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Efflorescences toxiques des eaux côtières françaises :écologie. écophysiologie. toxicologie
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responsab les de décoloration des eaux (Dahl et
al/., 1996) et une seule autre fois comme éta nt
l'espèce dominante (Subba Rao et al., 1993). En
règle générale, ils ont tout au plus fait partie des
espèces accompagnatrices lors de marées rouges
dominées par Prorocentrum micans et/ou P redfie/di (Kat, 1989). Les dommages causés par les
toxi nes diarrhéiques qu ' ils produisent semblent
cependant avoir récemment considérablement
augmenté en importance, aussi bien dans l'espace
que dans le temps (Anderson, 1989, 1994 ; Smayda, 1990 ; Belin, 1993 ; Hallegraeff, 1993).
En outre, des densités cellulaires> 1 os cellules.l -
1
,
supérieures de deux ordres de grandeur à celles
mentionnées dans la littérature anc ienne, ont
récemment été signalées dans différentes régions
du monde (tabl. 1, p. 20/21 ). C'est pourquoi, les
travaux de recherche actuels se concentrent sur le
cycle biologique, les stratégies de reproduction, les
modes de nutrition, la production toxinique, ainsi
que la taxonomie faisant appel à des méthodes
nouvelles. L' identifi cation claire des différents
taxons et des éventuels différents stades d' une
espèce constitue, en effet, un aspect important de
l' écologie des dinoflagellés, car des successions
spéc ifiques spatiales ou temporelles de morphotypes peuvent être partiellement gouvernées par
des mécanismes maintenant la capacité de l'espèce à s' adapter aux changements du milieu. Par
ailleurs, comme « ressemblance » ne signifie pas
« généti quement identique >> (Taylor, 1993), des
méthodes alternatives de diagnostic permettant
une différenciation adéquate des taxons tox iques
et non toxiques sont d' une importance cruciale.
C'est pou rquoi , afin de tester diverses hypothèses
de travail, en dépit de l' absence de souches en
culture, des efforts importants ont récemment été
faits pour isoler du matériel d'expérience directement de l'eau de mer.
Taxinomie
La plupart des espèces de Oinophysis n'ont pas
encore été décrites en détail. Les variations individuelles de la suture dorsale, du sulcus ou de la
morphologie antapicale, par exemple, ont rarement été évaluées. Par ailleurs certaines espèces
ont été décrites à partir d' un seul individu (fide
Hallegraeff et Lucas, 1988). La morphologie au
sein d'une espèce et la classification par plaques
apparaît néanmoins comme étant remarquablement constante parmi les espèces (Ba lech, 1980).
C'est pourquoi les traits les plus importants pour
le diagnostic des Oinophysisont été la forme et la
taille de la cel lu le, l' ornementation théca le, la
morphologie du sulcus et la position et l'extension
postérieure de l' ai lette sulcale gauche (Sournia,
1986 ; Hallegraeff et Lucas, 1988 ; Lassus, 1988 ;
Larsen et Moestrup, 1989 ; La ss us et Bardouil ,
1991).
L' identification des espèces par microscopie
optique est le plus souvent difficile et imprécise.
Il est pourtant nécessaire de déterminer les organismes responsables des intoxications diarrhéique
(DSP) ; l' identification des Oinophysis est donc
d' une importance majeure pour éviter que des
moules contaminées so ient récoltées et mises sur
le marché. Après analyse de 30 échantillons prélevés le long du littoral français entre 1984
et 1992, Lassus et Bardouil (1991 et travaux non
publiés) ont conclu que la principale espèce productrice de DSP appartient à deux groupes morphologiques instables difficiles à différencier : (i) le
groupe « acuminata »,comportant O. acuminata,
O. cf. acuminata, O. cf. norvegica, et (ii) le groupe
« sacculus », avec O. pavillardi, O. reniformis et
O. sacculus.
Outre ces deux principales espèces, un grand
nombre de petites cellules de Oinophysis ont été
observées, précédemment identifiées comme
O. skagii, et dont on soupçonne aujourd' hui qu' il
s'agit d' un stade sexuel ou physiologique de cellules matures (Bardou il et al, 1991 ). Néanmoins,
aucune observation du cycle de vie complet n'a
été rapportée à ce jour pour le genre Oinophysis.
De même, les analyses basées sur des mesures
morphométriques réalisées par Bravo et al. (1995a)
ont mis en évidence trois formes différentes au sein
du complexe O. acuminata provenant de la ria
Baixas en Galice ; deux d'entre elles sont similaires
et assez proches de la description initiale de
O. acuminata, alors que la troisième est distincte et
similaire à O. sacculus. Là encore, des formes
intermédiaires difficilement attribuables à l' une ou
l'autre des espèces étaient également présentes et
suivaient une succession saisonnière du printemps
à l'automne.
Par ailleurs, plusieurs questions cruciales ont été
sou levées par Bravo et al. (1995b), sur la base de
récentes observations effectuées en France, en
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