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Efr1orescences toxiques des eaux cétières françaises : écologie, écophysiologie, toxicologie
L'effort a été plus important pour la détection des
toxines diarrhéiques : il faut voir là, simplement,
le souci du comité scientifique du PNEAT de
prendre en compte le fait qu' en France, le problème majeur est dû au x proliférations régulières
du genre Oinophysis en différents points du littoral. A côté des toxines diarrhéiques, des essais
sont proposés pour la détection des hémolysines
excrétées par Cyrodinium aureolum et de la maïtotoxine (MTX) produite par Cambierdiscus taxieus en milieu tropical.
Les méthodes qui ont été développées en vue des
objectifs cités plus haut, reposent toutes sur des
processus biologiques (mortalité, effets cellulaires) ; elles sont souvent le fruit de l'adaptation
d' une longue expérience acquise par les laboratoires partenaires.
Dans cette synthèse, nous rapporterons les résultats de ci nq opérations, regroupés selon le type de
toxines traitées. Les techniques utilisées seront
simplement rappelées pour la bonne compréhension du propos ; elles sont décrites en détail dans
les publications correspondantes.
Détection des DSP
Au préalable, nous rappellerons brièvement les
toxines impliquées dans l' intoxication diarrhéique par fruits de mer (DSP). Elles comprennent en fait trois familles :l'acide okadaïque (AO)
et ses dérivés ou dinophysistoxines (DTX1-3), les
pectenotoxines et les yessotoxines. Seule la première famille présente des effets diarrhéiques et
l' AO semble être pour le moment la toxine majoritaire dans les coquillages de notre littoral. C'est
pourquoi les travaux présentés ici ont utilisé
comme composé de référence essentiellement
l' AO, seule de ces toxines disponible à l' état pur
dans le commerce au moment où ont été
conduites ces études.
L'AO et ses dérivés (DTX1-2) peuvent être dosés
par chromatographie liquide à haute performance
(CLHP) selon la méthode décrite par Lee et al. en
1987. Les DSP sont aussi mises en évidence dans
de nombreux laboratoires, par un test de létalité
sur souris mis au point par Yasumoto en 1978.
Par ce bioessai le niveau de toxicité est exprimé
en nombre d' unités souris, l' unité-souris (US)
étant la dose minimum de toxine qui tue, après
injection i. p., deux souris sur trois en 24 heures.
Pour I'AO la dose létale 24 heures est de 4 IJg.
Une étude a montré une bonne corrélation entre
le dosage chimique et le test souris sur des échantillons français : r = 0,91 , n = 1 7, p < 0,001 (Marcaillou-Le Baut et al., 1994).
Actuellement, en France, le contrôle en rout ine
de la qualité des coquillages repose sur le test souris mais avec une procédure simplifiée. Il a l' avantage de révéler une toxicité globa le et de donner
une réponse dans la journée, mais il présente une
grande variabilité inhérente et ne satisfait pas du
point de vue de l'éthique. D'ailleurs, beaucoup
de pays européens refusent de le pratiquer et l' utilisation d' animaux vivants est soumise à une
réglementation de plus en plus contraignante .
Ceci nous a amené à rechercher des alternatives
à ce test. Quatre essais ont été prospectés.
Test daphnie
La daphnie est un petit crustacé d' eau douce
(Oaphnia magna, Cladocère) qui est utilisé dans
un test standardisé au niveau international (ISO,
1989) pour évaluer la toxicité de divers composés chimiques. Son élevage au laboratoire est aisé
et la procédure de l'essai est simple. L'idée fut
donc proposée d'éprouver ce test avec les toxines
diarrhéiques : acide okadaïque pur et extraits de
moules contaminées (Vernoux et al. , 1993).
L'essai est conduit sur 24 heures dans des tubes en
verre contenant 10 ml de milieu réactionnel et
cinq Daphnies. Pour un échantillon (toxine pure
ou extrait) il comprend une gamme de six concentrations avec quatre répliquats par concentration
et quatre témoins. JI permet de déterminer la
concentration efficace qui inhibe la mobilité de
50 % des individus en 24 heures :CEl 50 - 24 h.
Pour l' AO cette concentration est égale à 0,15 ±
0,018 IJg pour 10 ml de mil ieu réactionnel. Les
extraits de moules saines n'affectent pas la mobilité des daphnies, de même celles-ci ne sont pas
sensibles à la saxitoxine, principale toxine des
phycotoxines paralysantes (CEl 50 - 24 heures >
50 !Jg/1 0 ml).
