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f({/orescences to)(iques des eau)( côtières Îrançaises :écologie, écophysiologie, to)(icologie
Toutefoi s, à d'autres moments de cette expérience
de 30 jours, le taux de croissance réel était considérablement inférieur: 0,2 j · 1 (= 0,29 div.j - 1 ). De
même, à partir de changements de la concentration cellulaire dans un assemblage naturel de la
côte atlantique française, Del mas et al. (1993) ont
calculé un taux de croi ssance maximum apparent
in situ de 0,25 division.j ·
1 chez une population de
Oinophysis dominée par O. acuminata, O. rotundata et O. sacculus.
Par ailleurs, à parti r d'estimations réal isées en été
à l'a ide de la méthode du cycle cell ulaire, Chang
et (arpenter (199 1) rapportent un taux de croissance in situ de 0,67 j· 1 (= 0,97 div.j- 1 ), c hez O.
acuminata, à Long Island Sound. À l' inverse, (arpenter et al. (1995) n'ont observé, également en
été, aucune croissance chez O. norvegica provenant de la mer Baltique.
À parti r des valeurs du taux d'absorption du carbone (méthode au 14 C) rapportées à la teneur en
carbone organique particulaire (COP) (analyseur
CH N) obtenu es à la même époq ue avec une
popul ation dominée par O. cf. acuminata, Berland et al. (1994) ont calculé un taux de d ivis ion
spécifique de 0,37 d iv.j- 1. Granéli et al . (1995)
ont éga lement inc ubé en présence de 14 C une
communauté naturelle exempte des pri nc ipaux
brouteurs et ont calculé le temps de génération
comme correspondant au temps nécessaire pour
absorber la même quantité d' atomes de carbone
que la teneur moyenne en carbone parti culai re
des cellu les évaluée à partir de leu r volum e . La
grandeur correspondante, c'est-à-dire le taux de
division, a ainsi été évaluée à 0,52- 0,45 div.j · 1
chez O. acuminata, 0,36 - 0,45 div.j · 1 chez O.
acuta, et 0,5 - 0,38 div.j-1 chez O. norvegica.
L'écart entre les valeurs relati ves à une même
espèce pourrait découler de différences de conditions de c roissance, mais pourrait également avoir
été infl uencé par les différe nts protocoles de
mesure. En effet, certai nes va leurs du taux de
croissance net pourraient avoir été rédu ites par le
broutage, alors que d'autres méthodes ont éliminé cet effet. Globalement, les quelques données
existant actuellement restent toutes hypothétiques
et, donc, susceptibles de controverse. Une croissance en cond itions optimales et l'absence de
pertes constituant les conditions exigées d'un calcu l précis du taux spécifique de croissance, l'obtention d' une culture permanente reste une préoccupation majeure des recherches concernant
les Oinophysis spp.
Nutrition autotrophe :hypothèses
fondées sur la présence de pigments
photosynthétiques et l'ultrastructure
Plusieurs espèces de Oinophysis présentent une
stru cture de cellule photosynthétique ; elles possèdent des pigments chlorophylliens. Dès 1928,
Kofoi d et Skogsberg (fide Hal legraeff et Lucas,
1988) ont décrit les chloroplastes de Dinophysis
spp. comme étant généralement bacilliformes ou
granulaires, de couleur brun jaune ou bru n rougeâtre, suggérant ainsi un éventail complexe de
contenus pigmentaires. Malgré le nombre réduit
de trava ux publiés, la structure cell ul aire et la
fl uorescence in vivo de plusieurs espèces suggèrent la présence de phycobilines. Lessard et Swift
(1986) ont, les premiers, observé une fluo rescence rouge vif ou orange jaunâtre chez O. acuta et
O. fortii et suggéré une origine liée à la présence
de symbiontes de type cyanobactérien. Schnepf et
Elbrachter (1988) ont établ i une liste de 14
espèces présentant une fluorescence prima ire
orangée sur 30 espèces de Oinophysis étud iées.
Par ailleurs, Geider et Gunter (1989) observent
une intense émission fluorescente à 580 nm chez
O. norvegica qui indiquera it la présence de phycoérythrine que ces auteurs présument être due à
la p résence d'un endosymbionte.
Ultrastructure
Hallegraeff et Lucas (1988) ont mo ntré que les
chloroplastes de O. fortii sont souvent disposés en
grappes serrées (chromatosphères) localisées dans
la partie centrale des cell ules. Les cellules de O.
acuminata, comme celles de O. acuta et O. fortii
étudiées par Hallegraeff et Lucas (1988), Schnepf
et Elbrachter (1988) et Lucas et Vesk (1990) présentaient de gros chloroplastes avec deux fa isceaux de thylakoïdes et deux membranes dans
l' enveloppe chloroplastique; deux traits inhabituels c hez les d inoflagellés. Il s ont éga lement
observé un pyrénoïde en position terminale et des
th ylakoïdes couplés avec une lu m ière à forte
concentration d'électrons dans les chloroplastes,
suggérant la présence de pigments phycobiliques
(Gantt et al., 197 1 ).
f({/orescences to)(iques des eau)( côtières Îrançaises :écologie, écophysiologie, to)(icologie
Toutefoi s, à d'autres moments de cette expérience
de 30 jours, le taux de croissance réel était considérablement inférieur: 0,2 j · 1 (= 0,29 div.j - 1 ). De
même, à partir de changements de la concentration cellulaire dans un assemblage naturel de la
côte atlantique française, Del mas et al. (1993) ont
calculé un taux de croi ssance maximum apparent
in situ de 0,25 division.j ·
1 chez une population de
Oinophysis dominée par O. acuminata, O. rotundata et O. sacculus.
