(1993) ont auss i été enregistrées pendant cette
période (fin jui ll et) de stratifi cat ion nette de la
colon ne d'eau et de forte th ermoclin e. Des
concentrations de D. norvegica suffisamment
denses (500 x 1 D' celiules.l -t) pou r décolorer l'eau
à une profondeur de concentrat ion cellul aire
maximale (10 ml, détectées par Subba Rao et al.
(1993 ), se sont également formées en fin juillet et
début août au niveau de la pycnocline dans le bassin de Bedford, en Nouvelle Écosse.
D' autre part, (arpenter et al. (1995) qui pendant
troi s ans ont étudié en fi n juin et en début aoOt la
distribution verticale d' un assemb lage phytoplanctonique au cen tre de la mer Baltique, rapportent que D. norvegica en était l'espèce dominante et qu ' ell e se lim ita it principalement à la
thermocl i ne lors des pics de co ncentratio n à
145 x 10 3 celiules.l -t. Tous ces résultats semblent
donc prouver qu ' une thermocline importante et
une strat ification stable de la colon ne d'eau sont
les prin cipau x facteurs environnementaux
déclenchant une augmentation de la concentration cel lul ai re dans la majorité des populations de
Dinophysis spp. Des résultats similaires obten us
par Jones et Gowen (1990), Bjornsen et Nielsen
(1991 ), et Negri et al. (1992) sur d' autres dinoflagellés confortent cette conclusion.
En revanche, une concentration cell ul aire maximale de D. acuta (14 x 10' celiules .l -t) a été
détectée en début octobre dans la ri a de Ponteved ra, alors que la co lonne d'eau était bien
mélangée (Reguera et al., 1993).Toute général isation à l'ensemble du genre Dinophysis serait donc
prématurée pour l' instant. Des rec herches complémentaires sur des séries temporelles sont clairement nécessaires avant de pou voir con firmer ou
infi rmer la priorité hypothétiquement accordée à
l'absence de turbulence, la stratifi ca tion et à la
stabi lité.
Nutriments
Delmas et al. (1992) n'ont trou vé aucune relation
en tre la croissa nce de Dinoph ysis spp. et la disponibi lité de nutriments minéraux dissous ; il s en
ont conclu que les apports fluviaux en nutrimen ts
d'origine agri cole ou domestique ne favo risaient
pas la croissa nce des populations de Dinophysis
spp. dans les eaux côtières. De même, les pics de
concentration cellulaire de D. cf. acuminata enregistrés par Reguera et al. (1993) dans la ria de PonDinophysis 5pf).
tevedra sont survenus pendant une périod e de
fa ible apport nutritif «2 ~m N-NO,). Le fait
qu ' au c un e re lation n' ait été mise en évidence
entre la biomasse de Dinoph ysis spp . et la
concentration en nutriments est en contradiction
avec l' hypothèse antérieure sur les besoins nutritionnels de Dinophysis spp . (Menesguen et al.,
1990). Par ai ll eurs, dans le panache de la Seine,
des pics de concentration cellulaire de Dinophysis cf. acuminata ont été observés parall èlement à
des augmentations des teneurs en nitrate (Lassus
et al. , 1991 ).
L'absence de connaissances précises issues des
laboratoires sur le mode de nutrition de Dinophysis spp. laisse les scientifiques de terrain sans
indication véritable sur les variables sur lesq uell es
il conviendrait de se concentrer. Les analyses réa -
lisées jusqu' ici dans le cadre des recherches sur
Dinophysis ont été cell es util isées pour le phytoplancton autot rophe. Quelq ues observations
récentes conduisent à penser qu' il faudra certainement révise r l'approche de ce prob lème.
Ainsi , D . Delmas, A. Herb land et S. Maestrini
(données non publiées) ont observé une diminution réc iproq ue de la concentration des cellu les
bactériennes pa rallèlement à une augmentation
de la concentration de D. acuminata, D. acuta,
D. ratundata et D. sacculus. De même, en mer
Tyrrhénienne, Giacobbe et al. (1995) ont observé
que le déclin d' un bloom de D. sacculus coïn cidait avec une forte décroissance de la concentration des cya nobactéri es synéc hoccoïdes.
Enfin, dans le golfe de Riga, mer Baltique, Balode
et Purina (1996) ont observé un autre type de relation entre Dinophysis spp. et cyanobactéries. Fin
juillet 1993, en surface, s'est développé un bloom
intense de cyanobactéries (Aphanizomenon flosaquae et Nodularia spumigena) ; D. acuminata
était présent à raison de 5 x 10' cellules.l - t , représentant 1 % de la biomasse phytoplanctonique
totale. Une semaine plus tard, la concentration de
D. acuminata s'était accrue jusqu'à 67 x ID' cellules.l - t , représentant 28 % du phytoplancton, tandis que le nombre des cyanobactéries diminuait
grandement. Aucune relati on trophique directe
n'est envisageable entre D. acuminata et les cyanobactéries filamenteuses A. flos-aquae et Nodularia spumigena. Néanmoi ns, il est possible de
penser que des substances 1 ibérées par ces cyanobactéries aient été le support de la croissance du
35
période (fin jui ll et) de stratifi cat ion nette de la
colon ne d'eau et de forte th ermoclin e. Des
concentrations de D. norvegica suffisamment
denses (500 x 1 D' celiules.l -t) pou r décolorer l'eau
à une profondeur de concentrat ion cellul aire
maximale (10 ml, détectées par Subba Rao et al.
