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Efflorescences toxiques des eau., côtières françaises : écologie, écophysiologie, toxicologie
Conclusion
Les études entreprises en vue de confirmer la possibi li té d ' une bioaccumul ation de l' ac ide okadaïq ue dans les c haînes alimentaires à poissons
ont été restrei ntes aux espèces tropicales et subtrop icales des biotopes coral l iens. Q ue ce soit
avec une chaîne alimentaire de type tropical ou
tempéré, les données recueillies restent encore
fragmenta ires, même si elles permettent d'envisager des prolongements instructi fs. En effet, dans
le cas de la contaminati on expérimentale des
Dascillus par P. concavum il semble que les dinoflagellés toxiques, même en régime mixte, n'aient
pas été suffisamment ingérés par le poisson herbivore pour entraîner des bioconcentrati ons importantes. Le comportement perturbé du modèle utilisé en est peut être la cause. De même, des essa is
récents de contamination de serrans (Bruslé,
commu nication personnell e) avaient échoué
da ns la mesure où ces poissons carnivores étaient
nourris avec la chair totale des moules contaminées et non avec les glandes digestives seules
habituellement plus concentrées en tox ines.
Enfin, les analyses pratiquées sur des échantillons
provenant de zones ciguatériques ont bien révélé
le caractère toxinogène de plusieurs dinoflagellés
endémiques, mais n'ont pas permis de montrer des
facteurs de bioaccumulation significatifs de l'acide
okadaïque chez des carnivores de fin de chaîne.
JI semble donc nécessaire de poursuivre ces
essa is : trop peu de données sont disponibles sur
la possibilité d' une contamination des poissons
par le DSP alors que tous les indices sont réunis
pour suspecter fortement cette bioaccumu lation.
En ce qui concerne les facteurs d' accumulation
des tox ines paralysantes dans les bivalves, plusieurs observations ont pu être réalisées. En premier lieu, la sensibilité particul ière des huîtres aux
dinofl agellés producteurs de PSP a pu être confirmée. La production de biodépôts semble être un
bon critère d' évaluation, d' un effet immédiat, tandis que la présence, même en faibl e quantité
(1 0 % de la biomasse), d' une souche toxique dans
un régime non toxiq ue suffi t à entraîner un effet.
Ces expériences mettent néanmoins en évidence
la nécessité de témoins non toxiques d' Alexandrium et de tests statistiques appropriés pour analyser valablement les don nés recueillies.
En mati ère de bioaccumulation, i l fau t étud ier
séparément les rés ultats obten us sur l' ani mal
entier (mou les, palo urdes) de ceux enregistrés
dans les différents tissus (coqu illes Sa int-jacques).
Dans le premier cas, il a été montré que des densités cellulaires ne provoquant pas de phénomène d' eau rouge (1 00 cellules. ml - 1 ) pouvaient
induire dans le cas d'A. minutum, espèce frança ise faiblement toxique, une toxicité résiduelle
supérieure au seuil sanitaire en 5 à 10 jours, selon
le coquillage expérimenté. Au cours de l'épuration le profil tox inique est mod ifié mais la néofo rm ation de STX, plus toxique, n' est constatée
que chez la moule. Enfin, l' augmentation de la
densité en algue non toxique au cours de l'épuration permet, dans les cond itions expérim entales, de raccourcir le délai nécessaire à une épuration complète.
Le travail entrepri s sur la coquil le Saint-jacques,
avec une souche d' Alexandrium plus toxi que, a
permi s de mettre en relief le rôle important d' orga nes d'éliminatio n comme les rein s dans la
rétention des toxines, et le risq ue qu' ils représentent pour le consommateur dans le cas des produits commercial isés à l'état de surgelés.
L'ensemble de ces résultats montrent clairement
la nécessité de s'orienter vers :
-des essais d'épuration en cond iti ons expérimentales contrôlées, qui permettra ient d'envisager un
modèle d' épuration biologique;
- une mei lleure connaissance des processus de
dégradation enzymatique et de transfert entre
organes, en particulier pour le dépistage de nouveaux composés plus toxiques.
