la concentration de Dinophysis spp. se trouvait au
seuil de détection (quelques 10 cellules.l - 1 ) alors
que la température était de 11-12 oc ; à la mi-mai,
la température était de 1 6 oc et la concentration
cellulaire de Oinophysis spp. de> 10 3 cell.l - 1 ; les
pics de valeur (1 5 x 103 cellules.l- 1 ) ont été enregistrés lors d' une augmentation de la température
jusqu 'à près de 19 oc.
Une augmentation des valeu rs hivernales de température à environ 18 °C semble donc favoriser la
croissance des espèces Dinophysis. Aucune des
études ne distingue l'effet direct de la température
sur l' activité cellulaire de l'effet sur la stratification
thermique de la colonne d'eau dont l' importance
est critique; Raine et al. (1 990), en comparant une
baie à stratification thermique avec une zone
portuaire à stratification de salinité, ont observé
que seule la stratification d' origine thermique
favorisa it l' accumulation et la dom inance des
dinoflagellés. En outre, certains rapports sont
contradictoires : lwasaki et Kusano (1 985) ont
trouvé dans la baie de Kashi manada au Japon,
des concentrations cell u la ires assez élevées de
D. fort ii (2 x 1 03 ce liu les.l · 1 ) dans des eaux à température inférieure à 18 oc, alors que lgarashi
Espèce
Taux division
Région
(div.jour· 1 )
Dinophysis spp.
(1 986) a observé dans la baie de Kesennuma une
population abondante de la même espèce à une
température de 1 0-1 2 oc.
Taux de croissance
Bien que des cellu les isolées du milieu naturel
aient survécu plusieurs semaines en laboratoire et
que certaines se soient divisées avant de disparaître, aucun calcul fiable direct du taux de croissance des Oinophysis spp. n' a encore été possible.
Tout au plus, au cours d' une tentative de mise en
culture, Sampayo (1 993) a pu calculer un taux de
croissance de 0,6 division.jour· 1 (div.j - 1 ) pour O.
acuminata et O. acuta. Les quelques valeu rs
connues (tabl. 2) ont donc essentiellement été
obtenues à partir des changements de concentrations cellulaires de populations naturelles.
Dans une communauté phytoplanctonique naturelle observée en mésocosme, Brockmann et al.
(1977) ont observé pendant trois jours une augmentation continue de la concentration cellu laire
de D. acuminata, allant jusqu'à 143 x 1 03 cellules.l · 1 à une profondeur de 1 m, reflétant un
taux moyen net de croissance (!J) de 0,8 j · 1 (= 1,16
div.j- 1 ) dans la colonne d'eau .
Référence
D inophysis spp.
0,25
Côte atlantique française
Del mas et al. 1993
(près de La Rochelle)
O. acuminata
0,52-0,73
Skagerrak, Suède,
Granéli et al., 1995
D. acuta
0,36-0,45
et côte atlantique française
O. norvegica
0,25-0,38
(près de La Rochelle)
O. acuta
0,33
Bantry Bay, Irlande
McMahon et al.
(sous presse)
D. acuminata
0,35
Port d'Antifer,
Berland et al. , 1994
Nord de l'estuaire de la Seine,
France
D. acuminata
0,78-0,96
Détroit de Long Island,
États-Unis
Chang et Carpenter, 1991
Tableau 2 - Taux nets estimés de division in situ (div.jour1
) pour des espèces du genre Dinophysis.
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