Italie, au Portugal et en Espagne, (i) Quelles sont les
ca ractéristiques morphologiques de O. sacculus ?
(cette espèce reste encore mal décrite dans la littératu re). (ii) L' espèce O. acuminata se limite-telle aux côtes nord européennes, comme l' indiquait jorgensen (1923). (iii) L'espèce O. pavillardi
est-e lle cospéc i fi que de O. sacculus, ou bien
s'agit-il d' un ta xon totalement différent? Bravo et
al. (1995b) ont conclu qu ' un diagnostic basé sur
une dissection de plaquettes ne permet pas une
détermination claire des morphotypes de O. sacculus. Il n'ex iste donc pas actuellement de preuve étayant la séparation des morphotypes de
O. sacculus et O. pavillardi observés dans l'Atlantique nord et en Méditerranée. En outre, l'existence de formes intermédiaires entre O. acuminata et
O. sacculus suggère l'existence possible d' un
continuum de morphotypes. L'opinion qui en ressort, est qu'il convient d'étudier des échantillons
provenant de différentes régions à l' aide de
méth odes de diagnostic améliorées.
L'analyse d' images est un outil permettant d'accélérer le diagnostic et la numération cellulaire de
façon significative. Le Déan et Gauthier (1991)
ont, par exemple, conçu un système d' ana lyse
d' images à l'aide d'une caméra vidéo JVC Tri-CCD
permettant de projeter simu ltanément sur un écran
d' ord inateur trois images de couleur différente
(bleu, vert et rouge). Les images sont numérisées et
traitées par le logiciel « SAMBA, (TITN Co) sous
environnement Windows (Microsoft Co).
La coloration des cel lules au colorant « bleu
brillant » facilite la détection des cellules de Oinophysis lorsqu 'elles coex istent avec d'autres particules; celles-ci, en effet, apparaissent en bleu,
alors que les autres dinoflagellés et les détritus
prennent une cou leur brune. Cette méthode est
cependant très lente car l'analyse morphologique
est complexe. Il faut au moins 45 secondes pour
ana lyser une seule image contenant généralement
un petit nombre de cell ules de Oinophysis, voire
une seu le cellule. La durée de l'analyse est donc
prohibitive, étant donné le grand nombre d'échantillons à traiter dans un programme de surveillance type. Néanmoins, l'analyse d' images utilisée à
des fins de diagnostic morphologique (reconnaissance de formes) est très prometteuse. Ainsi, Truquet el al. (1996) ont récemment montré que
Oinophysis cf. acuminata et O. saccu/us des côtes
françaises sont des morphotypes de O. acuminala,
alors que 0 , pavillardi est une espèce bien disDlnophysfs spp.
tincte, Plusieurs équipes de recherche, en France
et en Italie, utilisent actuellement le logiciel « Samba » pour discrim iner les morphotypes de Oinophysis spp. au sein des groupes morphologiques
instables précités. Par ailleurs, Culverhouse et al.
(1996) ont récemment montré que parmi tous les
systèmes d'analyse d' images numérisées, le système expert « A.N.N. » (Artificial Neura l Network)
était le plus puissant et le plus prometteur.
Anderson (1995) et Vrieling et Anderson (1996)
ont montré que les sondes nucléiques ou immunologiques sera ient des outils précieux pour la
détection rapide et sensible de la présence ou de
l' absence d' un orga nisme donné. Ces sondes
pourraient également faciliter l'identification d'espèces nuisibles en l'absence de ta xonomistes qualifiés. Des mét hodes permettant leur utilisat ion
pour des dénombrements effectués avec des
populations très clairsemées sont actuellement en
cours de développement.
Pour les sondes à anticorps pol yclo nau x, plusieu rs anticorps présents dans un seul sérum se
fi xent sur plusieurs sites antigéniques différents
des cellules cibles, rend ant leur détection plu s
aisée qu 'avec des anti corps monoclonau x. Le
marquage des cellules non-ciblées (réaction croi -
sée) reste cependa nt un problème sérieu x, en
réduisant la spécific ité de la sonde. Néanmoins,
plusieurs an tis érum s polyclonaux pour diverses
espèces toxiques autres que des Oinophysis spp.
sont fortement spécifiques (Anderson et al., 1989 ;
Bates el al., 1993).
Les antisérums monoclonaux contiennent un seul
anticorps qui se fixe sur un seu l site; leur utilisation
potentielle est donc restreinte à une seule espèce,
si la détection est réalisée avec soin. Ces sondes
ont permis la détection de populations de très
faible densité, de l'ordre de 10-20 cellules.l· l sur
Aureococcus anophagefferens (Anderson el al.,
1993). La plupart des méthodes d'analyse immunologique font appel à la fluorescence à des fins de
visualisation . Sous le microscope, le marquage
fluorescent est souvent visible sous la forme d' une
bague colorée autour de la cellule cible qui se différencie clairement des autres cellules lorsque les
réactions croisées et l' autofluorescen ce sont
réduites. Des tentatives ont été faites pour développer des méthodes automatiques de numération
cellulaire au sein de communautés naturelles, en
19
ca ractéristiques morphologiques de O. sacculus ?
