CoastGIS'99: geomatics and coastal environment
- description dynamique de l’utilisation du milieu par les sociétés
humaines, en relation avec l’appropriation des ressources renouvelables,
la compétition entre les différentes activités et les rejets côtiers des
sous-produits de l’activité anthropique.
L’objectif est de mesurer les conséquences indirectes d’une décision de
gestion afin d’en évaluer l’impact à moyen terme dans un cadre géographique élargi.
• Prévoir les tendances à long terme de l evolution impose la prise en
compte d’une approche prospective globale qui envisage à la fois la résultante des variations locales et régionales du système côtier, mais aussi
les changements climatiques et sociaux à long terme. Si l’on commence
à disposer de modèles décrivant l’évolution du climat, il est beaucoup
plus complexe d’envisager une modélisation à très long terme dans le
champ économique et social (Bousquet et al., 1996). La définition de scénarios, fondés sur des repères ou des objectifs de gestion, semble donc
être la voie la plus réaliste de l’approche des changements à long terme
de l’environnement côtier.
Comme on peut le constater, la définition d’un modèle de réalité pertinent pour la gestion intégrée des zones côtières prend en compte des
échelles spatiales variées et des durées allant du court au long termes,
en préservant un lien fonctionnel entre ces différentes èchelles spatiales
et temporelles et en adaptant le niveau de dètail et la précision des
informations selon le niveau d’analyse souhaité. Outre la complexité d’un
tel modèle, sa mise en œuvre repose sur le choix de formalismes communs pour la description des composantes naturelles et anthropiques.
La représentation de l’information
Le second aspect théorique de l’aide à la gestion intégrée des zones
côtières concerne le problème de la représentation de l’information.
On pourrait penser a priori que l’utilisation d’un SIG comme outil de
gestion et d’analyse impose l’emploi d’une forme de représentation
commune à l’ensemble des agents dynamiques afin de pouvoir décrire
leurs interactions. Dans cette perspective, l'une des solutions prônées au
début des années quatre-vingt-dix était le recours à la représentation
de l’information en mode maillé, la résolution variable de la maille
devant permettre de compenser les différences d’emprise spatiale des
objets à une échelle d’analyse donnée. Or, si l’on peut en partie s’affranchir
des problèmes de changement de résolution à l’intérieur d’un même
domaine scalaire par l’utilisation de maillages hiérarchiques imbriqués, l’ensemble des entités, des phénomènes ou des objets étudiés ne
peut véritablement être représenté sous la forme unique de surfaces
thématiques si l’on veut préserver la structure et la nature du modèle
de réalité.
Au-delà du simple refus d’une dégradation de la représentation par
l'emploi d’une représentation unique, il faut aussi envisager l’existence
de plusieurs perceptions du même modèle de réalité selon le point de
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- description dynamique de l’utilisation du milieu par les sociétés
humaines, en relation avec l’appropriation des ressources renouvelables,
la compétition entre les différentes activités et les rejets côtiers des
sous-produits de l’activité anthropique.
L’objectif est de mesurer les conséquences indirectes d’une décision de
gestion afin d’en évaluer l’impact à moyen terme dans un cadre géographique élargi.
• Prévoir les tendances à long terme de l evolution impose la prise en
compte d’une approche prospective globale qui envisage à la fois la résultante des variations locales et régionales du système côtier, mais aussi
les changements climatiques et sociaux à long terme. Si l’on commence
à disposer de modèles décrivant l’évolution du climat, il est beaucoup
plus complexe d’envisager une modélisation à très long terme dans le
champ économique et social (Bousquet et al., 1996). La définition de scénarios, fondés sur des repères ou des objectifs de gestion, semble donc
être la voie la plus réaliste de l’approche des changements à long terme
de l’environnement côtier.
Comme on peut le constater, la définition d’un modèle de réalité pertinent pour la gestion intégrée des zones côtières prend en compte des
échelles spatiales variées et des durées allant du court au long termes,
en préservant un lien fonctionnel entre ces différentes èchelles spatiales
et temporelles et en adaptant le niveau de dètail et la précision des
informations selon le niveau d’analyse souhaité. Outre la complexité d’un
tel modèle, sa mise en œuvre repose sur le choix de formalismes communs pour la description des composantes naturelles et anthropiques.
La représentation de l’information
Le second aspect théorique de l’aide à la gestion intégrée des zones
côtières concerne le problème de la représentation de l’information.
On pourrait penser a priori que l’utilisation d’un SIG comme outil de
gestion et d’analyse impose l’emploi d’une forme de représentation
commune à l’ensemble des agents dynamiques afin de pouvoir décrire
leurs interactions. Dans cette perspective, l'une des solutions prônées au
début des années quatre-vingt-dix était le recours à la représentation
de l’information en mode maillé, la résolution variable de la maille
devant permettre de compenser les différences d’emprise spatiale des
objets à une échelle d’analyse donnée. Or, si l’on peut en partie s’affranchir
des problèmes de changement de résolution à l’intérieur d’un même
domaine scalaire par l’utilisation de maillages hiérarchiques imbriqués, l’ensemble des entités, des phénomènes ou des objets étudiés ne
peut véritablement être représenté sous la forme unique de surfaces
thématiques si l’on veut préserver la structure et la nature du modèle
de réalité.
Au-delà du simple refus d’une dégradation de la représentation par
l'emploi d’une représentation unique, il faut aussi envisager l’existence
de plusieurs perceptions du même modèle de réalité selon le point de
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