Tests biologiques
APPLICATION DE TESTS BIOLOGIQUES
À LA DÉTECTION DES PHYCOTOXINES
Claire Marcaillou-le Raut (1 ), Geneviève Arzul (2), Yves-François Pouchus (3),
Simone Puiseux-Dao (4), Jean-Paul Vernoux (5)
(1 ) IFREMER, Centre de Nantes, Laboratoire DEL/PN, BP 21105, 44311 Nantes Cedex 03, France
(2) IFREMER, Centre de Brest, B P 70, 29280 Plouzané, France
(3) SMAB, Faculté de Pharmacie, 1 rue Gaston Veil, 44000 Nantes, France
(4) Université de Paris VIl, Laboratoire de Toxicologie, 2 Place Jussieu, 75251 Paris, France
(5) Université de Caen, Laboratoire de Physiologie Cellulaire et Moléculaire,
Esplanade de la Paix, 14032 Caen Cedex, France
Résumé
L' accumu lati on des phycotoxines dans les
coquillages ou leur libération dans le milieu peuvent avoir de graves conséquences sur les consommateurs ou la faune marine. Pour préve ni r ce
risque, un réseau de survei llance, une fois mis en
place, doit disposer de méthodes de détection présentant les propriétés requises pour un contrôle de
routine, c'est-à-dire: simplic ité, rapidité, modicité
de coût. De plus, par respect pour la législation
européenne, elles doivent éviter l' utilisation d'animaux de laboratoire. Les méthodes biologiques se
sont montrées plus faci les à adapter pour répondre
à ces contraintes.
Le risque d ' intoxication par les tox ines di arrhéiques étant le problème majeur sur le littoral
français, en terme de survei llance, l' effort a porté
sur ces toxines et a abouti au développement de
tro is essais : un test sur microcrustacé et deux tests
de cytotoxicité. Ces essais donnent une réponse
comparable aux méthodes traditionnelles (analyse chimique en CLHP et test souris) et répondent
aux exigences de la surveillance.
Deux autres méthodes sont proposées pour la
mise en évidence des hémolysines ichtyotoxiques
et de la maïtotoxine, associée à la ciguatera.
Mots-clés: bioessais, CLHP, DSP, hémolysine, maïtotoxine.
Introduction
Suivant leur mode de transmission, nous d istinguons deux types de phycotox ines :
- les exotoxines, généralement élaborées par des
espèces à eaux colorées, sont li bérées par les
algues dans le milieu, ell es peuvent avoir un
impact désastreux sur l'aquaculture. La détecti on
de ces toxines, si possible avant l' apparition de
leur effet, présente donc un grand intérêt ;
-les endotoxines, elles, s'accumulent dans les différents échelons de la c haîne al imentai re et les
mollusques filtreurs sont évidemment les premiers
vecteurs. En France, ce sont surtout les moules, et
à un moindre degré les huîtres, qui peuvent présenter un ri sque d' intoxicati on pour les consommateurs.
Une des préoccupations du programme national
fût donc d'encourager la mise au po int et/ou le
développement de méthodes de détection, avec
l'objectif d'aboutir à un outil simple, rapide, sensibl e et le moins coûteux possible. Ces critères
définissant une méthode de détection, sont ceux
imposés par les contraintes d' un réseau de surveillance et dans ce domaine la demande se fait
pressante. Ils répondent aussi aux beso ins des
laborato ires de recherche pour mener des études
préliminaires : par exemple, pour trier les échantillons ou suivre les étapes d' une purification .
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APPLICATION DE TESTS BIOLOGIQUES
À LA DÉTECTION DES PHYCOTOXINES
Claire Marcaillou-le Raut (1 ), Geneviève Arzul (2), Yves-François Pouchus (3),
Simone Puiseux-Dao (4), Jean-Paul Vernoux (5)
(1 ) IFREMER, Centre de Nantes, Laboratoire DEL/PN, BP 21105, 44311 Nantes Cedex 03, France
(2) IFREMER, Centre de Brest, B P 70, 29280 Plouzané, France
(3) SMAB, Faculté de Pharmacie, 1 rue Gaston Veil, 44000 Nantes, France
(4) Université de Paris VIl, Laboratoire de Toxicologie, 2 Place Jussieu, 75251 Paris, France
(5) Université de Caen, Laboratoire de Physiologie Cellulaire et Moléculaire,
Esplanade de la Paix, 14032 Caen Cedex, France
Résumé
L' accumu lati on des phycotoxines dans les
coquillages ou leur libération dans le milieu peuvent avoir de graves conséquences sur les consommateurs ou la faune marine. Pour préve ni r ce
risque, un réseau de survei llance, une fois mis en
place, doit disposer de méthodes de détection présentant les propriétés requises pour un contrôle de
routine, c'est-à-dire: simplic ité, rapidité, modicité
de coût. De plus, par respect pour la législation
européenne, elles doivent éviter l' utilisation d'animaux de laboratoire. Les méthodes biologiques se
sont montrées plus faci les à adapter pour répondre
à ces contraintes.
Le risque d ' intoxication par les tox ines di arrhéiques étant le problème majeur sur le littoral
français, en terme de survei llance, l' effort a porté
sur ces toxines et a abouti au développement de
tro is essais : un test sur microcrustacé et deux tests
de cytotoxicité. Ces essais donnent une réponse
comparable aux méthodes traditionnelles (analyse chimique en CLHP et test souris) et répondent
aux exigences de la surveillance.
Deux autres méthodes sont proposées pour la
mise en évidence des hémolysines ichtyotoxiques
et de la maïtotoxine, associée à la ciguatera.
Mots-clés: bioessais, CLHP, DSP, hémolysine, maïtotoxine.
Introduction
Suivant leur mode de transmission, nous d istinguons deux types de phycotox ines :
- les exotoxines, généralement élaborées par des
espèces à eaux colorées, sont li bérées par les
algues dans le milieu, ell es peuvent avoir un
impact désastreux sur l'aquaculture. La détecti on
de ces toxines, si possible avant l' apparition de
leur effet, présente donc un grand intérêt ;
-les endotoxines, elles, s'accumulent dans les différents échelons de la c haîne al imentai re et les
mollusques filtreurs sont évidemment les premiers
vecteurs. En France, ce sont surtout les moules, et
à un moindre degré les huîtres, qui peuvent présenter un ri sque d' intoxicati on pour les consommateurs.
Une des préoccupations du programme national
fût donc d'encourager la mise au po int et/ou le
développement de méthodes de détection, avec
l'objectif d'aboutir à un outil simple, rapide, sensibl e et le moins coûteux possible. Ces critères
définissant une méthode de détection, sont ceux
imposés par les contraintes d' un réseau de surveillance et dans ce domaine la demande se fait
pressante. Ils répondent aussi aux beso ins des
laborato ires de recherche pour mener des études
préliminaires : par exemple, pour trier les échantillons ou suivre les étapes d' une purification .
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