Pollutions dlffuses : du bassin versant au littoral
L’Ifremer étudie actuellement le moyen d’accélérer la méthode de quantification de ces stocks offshore.
Le faible coefficient d’extinction et l’albédo du sable procurent un éclairement au fond a priori suffisant pour autoriser la croissance des ulves,
même à plus de dix mètres de profondeur, lors cle nos investigations.
La température est également favorable. L’azote mesuré à un mètre audessus du foncl est en quantité limitée, comparable avec celle rencontrée en mer d’Iroise à la même saison.
Des bancs profonds d’ulves ont été signalés dans d’autres secteurs de
la baie de Douarnenez, près du cap de la Chèvre. Sur des sires autres
que cette baie, leur existence est signalée par les pêcheurs. L’hypothèse explicative avancée est que la capacité physique de certains sites d'estran à transformer l’azote en ulves est dépassée (à cause de l’auto-ombrage des algues, par exemple) et que le stock offshore représente une forme d’extension de la prolifération vers le large.
En baie de Douarnenez, la pêche côtière subit l’impact négatif du stock
offshore : colmatage massif des filets dormants ou traînants et cles
dragues, appâts de traîne rendus non pêchants, etc. Depuis quelques
années, la limite de pêche effective est repoussée de plus en plus loin
vers le large à la belle saison (J.-C. Guillou, comm. pers.). L’impact de
ce stock sur les espèces pêchables et sur l’écosystème est encore inconnu. Les données issues de la littérature sont favorables pour certaines
d’entre elles (abri des poissons juvéniles vis-à-vis de la prédation, production primaire accrue), défavorables pour d’autres (hypoxies nocturnes dans la strate d’ulves posée sur le fond, toxicité pour les larves
de crustacés, etc.).
Unicité de fonctionnement de la baie de Douarnenez
L’espèce d’ulve présente au large est le plus souvent la même que celle présente sur l’estran (U. rotundata). Nous avons constaté la grande
mobilité du stock littoral d’ulves. On peut logiquement supposer que,
lors des transits latéraux cles algues, une partie au moins pourrait franchir la zone de déferlement et être transportée au large. Le déferlement
constitue ordinairement une barrière hydrodynamique qui s’oppose
aux transferts de matériel entre l’estran et le large. Dans certaines conditions (faible houle par exemple), cette barrière pourrait être franchie er
des échanges entre les cleux stocks d’ulves se produire. Ainsi, pour pouvoir appréhentler correctement l’importance de la prolifération sur le
site et son évolution au cours d’opérations de reconquête de la qualité
des eaux douces qui s’y déversent, il semble nécessaire cle quantifier les
deux stocks, littoral et offshore, et cela de façon simultanée et avant le
début des ramassages estivaux.
La mobilité du stock littoral en baie de Douarnenez implique que son
développement peut se faire successivement sur différentes plages, alimentées chacune par un cours d’eau différent ; ou encore, à supposer que
les algues restent en place, cela implique qu’elles peuvent être nourries, au moins partiellement, par des flux provenant d’ailleurs que du
ruisseau débouchant sur place. Ainsi, en s’en tenant au stock d’ulves
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L’Ifremer étudie actuellement le moyen d’accélérer la méthode de quantification de ces stocks offshore.
Le faible coefficient d’extinction et l’albédo du sable procurent un éclairement au fond a priori suffisant pour autoriser la croissance des ulves,
même à plus de dix mètres de profondeur, lors cle nos investigations.
La température est également favorable. L’azote mesuré à un mètre audessus du foncl est en quantité limitée, comparable avec celle rencontrée en mer d’Iroise à la même saison.
Des bancs profonds d’ulves ont été signalés dans d’autres secteurs de
la baie de Douarnenez, près du cap de la Chèvre. Sur des sires autres
que cette baie, leur existence est signalée par les pêcheurs. L’hypothèse explicative avancée est que la capacité physique de certains sites d'estran à transformer l’azote en ulves est dépassée (à cause de l’auto-ombrage des algues, par exemple) et que le stock offshore représente une forme d’extension de la prolifération vers le large.
En baie de Douarnenez, la pêche côtière subit l’impact négatif du stock
offshore : colmatage massif des filets dormants ou traînants et cles
dragues, appâts de traîne rendus non pêchants, etc. Depuis quelques
années, la limite de pêche effective est repoussée de plus en plus loin
vers le large à la belle saison (J.-C. Guillou, comm. pers.). L’impact de
ce stock sur les espèces pêchables et sur l’écosystème est encore inconnu. Les données issues de la littérature sont favorables pour certaines
d’entre elles (abri des poissons juvéniles vis-à-vis de la prédation, production primaire accrue), défavorables pour d’autres (hypoxies nocturnes dans la strate d’ulves posée sur le fond, toxicité pour les larves
de crustacés, etc.).
Unicité de fonctionnement de la baie de Douarnenez
L’espèce d’ulve présente au large est le plus souvent la même que celle présente sur l’estran (U. rotundata). Nous avons constaté la grande
mobilité du stock littoral d’ulves. On peut logiquement supposer que,
lors des transits latéraux cles algues, une partie au moins pourrait franchir la zone de déferlement et être transportée au large. Le déferlement
constitue ordinairement une barrière hydrodynamique qui s’oppose
aux transferts de matériel entre l’estran et le large. Dans certaines conditions (faible houle par exemple), cette barrière pourrait être franchie er
des échanges entre les cleux stocks d’ulves se produire. Ainsi, pour pouvoir appréhentler correctement l’importance de la prolifération sur le
site et son évolution au cours d’opérations de reconquête de la qualité
des eaux douces qui s’y déversent, il semble nécessaire cle quantifier les
deux stocks, littoral et offshore, et cela de façon simultanée et avant le
début des ramassages estivaux.
La mobilité du stock littoral en baie de Douarnenez implique que son
développement peut se faire successivement sur différentes plages, alimentées chacune par un cours d’eau différent ; ou encore, à supposer que
les algues restent en place, cela implique qu’elles peuvent être nourries, au moins partiellement, par des flux provenant d’ailleurs que du
ruisseau débouchant sur place. Ainsi, en s’en tenant au stock d’ulves
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