Efr1orescences toxiques des eaux cétières françaises : écologie, écophysiologie, toxicologie
L'effort a été plus important pour la détection des
toxines diarrhéiques : il faut voir là, simplement,
le souci du comité scientifique du PNEAT de
prendre en compte le fait qu' en France, le problème majeur est dû au x proliférations régulières
du genre Oinophysis en différents points du littoral. A côté des toxines diarrhéiques, des essais
sont proposés pour la détection des hémolysines
excrétées par Cyrodinium aureolum et de la maïtotoxine (MTX) produite par Cambierdiscus taxieus en milieu tropical.
Les méthodes qui ont été développées en vue des
objectifs cités plus haut, reposent toutes sur des
processus biologiques (mortalité, effets cellulaires) ; elles sont souvent le fruit de l'adaptation
d' une longue expérience acquise par les laboratoires partenaires.
Dans cette synthèse, nous rapporterons les résultats de ci nq opérations, regroupés selon le type de
toxines traitées. Les techniques utilisées seront
simplement rappelées pour la bonne compréhension du propos ; elles sont décrites en détail dans
les publications correspondantes.
Détection des DSP
Au préalable, nous rappellerons brièvement les
toxines impliquées dans l' intoxication diarrhéique par fruits de mer (DSP). Elles comprennent en fait trois familles :l'acide okadaïque (AO)
et ses dérivés ou dinophysistoxines (DTX1-3), les
pectenotoxines et les yessotoxines. Seule la première famille présente des effets diarrhéiques et
l' AO semble être pour le moment la toxine majoritaire dans les coquillages de notre littoral. C'est
pourquoi les travaux présentés ici ont utilisé
comme composé de référence essentiellement
l' AO, seule de ces toxines disponible à l' état pur
dans le commerce au moment où ont été
conduites ces études.
L'AO et ses dérivés (DTX1-2) peuvent être dosés
par chromatographie liquide à haute performance
(CLHP) selon la méthode décrite par Lee et al. en
1987. Les DSP sont aussi mises en évidence dans
de nombreux laboratoires, par un test de létalité
sur souris mis au point par Yasumoto en 1978.
Par ce bioessai le niveau de toxicité est exprimé
en nombre d' unités souris, l' unité-souris (US)
étant la dose minimum de toxine qui tue, après
injection i. p., deux souris sur trois en 24 heures.
Pour I'AO la dose létale 24 heures est de 4 IJg.
Une étude a montré une bonne corrélation entre
le dosage chimique et le test souris sur des échantillons français : r = 0,91 , n = 1 7, p < 0,001 (Marcaillou-Le Baut et al., 1994).
Actuellement, en France, le contrôle en rout ine
de la qualité des coquillages repose sur le test souris mais avec une procédure simplifiée. Il a l' avantage de révéler une toxicité globa le et de donner
une réponse dans la journée, mais il présente une
grande variabilité inhérente et ne satisfait pas du
point de vue de l'éthique. D'ailleurs, beaucoup
de pays européens refusent de le pratiquer et l' utilisation d' animaux vivants est soumise à une
réglementation de plus en plus contraignante .
Ceci nous a amené à rechercher des alternatives
à ce test. Quatre essais ont été prospectés.
Test daphnie
La daphnie est un petit crustacé d' eau douce
(Oaphnia magna, Cladocère) qui est utilisé dans
un test standardisé au niveau international (ISO,
1989) pour évaluer la toxicité de divers composés chimiques. Son élevage au laboratoire est aisé
et la procédure de l'essai est simple. L'idée fut
donc proposée d'éprouver ce test avec les toxines
diarrhéiques : acide okadaïque pur et extraits de
moules contaminées (Vernoux et al. , 1993).
L'essai est conduit sur 24 heures dans des tubes en
verre contenant 10 ml de milieu réactionnel et
cinq Daphnies. Pour un échantillon (toxine pure
ou extrait) il comprend une gamme de six concentrations avec quatre répliquats par concentration
et quatre témoins. JI permet de déterminer la
concentration efficace qui inhibe la mobilité de
50 % des individus en 24 heures :CEl 50 - 24 h.
Pour l' AO cette concentration est égale à 0,15 ±
0,018 IJg pour 10 ml de mil ieu réactionnel. Les
extraits de moules saines n'affectent pas la mobilité des daphnies, de même celles-ci ne sont pas
sensibles à la saxitoxine, principale toxine des
phycotoxines paralysantes (CEl 50 - 24 heures >
50 !Jg/1 0 ml).
