1985 ; Kuwata et Takahashi, 1990 ; Pitcher, 1990 ;
M cQuoid et Hobson, 1995), les dinoflagellés
(Anderson et Wall, 1978 ; Anderson et al. , 1983 ;
Dale, 1983 ; Matsuoka et Fukuyo, 1986 ; Sako et
al. , 1987 ; Lewis, 1988 ; Marasov ic, 1989 ; An et
al., 1992 ; Park et Hayashi, 1993), ainsi que pour
d'autres flagellés (Coleman, 1983 ; Fryxell, 1983 ;
Sandgren, 1983 ; Kita et al., 1985 ; lmai et ltoh,
1987 ; lmai et al., 1991 ; Heiskanen, 1993).
Le problème critique en écologie phytoplanctonique est d'expliquer la réapparition d'une espèce
après sa disparition par suite de circonstances
environnementales défavorables. Par exemple,
des cellules de Oinophysis fortii, indécelables en
hiver, ont été observées dans la baie de Mutsu, au
Japon, dès que la température de surface dépassait 8 oc (Oza ka, 1985) ; aucune indication ne
permettait toutefois de savoir si elles avaient
échappé aux observations hivernales en raison
de leur rareté, ou bien si elles étaient présentes
sous forme de kystes dormants ayant par la suite
ensemencé la population planctonique après
désenkystement. Bolch et Hallegraeff (1990) qui
ont identifié trente quatre types de kystes en germination issus de sédiments estuariens en Tasmanie n'ont trouvé aucun kyste de Oinophysis spp.,
ni par observation directe, ni par incubation expérimentale. De même, Larrazabal et al. (1990) ont
tenté de produire un désenkystement sur des
échantillons provenant d'un sédiment vaseux prélevé en hiver dans l' estuaire de la Vilaine (France)
où des populations de Oinophysis spp. à forte
densité cellulaire sont parfois présentes en été et
en au tomne. Aucun stage nageant de Oinophysis
n'a été observé. Par ailleu rs, la survie de O. acuminata sur plusieurs mois en culture a amené
Maranda (1995) à conclure à une population
active unique survivant toute l'année dans la baie
de Narragansett.
À l' inverse, Reguera et al. (1990) rapportent la
présence de kystes de O. acuta dans du phytoplancton prélevé en fin d'automne dans les rias de
Galice. Par ailleurs, à partir d' une communauté
naturelle à dominance de dinoflagellés prélevée
dans le port d' Antifer en France, Bardou il et al.
(1991) ont observé des cellules de O. cf. acuminata présentant un cytoplasme rétracté entouré
d'une membrane sphérique. Une micromanipulation de ces cellules a provoqué l'ouverture immédiate de l' hypothèque par les sutures dorsale et
Dinophysis spp.
ventrale, puis la libération d' un kyste temporaire
de 25-30 IJm semblable à celui de plusieurs autres
espèces de dinoflagellés. Des essais en cu lture
ont permis d' observer la formation de ces kystes
internes ; ils semblent être protégés par une enveloppe à trois couches. Toutefois, ni la germination
ni la production d' un nouveau stade nageant n'ont
pu être observées. Chez O. tripos et O. acuta
prélevés à proximité d' Aveiro, Portuga l, dans des
populations à forte concentration, Moita et Sampayo (1993) ont également observé quelques cellules présentant une différenciation progressive
passant de la morphologie végétative à une morphologie elliptique qu' elles ont supposée refléter
un processus d' enkystement. Chez O. tripos, par
exemple, l'en kystement commence par la production d' une membrane externe, suivie par la
disparition de la collerette cingulaire et de la
crête apicale ; enfin la thèque perd son aileron
hypothécal et devient elliptique.
Mclachlan (1993) a observé dans le phytoplancton naturel de la mi-automne en Nouvelle Écosse,
Canada, des cellules de O. cf. acuminata présentant deux flagelles traînants. Il considère ces cellules comme étant des planozygotes issus de
fus ions sexuelles récentes et suggère une survie
hivernale sous forme de kyste résultant de cette
activité sexuelle. Malheureusement, il n'a pu
observer ni ces cellules à deux flagelles en cours
de division, ni même des couples de cellules. Ses
conclusions restent donc hypothétiques.
Par ailleurs, Reguera et al/. (1990), Bardou il et al.
(1991 ), MacKenzie (1992) et Moita & Sampayo
(1993) ont observé des couples de morphotypes de
tailles différentes et ont présumé que les petites
formes résultaient de l'évolution de cellules de plus
grande taille vers la formation de gamètes. MacKenzie (1992) a, par exemple, réalisé des photographies de O. acuta et O. cf. acuminata prélevés
dans les eaux côtières de Nouvelle-Zélande montrant deux types de cellules engagées dans la formation de couples qu' il suppose avoir abouti à
l'absorption de la petite cellule (gamète mâle) par
la plus grosse (gamète femelle). Sur ces bases, il a
formulé l' hypothèse d' un processus de conjugaison sexuelle de ces espèces, similaire au processus
d'anisogamie existant chez de nombreux Dinoflagellés (Pfiester, 1984). Dans l' un des couples types,
celui de O. cf. acuminata, les deux gamètes présentaient le morphotype spécifique.
