Dinophysis spp.
DINOPHYSIS SPP.
Serge Y. Maestrini (1), Brigitte Berland (2), Christian Dalet (3), Patrick Lassus (4)
(1) Centre de Recherche en Écologie Marine et Aquaculture de L'Houmeau (CNRS-IFREMER)
B.P. 5, 17137 L'Houmeau, France
(2) CNRS, Centre d'Océanologie de Marseille, Station Marine d' Endoume,
Rue de la Batlerie des Lions, 13007 Marseille, France
(3) DNA, Agropolis Il, 2196 Bvd. de la Lironde, 34980 Montferrier-sur-Lez, France
(4) IFREMER, Centre de Nantes, Laboratoire DEL/PN, BP 211 05, 44311 Nantes Cedex 03, France
Résumé
Les connaissa nces ac tu ell es concern ant les
méth odes nouvelles de systématique, le cycle biologique, le mode de nutrition, les mécanismes écophysiologiques impliqués dans l'établissement des
efflorescences de Dinophysis spp. et la dynamique
de contamination des moules en acide okadaïqu e
sont rés umées, en fa isant ressortir la contribution
de la communauté fra nça ise. Les principaux résultats obtenus en France dans ce domaine sont : la
mise au point d' une sonde spécifiq ue pour D. acuminata ; la mise en évidence de l'ex istence d' un
kyste de résistance et observati on de corps globuleux intracellu la ires contenant des petites cellules
mobi les, également pour D. acuminata ; la mise en
évidence directe d' une acti vité photosynthétiqu e
par mesure du taux d'assimilation du carbone avec
des cellules isolées de D . acuta ; la première analyse CLHP des pigments photosynthétiqu es et la
mi se en év idence d ' un e signature pigmentai re
parti culière pou r un dinoflagellé ; la mise en évidence d' un moyen de réducti on des pertes par
inhibition de certains brouteurs.
Les priorités de la recherche à venir sont éga Iement dégagées . Sont considérés comme étant des
sujets prioritaires, l'existence ou non de kystes permettant l' hivernage, les conditions qui déterminent un mode de nutrition préférentiellement photosynthétique ou préférentiellement hétérotrophe
et/ou phagotrophe, les mécani smes pa ss ifs et/ou
actifs qui sont à l'ori gine de la présence de populations à forte concentration cellul aire, l'origi ne
algale et/ou bactéri enne des toxines et la mise au
point de nouvell es sondes polynucléotid iques .
Sur cette base, il est recommandé (i) de modifier
les stra tégies de pré lèvement des étu des de terra in, en pri v il ég iant les sé ri es temporell es, (ii )
d' utiliser les sondes monospécifiques pour obteni r des données objecti ves relati ves au x stades
précoces du déve loppement des effl orescences
toxiqu es, (iii) d' utiliser les méth odes no uvell es
d'esti mati on de l'acti vité de croi ssa nce in situ et
(i v) de poursuivre les essa is de mi se en culture de
ces organismes, même si cet objectif est devenu
une gageure.
Introduction
Le genre Dinoph ysis (Dinofl agellata , Dinophyceae) est connu depuis 1840, lorsque Ehrenberg
a le premier décrit plusieurs espèces. il en comporte environ 200 (Sournia, 1986) qui toutes sont
marines et planctoniques. leur bio logie et leur
écophysiologie restent encore mal connues, essentiellement en raison de l' inexistence de toute culture et de leur occurrence aléatoire. Ainsi , par
exemple, les expérimentati ons cl assiques servant
à préciser le mode de nutrition d' un micro-organisme n'ont pu être réa lisées.
l es Dinophysis spp . ont une fois seu lement été
signalés comme étant générateurs d'efflorescences
Mots-clés: Dinophysis, cycle bio logique, kyste, sonde molécula ire, immunofl uorescence, mixotrophie, pigment photosynthétique,
pycnocl ine, turbulence. inhibition broutage, culture.
