lien direct entre les concentrations de polyamines
et le développement de ce d inoflagellé pou vai t
être démontré, il pourrait fournir une certa ine
explication causale à ces efflorescences.
Facteurs de régulation
du développement
Un potentiel de croi ssance important ponctuellement n'est pas suffisant pour entraîner le développement d' une « marée rouge ». Ceci est d' autant
plus vrai que le taux moyen de croi ssance reste
faible (0,4div. jour -
1
) par rapport à des concurrents
possibles. Pour parvenir à une dominance locale
et temporaire, C. cf. nagasakiense doit bénéficier
d' une assoc iation de facteurs offrant certains
avantages sur les concurrents. Une bonne compréhensio n de ces importants processus est la
condition sine qua non de toute tentative de
modélisation. Sur la base des résultats présentés
plus haut, il ne semble pas que le substrat d'azote
soit un facteur limitant pour les populations aux
densités observées in situ . Différents process us
clés ont donc été étudiés, tels que l'allélopathie,
le contrôle du broutage, le comportement. Les
facteurs naturels de mortalité ont également fait
l' objet d' une étude préliminaire.
Allélopathie
L'allélopathie a été démontrée in vitro (Gentien
et Arzu l, 1990), le milieu de croissance de C. cf.
nagasakiense s'est avéré contenir certains produits inh ibant la croissance d' autres phytoplanctontes (principalement des diatomées). Ceci a été
. .. ....
... ,.·
.·
Figure 2- Bio-essai sur Chaetoceros gracile témoin (pointillés)
vs. échantillon (trait plein).
Gymnodinium cf. nagasakiense
démontré à l'aide d' une technique originale permettant de produire des témoins réels. Les composés actifs ont été éliminés du milieu par adsorption spécifique sur cartouches Florisil (fig. 2). À
notre connaissance, il s'agit de l' un des rares cas
documentés d' allélopathie parce qu' utilisant des
témoins adéquats.
L' effet de l' all élopath ie n' aura it aucun impact
réel sur le développement du bloom si, pour être
efficace, il nécessita it de fortes densités cellulaires. Sur le fro nt d'Ouessant, des échantillons
fraîchement prélevés ont été étudiés à bord pour
déterminer les capacités allélopathiques (Arzul et
al., 1993). L' effet a été démontré sur le terrain
avec un effet significatif (fig. 3) à une densité supérieure à 2. 10 4 cellules. 1 · 1 , dans des conditions où
l' on a détecté la densité ce llul aire maxim ale,
c'est-à-dire à de fa ibles niveaux d' écla irement
(5 % de rayonnement incident).
Cet effet pourrait jouer un rôle dans le déclen -
chement de l'efflorescence, pui sque la densité
cellulaire minimale nécessaire à un effet répressif
est de deu x ordres de grandeur inféri eure au
niveau du bloom.
Il semble d' après les expériences in vitro que des
conditions de faible écla irement conduisent à une
allélopathie plus puissante. Ce processus pourrait
donc aider le dinoflagellé à maintenir le niveau de
sa popul ation lorsque les conditions de c roissance ne sont pas optimales. Cet effet est directement corrélé au x concentrations intracellul aires
d' un acide gras peu courant : l'acide a/1-cis octadécapentaénoïque (Parrish et al., 1993).
45 ,--------------------------------.
40
l35
!l30
li
.s 25
:
.; 20
a:
1 ::
0 ~------~------4--------r------~
1000
10000
100000
Log(Cell Number)
1000000
10000000
Figure 3 - Réduction du taux de croissance de Chaetoceros
gracile par le milieu ayant contenu du G. cf. nagasakiense.
77
et le développement de ce d inoflagellé pou vai t
être démontré, il pourrait fournir une certa ine
explication causale à ces efflorescences.
Facteurs de régulation
du développement
Un potentiel de croi ssance important ponctuellement n'est pas suffisant pour entraîner le développement d' une « marée rouge ». Ceci est d' autant
plus vrai que le taux moyen de croi ssance reste
faible (0,4div. jour -
1
) par rapport à des concurrents
possibles. Pour parvenir à une dominance locale
et temporaire, C. cf. nagasakiense doit bénéficier
d' une assoc iation de facteurs offrant certains
avantages sur les concurrents. Une bonne compréhensio n de ces importants processus est la
condition sine qua non de toute tentative de
modélisation. Sur la base des résultats présentés
plus haut, il ne semble pas que le substrat d'azote
soit un facteur limitant pour les populations aux
densités observées in situ . Différents process us
clés ont donc été étudiés, tels que l'allélopathie,
le contrôle du broutage, le comportement. Les
facteurs naturels de mortalité ont également fait
l' objet d' une étude préliminaire.
Allélopathie
L'allélopathie a été démontrée in vitro (Gentien
et Arzu l, 1990), le milieu de croissance de C. cf.
nagasakiense s'est avéré contenir certains produits inh ibant la croissance d' autres phytoplanctontes (principalement des diatomées). Ceci a été
. .. ....
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Figure 2- Bio-essai sur Chaetoceros gracile témoin (pointillés)
vs. échantillon (trait plein).
Gymnodinium cf. nagasakiense
démontré à l'aide d' une technique originale permettant de produire des témoins réels. Les composés actifs ont été éliminés du milieu par adsorption spécifique sur cartouches Florisil (fig. 2). À
notre connaissance, il s'agit de l' un des rares cas
documentés d' allélopathie parce qu' utilisant des
témoins adéquats.
L' effet de l' all élopath ie n' aura it aucun impact
réel sur le développement du bloom si, pour être
efficace, il nécessita it de fortes densités cellulaires. Sur le fro nt d'Ouessant, des échantillons
fraîchement prélevés ont été étudiés à bord pour
déterminer les capacités allélopathiques (Arzul et
al., 1993). L' effet a été démontré sur le terrain
avec un effet significatif (fig. 3) à une densité supérieure à 2. 10 4 cellules. 1 · 1 , dans des conditions où
l' on a détecté la densité ce llul aire maxim ale,
c'est-à-dire à de fa ibles niveaux d' écla irement
(5 % de rayonnement incident).
Cet effet pourrait jouer un rôle dans le déclen -
chement de l'efflorescence, pui sque la densité
cellulaire minimale nécessaire à un effet répressif
est de deu x ordres de grandeur inféri eure au
niveau du bloom.
Il semble d' après les expériences in vitro que des
conditions de faible écla irement conduisent à une
allélopathie plus puissante. Ce processus pourrait
donc aider le dinoflagellé à maintenir le niveau de
sa popul ation lorsque les conditions de c roissance ne sont pas optimales. Cet effet est directement corrélé au x concentrations intracellul aires
d' un acide gras peu courant : l'acide a/1-cis octadécapentaénoïque (Parrish et al., 1993).
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Log(Cell Number)
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Figure 3 - Réduction du taux de croissance de Chaetoceros
gracile par le milieu ayant contenu du G. cf. nagasakiense.
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