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M cQuoid et Hobson, 1995), les dinoflagellés
(Anderson et Wall, 1978 ; Anderson et al. , 1983 ;
Dale, 1983 ; Matsuoka et Fukuyo, 1986 ; Sako et
al. , 1987 ; Lewis, 1988 ; Marasov ic, 1989 ; An et
al., 1992 ; Park et Hayashi, 1993), ainsi que pour
d'autres flagellés (Coleman, 1983 ; Fryxell, 1983 ;
Sandgren, 1983 ; Kita et al., 1985 ; lmai et ltoh,
1987 ; lmai et al., 1991 ; Heiskanen, 1993).
Le problème critique en écologie phytoplanctonique est d'expliquer la réapparition d'une espèce
après sa disparition par suite de circonstances
environnementales défavorables. Par exemple,
des cellules de Oinophysis fortii, indécelables en
hiver, ont été observées dans la baie de Mutsu, au
Japon, dès que la température de surface dépassait 8 oc (Oza ka, 1985) ; aucune indication ne
permettait toutefois de savoir si elles avaient
échappé aux observations hivernales en raison
de leur rareté, ou bien si elles étaient présentes
sous forme de kystes dormants ayant par la suite
ensemencé la population planctonique après
désenkystement. Bolch et Hallegraeff (1990) qui
ont identifié trente quatre types de kystes en germination issus de sédiments estuariens en Tasmanie n'ont trouvé aucun kyste de Oinophysis spp.,
ni par observation directe, ni par incubation expérimentale. De même, Larrazabal et al. (1990) ont
tenté de produire un désenkystement sur des
échantillons provenant d'un sédiment vaseux prélevé en hiver dans l' estuaire de la Vilaine (France)
où des populations de Oinophysis spp. à forte
densité cellulaire sont parfois présentes en été et
en au tomne. Aucun stage nageant de Oinophysis
n'a été observé. Par ailleu rs, la survie de O. acuminata sur plusieurs mois en culture a amené
Maranda (1995) à conclure à une population
active unique survivant toute l'année dans la baie
de Narragansett.
À l' inverse, Reguera et al. (1990) rapportent la
présence de kystes de O. acuta dans du phytoplancton prélevé en fin d'automne dans les rias de
Galice. Par ailleurs, à partir d' une communauté
naturelle à dominance de dinoflagellés prélevée
dans le port d' Antifer en France, Bardou il et al.
(1991) ont observé des cellules de O. cf. acuminata présentant un cytoplasme rétracté entouré
d'une membrane sphérique. Une micromanipulation de ces cellules a provoqué l'ouverture immédiate de l' hypothèque par les sutures dorsale et
Dinophysis spp.
ventrale, puis la libération d' un kyste temporaire
de 25-30 IJm semblable à celui de plusieurs autres
espèces de dinoflagellés. Des essais en cu lture
ont permis d' observer la formation de ces kystes
internes ; ils semblent être protégés par une enveloppe à trois couches. Toutefois, ni la germination
ni la production d' un nouveau stade nageant n'ont
pu être observées. Chez O. tripos et O. acuta
prélevés à proximité d' Aveiro, Portuga l, dans des
populations à forte concentration, Moita et Sampayo (1993) ont également observé quelques cellules présentant une différenciation progressive
passant de la morphologie végétative à une morphologie elliptique qu' elles ont supposée refléter
un processus d' enkystement. Chez O. tripos, par
exemple, l'en kystement commence par la production d' une membrane externe, suivie par la
disparition de la collerette cingulaire et de la
crête apicale ; enfin la thèque perd son aileron
hypothécal et devient elliptique.
Mclachlan (1993) a observé dans le phytoplancton naturel de la mi-automne en Nouvelle Écosse,
Canada, des cellules de O. cf. acuminata présentant deux flagelles traînants. Il considère ces cellules comme étant des planozygotes issus de
fus ions sexuelles récentes et suggère une survie
hivernale sous forme de kyste résultant de cette
activité sexuelle. Malheureusement, il n'a pu
observer ni ces cellules à deux flagelles en cours
de division, ni même des couples de cellules. Ses
conclusions restent donc hypothétiques.
Par ailleurs, Reguera et al/. (1990), Bardou il et al.
(1991 ), MacKenzie (1992) et Moita & Sampayo
(1993) ont observé des couples de morphotypes de
tailles différentes et ont présumé que les petites
formes résultaient de l'évolution de cellules de plus
grande taille vers la formation de gamètes. MacKenzie (1992) a, par exemple, réalisé des photographies de O. acuta et O. cf. acuminata prélevés
dans les eaux côtières de Nouvelle-Zélande montrant deux types de cellules engagées dans la formation de couples qu' il suppose avoir abouti à
l'absorption de la petite cellule (gamète mâle) par
la plus grosse (gamète femelle). Sur ces bases, il a
formulé l' hypothèse d' un processus de conjugaison sexuelle de ces espèces, similaire au processus
d'anisogamie existant chez de nombreux Dinoflagellés (Pfiester, 1984). Dans l' un des couples types,
celui de O. cf. acuminata, les deux gamètes présentaient le morphotype spécifique.
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