Par ailleurs, à parti r d'estimations réal isées en été
à l'a ide de la méthode du cycle cell ulaire, Chang
et (arpenter (199 1) rapportent un taux de croissance in situ de 0,67 j· 1 (= 0,97 div.j- 1 ), c hez O.
acuminata, à Long Island Sound. À l' inverse, (arpenter et al. (1995) n'ont observé, également en
été, aucune croissance chez O. norvegica provenant de la mer Baltique.
À parti r des valeurs du taux d'absorption du carbone (méthode au 14 C) rapportées à la teneur en
carbone organique particulaire (COP) (analyseur
CH N) obtenu es à la même époq ue avec une
popul ation dominée par O. cf. acuminata, Berland et al. (1994) ont calculé un taux de d ivis ion
spécifique de 0,37 d iv.j- 1. Granéli et al . (1995)
ont éga lement inc ubé en présence de 14 C une
communauté naturelle exempte des pri nc ipaux
brouteurs et ont calculé le temps de génération
comme correspondant au temps nécessaire pour
absorber la même quantité d' atomes de carbone
que la teneur moyenne en carbone parti culai re
des cellu les évaluée à partir de leu r volum e . La
grandeur correspondante, c'est-à-dire le taux de
division, a ainsi été évaluée à 0,52- 0,45 div.j · 1
chez O. acuminata, 0,36 - 0,45 div.j · 1 chez O.
acuta, et 0,5 - 0,38 div.j-1 chez O. norvegica.
L'écart entre les valeurs relati ves à une même
espèce pourrait découler de différences de conditions de c roissance, mais pourrait également avoir
été infl uencé par les différe nts protocoles de
mesure. En effet, certai nes va leurs du taux de
croissance net pourraient avoir été rédu ites par le
broutage, alors que d'autres méthodes ont éliminé cet effet. Globalement, les quelques données
existant actuellement restent toutes hypothétiques
et, donc, susceptibles de controverse. Une croissance en cond itions optimales et l'absence de
pertes constituant les conditions exigées d'un calcu l précis du taux spécifique de croissance, l'obtention d' une culture permanente reste une préoccupation majeure des recherches concernant
les Oinophysis spp.
Nutrition autotrophe :hypothèses
fondées sur la présence de pigments
photosynthétiques et l'ultrastructure
Plusieurs espèces de Oinophysis présentent une
stru cture de cellule photosynthétique ; elles possèdent des pigments chlorophylliens. Dès 1928,
Kofoi d et Skogsberg (fide Hal legraeff et Lucas,
1988) ont décrit les chloroplastes de Dinophysis
spp. comme étant généralement bacilliformes ou
granulaires, de couleur brun jaune ou bru n rougeâtre, suggérant ainsi un éventail complexe de
contenus pigmentaires. Malgré le nombre réduit
de trava ux publiés, la structure cell ul aire et la
fl uorescence in vivo de plusieurs espèces suggèrent la présence de phycobilines. Lessard et Swift
(1986) ont, les premiers, observé une fluo rescence rouge vif ou orange jaunâtre chez O. acuta et
O. fortii et suggéré une origine liée à la présence
de symbiontes de type cyanobactérien. Schnepf et
Elbrachter (1988) ont établ i une liste de 14
espèces présentant une fluorescence prima ire
orangée sur 30 espèces de Oinophysis étud iées.
Par ailleurs, Geider et Gunter (1989) observent
une intense émission fluorescente à 580 nm chez
O. norvegica qui indiquera it la présence de phycoérythrine que ces auteurs présument être due à
la p résence d'un endosymbionte.
Ultrastructure
Hallegraeff et Lucas (1988) ont mo ntré que les
chloroplastes de O. fortii sont souvent disposés en
grappes serrées (chromatosphères) localisées dans
la partie centrale des cell ules. Les cellules de O.
acuminata, comme celles de O. acuta et O. fortii
étudiées par Hallegraeff et Lucas (1988), Schnepf
et Elbrachter (1988) et Lucas et Vesk (1990) présentaient de gros chloroplastes avec deux fa isceaux de thylakoïdes et deux membranes dans
l' enveloppe chloroplastique; deux traits inhabituels c hez les d inoflagellés. Il s ont éga lement
observé un pyrénoïde en position terminale et des
th ylakoïdes couplés avec une lu m ière à forte
concentration d'électrons dans les chloroplastes,
suggérant la présence de pigments phycobiliques
(Gantt et al., 197 1 ).
