valeur de Id calculé selon l'équation de M cDuff
& Chisholm variait proportionnellement au temps
de génération t 8 . Par conséquent, cette méthode
ne peut être appliquée directement sur le terrain
pour cette espèce.
Des souches isolées dans différentes masses d' eau
(rade de Brest, Plymouth, front d' Ouessant) ont
été comparées à une souche isolée dans le port de
Plymouth. Elles présentaient des taux maximum
de croissance de l'ordre de 0,4 div.j · 1 à 20 °C et
100 IJE. m · 2 .s- 1 . La souche provenant du front
d'Ouessant pouvait croître à une température plus
basse (1 0 °C) mais requerrait des niveaux de
lumière plus forts que les souches côtières. Ces
différences pourraient refléter une adaptation
locale de la souche côtière.
Études du développement in situ
En juillet et août 1990, des études sur l'évolution
des populations de C. cf. nagasakiense ont été réalisées sur les côtes de Bretagne occidentale (cf. carte) à proximité de deux fronts hydrodynamiques.
Au début du bloom, les populations sont localisées
dans la pycnocline (entre 15 et 30 m), à de faibles
niveaux de lumière (5 à 8 % du rayonnement incident). Cette distribution ne provenait pas d' une
migration verticale active nycthémérale.
Vers la fin de l'efflorescence, les popu lations se
rapprochent de la surface. Les densités maximales
Stratlfled
water
column
•
,
,
Gymnodinium d. nagasakiense
de G. cf. nagasakiense étaient associées (Arzul et
al., 1993) à une importante réduction des autres
espèces (cet élément sera développé plus loin). Le
développement de G. cf. nagasakiense a été étudié in situ sur le front d 'Ouessant. Au large du
front, la colonne d'eau est stratifiée (5 à 6 oc de
différence). Des expériences ont été réa lisées dans
cette zone en début de bloom. La valeur max imale en chlorophylle se situait dans la pycnocline
et se composait principalement de C. cf. nagasakiense (5.1 0 4 cellules. 1- 1 ) . À ce niveau, l' assimilation de N03 représenta it 60 % de l'assimilation
totale d'azote, quand le nitrate est encore présent
en fortes concentrations (1 1Jmole.1 - 1 ) .
Ceci indique que l' efflorescence, dans ces stades
précoces, dépend de l' utilisation du nitrate apporté par le transfert vertical et de l'ammonium produ i t par régénération de la matière organique
issue de la couche supérieure mélangée. Les taux
de régénération de l' ammonium sont très importants et atteignent 0,015 1Jmole.1· 1 .h- 1 aux plus
fortes densités de G. cf. nagasakiense.
Deux semaines plus tard, lorsque la popu lation a
atteint son maximum (environ 2.10
6 cellules. 11
),
juste au-dessus de la pycnocline, des sursaturations en oxygène (125 % ) y étaient associées. La
population était donc activement photosynthétisante. À ce stade, G. cf. nagasakiense, à sa densité maximale, présentait un taux d' assimilation
d' azote inorganique élevé (supérieur à 0,2 IJmole
N .1 ·
1 .h1
). L' azote utilisé étant en grande partie de
4°W
English
Channel
Position moyenne sur le Front d'Ouessant
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