Efflorescences toxiques des eau., côtières françaises : écologie, écophysiologie, toxicologie
Conclusion
Les études entreprises en vue de confirmer la possibi li té d ' une bioaccumul ation de l' ac ide okadaïq ue dans les c haînes alimentaires à poissons
ont été restrei ntes aux espèces tropicales et subtrop icales des biotopes coral l iens. Q ue ce soit
avec une chaîne alimentaire de type tropical ou
tempéré, les données recueillies restent encore
fragmenta ires, même si elles permettent d'envisager des prolongements instructi fs. En effet, dans
le cas de la contaminati on expérimentale des
Dascillus par P. concavum il semble que les dinoflagellés toxiques, même en régime mixte, n'aient
pas été suffisamment ingérés par le poisson herbivore pour entraîner des bioconcentrati ons importantes. Le comportement perturbé du modèle utilisé en est peut être la cause. De même, des essa is
récents de contamination de serrans (Bruslé,
commu nication personnell e) avaient échoué
da ns la mesure où ces poissons carnivores étaient
nourris avec la chair totale des moules contaminées et non avec les glandes digestives seules
habituellement plus concentrées en tox ines.
Enfin, les analyses pratiquées sur des échantillons
provenant de zones ciguatériques ont bien révélé
le caractère toxinogène de plusieurs dinoflagellés
endémiques, mais n'ont pas permis de montrer des
facteurs de bioaccumulation significatifs de l'acide
okadaïque chez des carnivores de fin de chaîne.
JI semble donc nécessaire de poursuivre ces
essa is : trop peu de données sont disponibles sur
la possibilité d' une contamination des poissons
par le DSP alors que tous les indices sont réunis
pour suspecter fortement cette bioaccumu lation.
En ce qui concerne les facteurs d' accumulation
des tox ines paralysantes dans les bivalves, plusieurs observations ont pu être réalisées. En premier lieu, la sensibilité particul ière des huîtres aux
dinofl agellés producteurs de PSP a pu être confirmée. La production de biodépôts semble être un
bon critère d' évaluation, d' un effet immédiat, tandis que la présence, même en faibl e quantité
(1 0 % de la biomasse), d' une souche toxique dans
un régime non toxiq ue suffi t à entraîner un effet.
Ces expériences mettent néanmoins en évidence
la nécessité de témoins non toxiques d' Alexandrium et de tests statistiques appropriés pour analyser valablement les don nés recueillies.
En mati ère de bioaccumulation, i l fau t étud ier
séparément les rés ultats obten us sur l' ani mal
entier (mou les, palo urdes) de ceux enregistrés
dans les différents tissus (coqu illes Sa int-jacques).
Dans le premier cas, il a été montré que des densités cellulaires ne provoquant pas de phénomène d' eau rouge (1 00 cellules. ml - 1 ) pouvaient
induire dans le cas d'A. minutum, espèce frança ise faiblement toxique, une toxicité résiduelle
supérieure au seuil sanitaire en 5 à 10 jours, selon
le coquillage expérimenté. Au cours de l'épuration le profil tox inique est mod ifié mais la néofo rm ation de STX, plus toxique, n' est constatée
que chez la moule. Enfin, l' augmentation de la
densité en algue non toxique au cours de l'épuration permet, dans les cond itions expérim entales, de raccourcir le délai nécessaire à une épuration complète.
Le travail entrepri s sur la coquil le Saint-jacques,
avec une souche d' Alexandrium plus toxi que, a
permi s de mettre en relief le rôle important d' orga nes d'éliminatio n comme les rein s dans la
rétention des toxines, et le risq ue qu' ils représentent pour le consommateur dans le cas des produits commercial isés à l'état de surgelés.
L'ensemble de ces résultats montrent clairement
la nécessité de s'orienter vers :
-des essais d'épuration en cond iti ons expérimentales contrôlées, qui permettra ient d'envisager un
modèle d' épuration biologique;
- une mei lleure connaissance des processus de
dégradation enzymatique et de transfert entre
organes, en particulier pour le dépistage de nouveaux composés plus toxiques.
