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Efflorescences toxiques des eaux c6tières françaises : écologie, écoph ysiologie, toxicologie
Le rendement de l' extraction est évalué à 70 %
jusqu' au stade C18. Comme précédemment, le
rendement de la dernière purification, effectuée
sur ce support, dépend de la pureté désirée. Pour
obtenir un produit très pur il est souhaitable d'atteindre un rendement au stade C18 voisin de
75 %, soit un rendement global de 52 % .
La méthode proposée fait appel à sept opérations
majeures (deux extractions liquide-liqu ide et cinq
chromatographies), ce qui est très raisonnable si
on considère que la concentration en acide okadaïque dans les hépatopancréas cuits traités est de
l' ordre de 0,0002 % (0,0007 % par rapport au
poids d' hépatopancréas cuit et sec).
Comparaison des deux approches
Ces études ont montré la bonne faisabil ité de l'extraction de l'acide okadaïque (et dans un des cas
de la DTX-1 ) à partir de cultures de Prorocentrum
lima ou d'hépatopancréas de moules contaminées par Dinophysis sp et cuites.
Les re ndements d'extraction en AO des deux
méthodes proposées (respectivement 73 et 70 %
avant la purification ultime dont le rendement
dépendra de la pureté désirée) sont voisins et très
satisfaisants.
La méthode mise au point à partir des moules
contaminées peut sembler un peu plus lourde que
celle appliquée aux cellules de P. lima (sept opérations majeures contre cinq), Cette différence
peut être attribuée aux teneu rs respectives en AO
exprimées par rapport au poids sec de la matière
première : 0,02 % dans le cas de P. lima contre
0,0007 % pour les hépatopancréas cuits, soit un
Souches
Origine
1
Vigo
2
Vigo
3
Vigo
5
Vigo
6
Okinawa
7
Vigo
rapport de 1/35. Ce même facteur peut nécessiter
l'emploi de plus grandes quanti tés de sol vants lors
des premiers stades de l' extraction à part ir d es
hépatopancréas. Mais ces données ne peuvent à
elles seules conduire à des conclusions définitives
sur le choi x de la méthode à proposer en termes
de facilité et de coût d'extraction comparés.
Le choix à effectuer entre les deux approches peut
également dépendre de la volonté d' obtenir également de la DTX-1 , ce qui permet par ailleurs de
mieux rentabiliser l' extraction à partir de P. lima.
Il dépend pour beaucoup de la facilité d'obtention
d' une matière première de qualité et en quantité
suffisante.
Les deux expérimentations ont été menées sur des
matières premières relativement pauv res en
toxines :
- les hépatopancréas ne contenaient que 2 iJ8
d' AO/ g (cuit) alors que des teneurs pouvant
atteindre 5 ou 6 mg/g (frais) ne sont pas exceptionnelles dans les moules contaminées récoltées
sur les côtes françaises ;
- cet aspect est encore plus vrai pour les expériences effectuées sur P. lima, les teneurs respectives en AO et en DTX1 étant seulement de 1,2 mg
et de 0,2 mg/1 0 6 cellu les, soi t 15 à 20 fois moins
de ce qu' il est possible d' espérer (tabl. 1 ).
Si nous prenons comme base de calcul pour les
hépatopancréas cuits de moules contam inées
(récoltées de façon aléatoire) une teneur de 3 j.Jg/g,
en tenant compte de la « perte » de 30 % due à une
probable diffusion dans le restant de la chair, et
pour les cellules de P. lima (culture d' une souche
sélectionnée) une teneur de 20 mg/1 0 6 cellules, il
nous faut comparer la difficulté et le coût d'obtention d'environ 6,5 g d'hépatopancréas cuit et de
10 6 cellules du dinoflagellé.
AO (~g/1 06 cellules)
DTX-1 (~g/106 cellules)
21,3
6,0
24,5
7,2
8,0
11,0
5,4
6,0
26,0
13,0
4,8
0,5
Tableau 1 - Teneurs en AO et en DTX-1 de différentes souches de P. lima (selon Lee et al. 1989, et Morlaix et Lassus, 1992).
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