Il est intéressant de rapprocher ces résultats des
analyses pratiquées sur les ensembles muscle
adducteur/ gonade/ rein saisis lors de l'embargo
de 1990. Lorsque les lots congelés ne comportaient que la gonade, les reins étaient le plus souvent absents (84 % des cas), alors que lorsqu' ils se
présentaient entiers, les reins étaient presque toujours présents (80 % des cas).
L'analyse des toxines présentes, selon l'état des
lots (tabl. 3), montre que les teneurs en néosaxitox ine (NEO) trouvées dans les reins des lots
entiers sont importantes (214 à 596 1Jg.1 00 g · 1
chair). Cependant, le profil toxinique dépend évidemment, dans ce cas, du vecteur de contamination, inconnu ici.
Plusieurs conclusions peuvent être tirées de ces
observations. Tout d' abord d'après les résultats de
la deuxième série d'expériences, il apparaît que la
tox icité des reins est élevée et supérieure (en terme
de concentration) à celle de la glande digestive. Les
tox ines accumulées (GTX2, GTX3 et STX) sont éliminées lentement, tandis qu'il est probable que les
Bioaccumulation
reins servent également à la biotransformation
des carbamates (GTX2/GTX3) en saxitoxine (STX)
puisque cette dernière n'est pas trouvée dans les
autres tissus. Par ailleurs, en terme d'évaluatio n
du risque consommateur, il est évi dent que pour
des produits commercial isés sous forme de
lots (muscle adducteur/gonade), la faible importance pondérale des reins est compensée par la
réduction élevée de la partie consommable de la
coquille Saint-jacques, et que leur toxicité élevée
modifie considérablement la toxicité globale des
lots, comme on a pu le constater également dans
les coquilles saisies. Enfin, la fonction physiologique de cet organe explique sans doute la néoformation de composés plus toxiques comme les
STX ou NéoSTX. Il n' est pas inutile de rappeler, à
ce propos, les travaux de Martin et al., 1990, sur
l'accumulation in situ de PSP dans la mie (Mya
arenaria) : ces auteurs suggéraient que les toxines
paralysantes pouvaient être transférées dans un
temps très court de la glande digestive vers le système excréteur où elles étaient retenues de façon
prolongée.
TOXINES
N. échant.
82
GTX1
GTX2
GTX3
GTX4
NEO
STX
État
du rein
220M
2,25
ND
0,03
0,007
ND
2,43
0,03
c
236 HG
ND
0, 13
0,30
0,14
0,19
0,82
0,18
c
237 FIK
0,77
ND
ND
ND
ND
0,75
0,30
c
261 XYZA
0,08
ND
0,01
0,007
ND
0,98
0,02
c
221 A
0, 15
ND
0,23
0,15
ND
2,14
0,27
M
223 EL
0,28
0,07
0,30
0, 18
0,19
5,40
0,69
M
223 BD
0, 10
0,11
0,30
0,17
0,32
5,29
0,25
M
223 CJ
0,24
0,09
0,29
0, 16
0,26
5,96
0,74
M
262 NOPU
0,75
ND
0,17
0,10
ND
3,52
0,53
M
263 VWBC
0,88
ND
0,22
0,11
ND
4,00
0,64
M
264 QRST
0,99
ND
0,26
0, 13
ND
5,10
0,75
M
Tableau 3- Concentrations des différentes toxines paralysantes (pg.g- 1 ) analysées dans les reins des coquilles saisies. C = fragments
de rein trouvés sur des gonades conditionnées séparément ; M = reins entiers prélevés sur des ensembles : gonade + muscle ;
ND = non détecté.
189
analyses pratiquées sur les ensembles muscle
adducteur/ gonade/ rein saisis lors de l'embargo
de 1990. Lorsque les lots congelés ne comportaient que la gonade, les reins étaient le plus souvent absents (84 % des cas), alors que lorsqu' ils se
présentaient entiers, les reins étaient presque toujours présents (80 % des cas).
L'analyse des toxines présentes, selon l'état des
lots (tabl. 3), montre que les teneurs en néosaxitox ine (NEO) trouvées dans les reins des lots
entiers sont importantes (214 à 596 1Jg.1 00 g · 1
chair). Cependant, le profil toxinique dépend évidemment, dans ce cas, du vecteur de contamination, inconnu ici.
Plusieurs conclusions peuvent être tirées de ces
observations. Tout d' abord d'après les résultats de
la deuxième série d'expériences, il apparaît que la
tox icité des reins est élevée et supérieure (en terme
de concentration) à celle de la glande digestive. Les
tox ines accumulées (GTX2, GTX3 et STX) sont éliminées lentement, tandis qu'il est probable que les
Bioaccumulation
reins servent également à la biotransformation
des carbamates (GTX2/GTX3) en saxitoxine (STX)
puisque cette dernière n'est pas trouvée dans les
autres tissus. Par ailleurs, en terme d'évaluatio n
du risque consommateur, il est évi dent que pour
des produits commercial isés sous forme de
lots (muscle adducteur/gonade), la faible importance pondérale des reins est compensée par la
réduction élevée de la partie consommable de la
coquille Saint-jacques, et que leur toxicité élevée
modifie considérablement la toxicité globale des
lots, comme on a pu le constater également dans
les coquilles saisies. Enfin, la fonction physiologique de cet organe explique sans doute la néoformation de composés plus toxiques comme les
STX ou NéoSTX. Il n' est pas inutile de rappeler, à
ce propos, les travaux de Martin et al., 1990, sur
l'accumulation in situ de PSP dans la mie (Mya
arenaria) : ces auteurs suggéraient que les toxines
paralysantes pouvaient être transférées dans un
temps très court de la glande digestive vers le système excréteur où elles étaient retenues de façon
prolongée.
TOXINES
N. échant.
82
GTX1
GTX2
GTX3
GTX4
NEO
STX
État
du rein
220M
2,25
ND
0,03
0,007
ND
2,43
0,03
c
236 HG
ND
0, 13
0,30
0,14
0,19
0,82
0,18
c
237 FIK
0,77
ND
ND
ND
ND
0,75
0,30
c
261 XYZA
0,08
ND
0,01
0,007
ND
0,98
0,02
c
221 A
0, 15
ND
0,23
0,15
ND
2,14
0,27
M
223 EL
0,28
0,07
0,30
0, 18
0,19
5,40
0,69
M
223 BD
0, 10
0,11
0,30
0,17
0,32
5,29
0,25
M
223 CJ
0,24
0,09
0,29
0, 16
0,26
5,96
0,74
M
262 NOPU
0,75
ND
0,17
0,10
ND
3,52
0,53
M
263 VWBC
0,88
ND
0,22
0,11
ND
4,00
0,64
M
264 QRST
0,99
ND
0,26
0, 13
ND
5,10
0,75
M
Tableau 3- Concentrations des différentes toxines paralysantes (pg.g- 1 ) analysées dans les reins des coquilles saisies. C = fragments
de rein trouvés sur des gonades conditionnées séparément ; M = reins entiers prélevés sur des ensembles : gonade + muscle ;
ND = non détecté.
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