Littoral
de l’estran, il serait vain de chercher à traiter séparément les proliférations observées sur chaque plage, en ne traitant que le ruisseau directement afférent. C’est en fait l’ensemble des proliférations et des apports
à la baie qu’il convient de prendre en compte de façon globale. Ceci est
encore plus fondé si l’on considère comme possibles les échanges entre
le stock littoral d’ulves et le stock offshore.
Ce fonctionnement unitaire du phénomène d’eutrophisation du fond
de la baie de Douarnenez est induit par sa géomorphologie et aussi par
son très faible courant résiduel de marée qui occasionne les temps de
résidence de l’eau sur place sans doute les plus longs de Bretagne. La
fragilité qui en découle se traduit par une eutrophisation probablement en cours d’expansion actuellement.
Rappelons que ce site est aussi le plus régulièrement touché de Bretagne par les floraisons de phytoplancton toxique depuis que le réseau
de surveillance (Réphy) a été instauré en 1984.
Conclusion
La forte sensibilité de la baie de Douarnenez au phénomène d’eutrophisation est illustrée, entre autres, par i’ancienneté et l’importance
des proliférations d'algues vertes du genre Ulva. La cause en est l’augmentation des flux de nitrate d’origine terrestre, superposée à un contexte naturel défavorable (géomorphologie et courants).
Par rapport aux autres sites touchés par le même phénomène, le site étudié présente une singularité, la très grande mobilité de son stock littoral d’ulves. La quantification annuelle de ce dernier est ici très variable
et, en apparence, mal reliée aux apports azotés mesurés lors de la saison de pousse. La mise en évidence en 1998 d’un autre stock, situé à
distance de la côte et pondéralement important, peut constituer l’explication de la variabilité du stock littoral.
D’un point de vue opérationnel, le site présente une unicité fonctionnelle en ce qui concerne l’eutrophisation. Il s’ensuit, au vu des éléments scientifiques connus aujourd’hui, que des mesures de reconquête
de la qualité de l’eau douce visant à maîtriser les marées vertes en baie
de Douarnenez devront s’attacher plutôt à l’importance relative des
apports d’azote qu’à leur situation géographique.
Par ailleurs, la quantification des ulves doit concerner à la fois le stock
offshore et le stock littoral. Du fait de leur mobilité et des probables
échanges entre ces deux stocks, ils doivent impérativement être mesurés simultanément.
La prolifération d’ulves au large constitue vraisemblablement une forme d’extension du phénomène d’eutrophisation. Des indices de l’existence du même phénomène dans d’autres sites existent. Des efforts
clevraient être portés sur l’amélioration de la méthode de quantification du stock offshore. Si l’on a une idée qualitative des obstacles qu’il
constitue pour la pêche, il reste que sa croissance, sa limitation, ses
déplacements et son impact sur la ressource halieutique et l’écosystème
sont inconnus.
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de l’estran, il serait vain de chercher à traiter séparément les proliférations observées sur chaque plage, en ne traitant que le ruisseau directement afférent. C’est en fait l’ensemble des proliférations et des apports
à la baie qu’il convient de prendre en compte de façon globale. Ceci est
encore plus fondé si l’on considère comme possibles les échanges entre
le stock littoral d’ulves et le stock offshore.
Ce fonctionnement unitaire du phénomène d’eutrophisation du fond
de la baie de Douarnenez est induit par sa géomorphologie et aussi par
son très faible courant résiduel de marée qui occasionne les temps de
résidence de l’eau sur place sans doute les plus longs de Bretagne. La
fragilité qui en découle se traduit par une eutrophisation probablement en cours d’expansion actuellement.
Rappelons que ce site est aussi le plus régulièrement touché de Bretagne par les floraisons de phytoplancton toxique depuis que le réseau
de surveillance (Réphy) a été instauré en 1984.
Conclusion
La forte sensibilité de la baie de Douarnenez au phénomène d’eutrophisation est illustrée, entre autres, par i’ancienneté et l’importance
des proliférations d'algues vertes du genre Ulva. La cause en est l’augmentation des flux de nitrate d’origine terrestre, superposée à un contexte naturel défavorable (géomorphologie et courants).
Par rapport aux autres sites touchés par le même phénomène, le site étudié présente une singularité, la très grande mobilité de son stock littoral d’ulves. La quantification annuelle de ce dernier est ici très variable
et, en apparence, mal reliée aux apports azotés mesurés lors de la saison de pousse. La mise en évidence en 1998 d’un autre stock, situé à
distance de la côte et pondéralement important, peut constituer l’explication de la variabilité du stock littoral.
D’un point de vue opérationnel, le site présente une unicité fonctionnelle en ce qui concerne l’eutrophisation. Il s’ensuit, au vu des éléments scientifiques connus aujourd’hui, que des mesures de reconquête
de la qualité de l’eau douce visant à maîtriser les marées vertes en baie
de Douarnenez devront s’attacher plutôt à l’importance relative des
apports d’azote qu’à leur situation géographique.
Par ailleurs, la quantification des ulves doit concerner à la fois le stock
offshore et le stock littoral. Du fait de leur mobilité et des probables
échanges entre ces deux stocks, ils doivent impérativement être mesurés simultanément.
La prolifération d’ulves au large constitue vraisemblablement une forme d’extension du phénomène d’eutrophisation. Des indices de l’existence du même phénomène dans d’autres sites existent. Des efforts
clevraient être portés sur l’amélioration de la méthode de quantification du stock offshore. Si l’on a une idée qualitative des obstacles qu’il
constitue pour la pêche, il reste que sa croissance, sa limitation, ses
déplacements et son impact sur la ressource halieutique et l’écosystème
sont inconnus.
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