d’entité-association est
l’objet, équivalent des tableaux du modèle relationnel. Un objet comprend à la fois l’information et les traitements qui peuvent lui être
appliqués, l’information n'étant accessible qu’au travers de ces traitements. C’est le procédé d’encapsulation du contenu d’un objet. Les objets
se regroupent en classes, chaque classe caractérisant une structure commune de représentation des attributs. Ces classes peuvent posséder des
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