(1993 ), se sont également formées en fin juillet et
début août au niveau de la pycnocline dans le bassin de Bedford, en Nouvelle Écosse.
D' autre part, (arpenter et al. (1995) qui pendant
troi s ans ont étudié en fi n juin et en début aoOt la
distribution verticale d' un assemb lage phytoplanctonique au cen tre de la mer Baltique, rapportent que D. norvegica en était l'espèce dominante et qu ' ell e se lim ita it principalement à la
thermocl i ne lors des pics de co ncentratio n à
145 x 10 3 celiules.l -t. Tous ces résultats semblent
donc prouver qu ' une thermocline importante et
une strat ification stable de la colon ne d'eau sont
les prin cipau x facteurs environnementaux
déclenchant une augmentation de la concentration cel lul ai re dans la majorité des populations de
Dinophysis spp. Des résultats similaires obten us
par Jones et Gowen (1990), Bjornsen et Nielsen
(1991 ), et Negri et al. (1992) sur d' autres dinoflagellés confortent cette conclusion.
En revanche, une concentration cell ul aire maximale de D. acuta (14 x 10' celiules .l -t) a été
détectée en début octobre dans la ri a de Ponteved ra, alors que la co lonne d'eau était bien
mélangée (Reguera et al., 1993).Toute général isation à l'ensemble du genre Dinophysis serait donc
prématurée pour l' instant. Des rec herches complémentaires sur des séries temporelles sont clairement nécessaires avant de pou voir con firmer ou
infi rmer la priorité hypothétiquement accordée à
l'absence de turbulence, la stratifi ca tion et à la
stabi lité.
Nutriments
Delmas et al. (1992) n'ont trou vé aucune relation
en tre la croissa nce de Dinoph ysis spp. et la disponibi lité de nutriments minéraux dissous ; il s en
ont conclu que les apports fluviaux en nutrimen ts
d'origine agri cole ou domestique ne favo risaient
pas la croissa nce des populations de Dinophysis
spp. dans les eaux côtières. De même, les pics de
concentration cellulaire de D. cf. acuminata enregistrés par Reguera et al. (1993) dans la ria de PonDinophysis 5pf).
tevedra sont survenus pendant une périod e de
fa ible apport nutritif «2 ~m N-NO,). Le fait
qu ' au c un e re lation n' ait été mise en évidence
entre la biomasse de Dinoph ysis spp . et la
concentration en nutriments est en contradiction
avec l' hypothèse antérieure sur les besoins nutritionnels de Dinophysis spp . (Menesguen et al.,
1990). Par ai ll eurs, dans le panache de la Seine,
des pics de concentration cellulaire de Dinophysis cf. acuminata ont été observés parall èlement à
des augmentations des teneurs en nitrate (Lassus
et al. , 1991 ).
L'absence de connaissances précises issues des
laboratoires sur le mode de nutrition de Dinophysis spp. laisse les scientifiques de terrain sans
indication véritable sur les variables sur lesq uell es
il conviendrait de se concentrer. Les analyses réa -
lisées jusqu' ici dans le cadre des recherches sur
Dinophysis ont été cell es util isées pour le phytoplancton autot rophe. Quelq ues observations
récentes conduisent à penser qu' il faudra certainement révise r l'approche de ce prob lème.
Ainsi , D . Delmas, A. Herb land et S. Maestrini
(données non publiées) ont observé une diminution réc iproq ue de la concentration des cellu les
bactériennes pa rallèlement à une augmentation
de la concentration de D. acuminata, D. acuta,
D. ratundata et D. sacculus. De même, en mer
Tyrrhénienne, Giacobbe et al. (1995) ont observé
que le déclin d' un bloom de D. sacculus coïn cidait avec une forte décroissance de la concentration des cya nobactéri es synéc hoccoïdes.
Enfin, dans le golfe de Riga, mer Baltique, Balode
et Purina (1996) ont observé un autre type de relation entre Dinophysis spp. et cyanobactéries. Fin
juillet 1993, en surface, s'est développé un bloom
intense de cyanobactéries (Aphanizomenon flosaquae et Nodularia spumigena) ; D. acuminata
était présent à raison de 5 x 10' cellules.l - t , représentant 1 % de la biomasse phytoplanctonique
totale. Une semaine plus tard, la concentration de
D. acuminata s'était accrue jusqu'à 67 x ID' cellules.l - t , représentant 28 % du phytoplancton, tandis que le nombre des cyanobactéries diminuait
grandement. Aucune relati on trophique directe
n'est envisageable entre D. acuminata et les cyanobactéries filamenteuses A. flos-aquae et Nodularia spumigena. Néanmoi ns, il est possible de
penser que des substances 1 ibérées par ces cyanobactéries aient été le support de la croissance du
35