(cette espèce reste encore mal décrite dans la littératu re). (ii) L' espèce O. acuminata se limite-telle aux côtes nord européennes, comme l' indiquait jorgensen (1923). (iii) L'espèce O. pavillardi
est-e lle cospéc i fi que de O. sacculus, ou bien
s'agit-il d' un ta xon totalement différent? Bravo et
al. (1995b) ont conclu qu ' un diagnostic basé sur
une dissection de plaquettes ne permet pas une
détermination claire des morphotypes de O. sacculus. Il n'ex iste donc pas actuellement de preuve étayant la séparation des morphotypes de
O. sacculus et O. pavillardi observés dans l'Atlantique nord et en Méditerranée. En outre, l'existence de formes intermédiaires entre O. acuminata et
O. sacculus suggère l'existence possible d' un
continuum de morphotypes. L'opinion qui en ressort, est qu'il convient d'étudier des échantillons
provenant de différentes régions à l' aide de
méth odes de diagnostic améliorées.
L'analyse d' images est un outil permettant d'accélérer le diagnostic et la numération cellulaire de
façon significative. Le Déan et Gauthier (1991)
ont, par exemple, conçu un système d' ana lyse
d' images à l'aide d'une caméra vidéo JVC Tri-CCD
permettant de projeter simu ltanément sur un écran
d' ord inateur trois images de couleur différente
(bleu, vert et rouge). Les images sont numérisées et
traitées par le logiciel « SAMBA, (TITN Co) sous
environnement Windows (Microsoft Co).
La coloration des cel lules au colorant « bleu
brillant » facilite la détection des cellules de Oinophysis lorsqu 'elles coex istent avec d'autres particules; celles-ci, en effet, apparaissent en bleu,
alors que les autres dinoflagellés et les détritus
prennent une cou leur brune. Cette méthode est
cependant très lente car l'analyse morphologique
est complexe. Il faut au moins 45 secondes pour
ana lyser une seule image contenant généralement
un petit nombre de cell ules de Oinophysis, voire
une seu le cellule. La durée de l'analyse est donc
prohibitive, étant donné le grand nombre d'échantillons à traiter dans un programme de surveillance type. Néanmoins, l'analyse d' images utilisée à
des fins de diagnostic morphologique (reconnaissance de formes) est très prometteuse. Ainsi, Truquet el al. (1996) ont récemment montré que
Oinophysis cf. acuminata et O. saccu/us des côtes
françaises sont des morphotypes de O. acuminala,
alors que 0 , pavillardi est une espèce bien disDlnophysfs spp.
tincte, Plusieurs équipes de recherche, en France
et en Italie, utilisent actuellement le logiciel « Samba » pour discrim iner les morphotypes de Oinophysis spp. au sein des groupes morphologiques
instables précités. Par ailleurs, Culverhouse et al.
(1996) ont récemment montré que parmi tous les
systèmes d'analyse d' images numérisées, le système expert « A.N.N. » (Artificial Neura l Network)
était le plus puissant et le plus prometteur.
Anderson (1995) et Vrieling et Anderson (1996)
ont montré que les sondes nucléiques ou immunologiques sera ient des outils précieux pour la
détection rapide et sensible de la présence ou de
l' absence d' un orga nisme donné. Ces sondes
pourraient également faciliter l'identification d'espèces nuisibles en l'absence de ta xonomistes qualifiés. Des mét hodes permettant leur utilisat ion
pour des dénombrements effectués avec des
populations très clairsemées sont actuellement en
cours de développement.
Pour les sondes à anticorps pol yclo nau x, plusieu rs anticorps présents dans un seul sérum se
fi xent sur plusieurs sites antigéniques différents
des cellules cibles, rend ant leur détection plu s
aisée qu 'avec des anti corps monoclonau x. Le
marquage des cellules non-ciblées (réaction croi -
sée) reste cependa nt un problème sérieu x, en
réduisant la spécific ité de la sonde. Néanmoins,
plusieurs an tis érum s polyclonaux pour diverses
espèces toxiques autres que des Oinophysis spp.
sont fortement spécifiques (Anderson et al., 1989 ;
Bates el al., 1993).
Les antisérums monoclonaux contiennent un seul
anticorps qui se fixe sur un seu l site; leur utilisation
potentielle est donc restreinte à une seule espèce,
si la détection est réalisée avec soin. Ces sondes
ont permis la détection de populations de très
faible densité, de l'ordre de 10-20 cellules.l· l sur
Aureococcus anophagefferens (Anderson el al.,
1993). La plupart des méthodes d'analyse immunologique font appel à la fluorescence à des fins de
visualisation . Sous le microscope, le marquage
fluorescent est souvent visible sous la forme d' une
bague colorée autour de la cellule cible qui se différencie clairement des autres cellules lorsque les
réactions croisées et l' autofluorescen ce sont
réduites. Des tentatives ont été faites pour développer des méthodes automatiques de numération
cellulaire au sein de communautés naturelles, en
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