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DINOPHYSIS SPP.
Serge Y. Maestrini (1), Brigitte Berland (2), Christian Dalet (3), Patrick Lassus (4)
(1) Centre de Recherche en Écologie Marine et Aquaculture de L'Houmeau (CNRS-IFREMER)
B.P. 5, 17137 L'Houmeau, France
(2) CNRS, Centre d'Océanologie de Marseille, Station Marine d' Endoume,
Rue de la Batlerie des Lions, 13007 Marseille, France
(3) DNA, Agropolis Il, 2196 Bvd. de la Lironde, 34980 Montferrier-sur-Lez, France
(4) IFREMER, Centre de Nantes, Laboratoire DEL/PN, BP 211 05, 44311 Nantes Cedex 03, France
Résumé
Les connaissa nces ac tu ell es concern ant les
méth odes nouvelles de systématique, le cycle biologique, le mode de nutrition, les mécanismes écophysiologiques impliqués dans l'établissement des
efflorescences de Dinophysis spp. et la dynamique
de contamination des moules en acide okadaïqu e
sont rés umées, en fa isant ressortir la contribution
de la communauté fra nça ise. Les principaux résultats obtenus en France dans ce domaine sont : la
mise au point d' une sonde spécifiq ue pour D. acuminata ; la mise en évidence de l'ex istence d' un
kyste de résistance et observati on de corps globuleux intracellu la ires contenant des petites cellules
mobi les, également pour D. acuminata ; la mise en
évidence directe d' une acti vité photosynthétiqu e
par mesure du taux d'assimilation du carbone avec
des cellules isolées de D . acuta ; la première analyse CLHP des pigments photosynthétiqu es et la
mi se en év idence d ' un e signature pigmentai re
parti culière pou r un dinoflagellé ; la mise en évidence d' un moyen de réducti on des pertes par
inhibition de certains brouteurs.
Les priorités de la recherche à venir sont éga Iement dégagées . Sont considérés comme étant des
sujets prioritaires, l'existence ou non de kystes permettant l' hivernage, les conditions qui déterminent un mode de nutrition préférentiellement photosynthétique ou préférentiellement hétérotrophe
et/ou phagotrophe, les mécani smes pa ss ifs et/ou
actifs qui sont à l'ori gine de la présence de populations à forte concentration cellul aire, l'origi ne
algale et/ou bactéri enne des toxines et la mise au
point de nouvell es sondes polynucléotid iques .
Sur cette base, il est recommandé (i) de modifier
les stra tégies de pré lèvement des étu des de terra in, en pri v il ég iant les sé ri es temporell es, (ii )
d' utiliser les sondes monospécifiques pour obteni r des données objecti ves relati ves au x stades
précoces du déve loppement des effl orescences
toxiqu es, (iii) d' utiliser les méth odes no uvell es
d'esti mati on de l'acti vité de croi ssa nce in situ et
(i v) de poursuivre les essa is de mi se en culture de
ces organismes, même si cet objectif est devenu
une gageure.
Introduction
Le genre Dinoph ysis (Dinofl agellata , Dinophyceae) est connu depuis 1840, lorsque Ehrenberg
a le premier décrit plusieurs espèces. il en comporte environ 200 (Sournia, 1986) qui toutes sont
marines et planctoniques. leur bio logie et leur
écophysiologie restent encore mal connues, essentiellement en raison de l' inexistence de toute culture et de leur occurrence aléatoire. Ainsi , par
exemple, les expérimentati ons cl assiques servant
à préciser le mode de nutrition d' un micro-organisme n'ont pu être réa lisées.
l es Dinophysis spp . ont une fois seu lement été
signalés comme étant générateurs d'efflorescences
Mots-clés: Dinophysis, cycle bio logique, kyste, sonde molécula ire, immunofl uorescence, mixotrophie, pigment photosynthétique,
pycnocl ine, turbulence. inhibition broutage, culture.
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