70
Eft1orescences toxiques des eaux côtières françaises : écolosie, écophysiolosie, toxicolosie
2
4
6
8
10 3
0
0 ~~~ . --~-+--~~
.c ...
Q.
4> 3
c
1
0---------........... ~:::
11' ••• • ••••
..
,•
•'
a::~
'n
5
7
0.1
0.2
0.3
0
0
10
~mO-NIQ. h)
/ 1
301
20
-+- inorganic N
Log10(G. aureolum)
·+· NH4 uptake
-o- N03 uptake
__ NH4 regeneration
--0-· PON
Figure 1 - Profils verticaux dans la zone stratifiée d'Ouessant.
l' azote ammoniacal (plus de 90 %). Les taux de
régénération étaient intenses à la densité maximale du dinoflagellé (su périeur à 0,2 11mole NNH4.1·1.h-1) (fig. 1 ). Les ciliés et les nanoflagellés
étaient rela tivement abondants : 60 000 cellules. 1·1 et 600 000 cellules.1· 1 respectivement.
Des mesures effectuées sur différentes classes de
taille démontrent que le NH 4 est produit principalement par des protozoaires.
Ce recyclage intense de l'azote est entretenu par
un stock important de matières détritiques accumulées à la pycnocline, dont l' origine n' est pas
claire : elles pourraient proven ir d' une sédimentation de diatomées produites dans la zone frontale (dans le cas du front d'Ouessant) ou bien
accumulées de l'extérieur (pour la baie de Douarnenez). Il est évident par conséquent que G. cf.
nagasakiense peut atteindre un développement
important dan s des eaux où le stock apparent
d' azote inorganique est très fa ible. Ces résultats
sont présentés dans deux publications (Le Corre et
al., 1992 ; Le Corre et al., 1993).
Lorsque le bloom est devenu visible sous forme de
traces brunes à la surface, les taux de croissance
évalués par incorporation de
14
C dans la chlorophylle étaient proches de zéro : cette situation
correspondait au stade final de l'événement.
Étant donné les taux élevés de régénération (Le
Corre et I' Helguen, 1993) et le fait que la biomasse produite sur l'ensemble de la couche
mélangée reste faible en comparaison avec le
40
50
bloom de printemps généralement non toxique, il
semble que le substrat d' azote inorganique ne soit
pas limitant. Dans les situations observées, il n'est
pas nécessaire d' invoquer ni une diffusion vertica le de nitrate remontant en dessous de la pycnocline ni une migration verticale des cell ules.
Le rôle des polyamines dans la division cellulaire
de G. cf. nagasakiense a été abordé parC. Videau.
La synthèse de ces composés est étroitement liée
à la synthèse de l'ADN. Une méthode d'analyse
des polyamines dans l' eau de mer a été publiée
(Can n-Moisan et al., 1994). L'ornithine (pr~cu rseur de putresci ne) augmente dans les populations sénescentes de diatomées . Les diatomées
étaient sénescentes dans la couche supérieure
mélangée et tenda ient à s'accumuler sur la pycnocline où se produit l'activité bactérienne e-t où
les plus fortes densités de G. cf. nagasakiense ont
été trouvées. Les concentrations de putresc ine
dans ces couches (0, 1 IJM) étaient de l'ordre de
celles évaluées in vitro comme optimales pour
une augmentation du taux de croissance de 30 %
de G. cf. nagasakiense.
Ces premières observations, si elles sont confirmées permettraient d' établir un lien entre l'intensité des proliférations de G. cf. nagasakiense et
l' intensité du bloom de printemps. Cette étude a
été réalisée dans une zone où les apports côtiers
sont très limités, mais ce type d'efflorescence survient dans des zones plus côtières. Les polyamines
pourraient provenir de n' importe quelle source de
matière organique dissoute, telle que des algues,
des apports telluriques ou anthropogènes. S un
Eft1orescences toxiques des eaux côtières françaises : écolosie, écophysiolosie, toxicolosie
2
4
6
8
10 3
0
0 ~~~ . --~-+--~~
.c ...
Q.
4> 3
c
1
0---------........... ~:::
11' ••• • ••••
..
,•
•'
a::~
'n
5
7
0.1
0.2
0.3
0
0
10
~mO-NIQ. h)
/ 1
301
20
-+- inorganic N
Log10(G. aureolum)
·+· NH4 uptake
-o- N03 uptake
__ NH4 regeneration
--0-· PON
Figure 1 - Profils verticaux dans la zone stratifiée d'Ouessant.
l' azote ammoniacal (plus de 90 %). Les taux de
régénération étaient intenses à la densité maximale du dinoflagellé (su périeur à 0,2 11mole NNH4.1·1.h-1) (fig. 1 ). Les ciliés et les nanoflagellés
étaient rela tivement abondants : 60 000 cellules. 1·1 et 600 000 cellules.1· 1 respectivement.
Des mesures effectuées sur différentes classes de
taille démontrent que le NH 4 est produit principalement par des protozoaires.
Ce recyclage intense de l'azote est entretenu par
un stock important de matières détritiques accumulées à la pycnocline, dont l' origine n' est pas
claire : elles pourraient proven ir d' une sédimentation de diatomées produites dans la zone frontale (dans le cas du front d'Ouessant) ou bien
accumulées de l'extérieur (pour la baie de Douarnenez). Il est évident par conséquent que G. cf.
nagasakiense peut atteindre un développement
important dan s des eaux où le stock apparent
d' azote inorganique est très fa ible. Ces résultats
sont présentés dans deux publications (Le Corre et
al., 1992 ; Le Corre et al., 1993).
Lorsque le bloom est devenu visible sous forme de
traces brunes à la surface, les taux de croissance
évalués par incorporation de
14
C dans la chlorophylle étaient proches de zéro : cette situation
correspondait au stade final de l'événement.
Étant donné les taux élevés de régénération (Le
Corre et I' Helguen, 1993) et le fait que la biomasse produite sur l'ensemble de la couche
mélangée reste faible en comparaison avec le
40
50
bloom de printemps généralement non toxique, il
semble que le substrat d' azote inorganique ne soit
pas limitant. Dans les situations observées, il n'est
pas nécessaire d' invoquer ni une diffusion vertica le de nitrate remontant en dessous de la pycnocline ni une migration verticale des cell ules.
Le rôle des polyamines dans la division cellulaire
de G. cf. nagasakiense a été abordé parC. Videau.
La synthèse de ces composés est étroitement liée
à la synthèse de l'ADN. Une méthode d'analyse
des polyamines dans l' eau de mer a été publiée
(Can n-Moisan et al., 1994). L'ornithine (pr~cu rseur de putresci ne) augmente dans les populations sénescentes de diatomées . Les diatomées
étaient sénescentes dans la couche supérieure
mélangée et tenda ient à s'accumuler sur la pycnocline où se produit l'activité bactérienne e-t où
les plus fortes densités de G. cf. nagasakiense ont
été trouvées. Les concentrations de putresc ine
dans ces couches (0, 1 IJM) étaient de l'ordre de
celles évaluées in vitro comme optimales pour
une augmentation du taux de croissance de 30 %
de G. cf. nagasakiense.
Ces premières observations, si elles sont confirmées permettraient d' établir un lien entre l'intensité des proliférations de G. cf. nagasakiense et
l' intensité du bloom de printemps. Cette étude a
été réalisée dans une zone où les apports côtiers
sont très limités, mais ce type d'efflorescence survient dans des zones plus côtières. Les polyamines
pourraient provenir de n' importe quelle source de
matière organique dissoute, telle que des algues,
des apports telluriques ou anthropogènes. S un
