Littoral
La précision de la méthode de quantification des ulves de l’estran a été
fortement améliorée par la standardisation du traitement des algues
avant leur pesée sur le terrain et par l’automatisation du traitement
des clichés aériens (Céva, 1997). Il subsiste néanmoins quelques biais
affectant les observations ainsi pratiquées. L’impossibilité de s’affranchir des opérations assez lourdes de terrain implique un coût relativement élevé de chaque opération et a déterminé son caractère unique au
cours d’une saison. Par ailleurs, les survols aériens nécessitent des conditions météorologiques qui ne sont pas toujours réunies en Bretagne. A
ce point de vue, les survols de l’IGN sont particulièrement exigeants.
Cela doit s'harmoniser avec la disponibilité de plusieurs équipes de
terrain travaillant simultanément sur plusieurs sites, le jour du passage de l’avion. Pour éviter le risque de pratiquer l’opération au lendemain d’un ramassage et pour, de plus, appréhender la biomasse près de
son maximum saisonnier, il faut pouvoir opérer entre la mi-juin et la
mi-juillet. Concilier toutes ces contraintes n’a jamais été facile et a parfois été impossible.
Cumul des cubages ramassés
Les volumes d’ulves ramassés en baie de Douarnenez au cours de chaque
saison s’échelonnent entre 4 000 et plus de 14000 m 3 , Antérieurement, le minimum a eu lieu en 1991 (quelques centaines de mètres
cubes). Comme les échouages, les ramassages sont très variables, avec
également une occurrence plus élevée dans l’angle sud-est de la baie,
semble-t-il.
Un certain nombre de biais peuvent les affecter. La décision de ramasser appartient à chaque municipalité riveraine qui engage les travaux
et les frais. La fraction non remboursée par le conseil général du Finistère peut décourager les communes les moins riches, d’autant que le
nettoyage de la plage est susceptible d’advenir naturellement d’un jour
à l’autre sous l’influence des vents. La pression des habitants pour faire enlever les algues peut être plus ou moins accentuée selon les sites.
De plus, en même temps que les algues, un certain volume de sable,
variable et mal connu, est également exporté des plages. Enfin, les produits ramassés sont le plus souvent soit épandus sur des terres agricoles, soit mis en décharge. La facilité pour leur trouver une issue peut
également influer sur la fréquence de ramassage.
Ulves offshore
Un stock d’ulves, situé entre 2 et 18 m de profondeur, a pu être mis
en évidence en baie de Douarnenez et faire l’objet d’une première quantification à quatre reprises en 1998. L’augmentation de ce stock offshore
entre mai et juin semble très rapide, comme celle du stock d’estran
constatée antérieurement en baie de Lannion ou de Saint-Brieuc. La
technique de quantification utilisée (« chalutage » par plongeurs) est
localement précise, mais lente. Le nombre de stations étudiées est ainsi
limité et la précision sur l’ensemble de la zone investiguée en souffre.
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La précision de la méthode de quantification des ulves de l’estran a été
fortement améliorée par la standardisation du traitement des algues
avant leur pesée sur le terrain et par l’automatisation du traitement
des clichés aériens (Céva, 1997). Il subsiste néanmoins quelques biais
affectant les observations ainsi pratiquées. L’impossibilité de s’affranchir des opérations assez lourdes de terrain implique un coût relativement élevé de chaque opération et a déterminé son caractère unique au
cours d’une saison. Par ailleurs, les survols aériens nécessitent des conditions météorologiques qui ne sont pas toujours réunies en Bretagne. A
ce point de vue, les survols de l’IGN sont particulièrement exigeants.
Cela doit s'harmoniser avec la disponibilité de plusieurs équipes de
terrain travaillant simultanément sur plusieurs sites, le jour du passage de l’avion. Pour éviter le risque de pratiquer l’opération au lendemain d’un ramassage et pour, de plus, appréhender la biomasse près de
son maximum saisonnier, il faut pouvoir opérer entre la mi-juin et la
mi-juillet. Concilier toutes ces contraintes n’a jamais été facile et a parfois été impossible.
Cumul des cubages ramassés
Les volumes d’ulves ramassés en baie de Douarnenez au cours de chaque
saison s’échelonnent entre 4 000 et plus de 14000 m 3 , Antérieurement, le minimum a eu lieu en 1991 (quelques centaines de mètres
cubes). Comme les échouages, les ramassages sont très variables, avec
également une occurrence plus élevée dans l’angle sud-est de la baie,
semble-t-il.
Un certain nombre de biais peuvent les affecter. La décision de ramasser appartient à chaque municipalité riveraine qui engage les travaux
et les frais. La fraction non remboursée par le conseil général du Finistère peut décourager les communes les moins riches, d’autant que le
nettoyage de la plage est susceptible d’advenir naturellement d’un jour
à l’autre sous l’influence des vents. La pression des habitants pour faire enlever les algues peut être plus ou moins accentuée selon les sites.
De plus, en même temps que les algues, un certain volume de sable,
variable et mal connu, est également exporté des plages. Enfin, les produits ramassés sont le plus souvent soit épandus sur des terres agricoles, soit mis en décharge. La facilité pour leur trouver une issue peut
également influer sur la fréquence de ramassage.
Ulves offshore
Un stock d’ulves, situé entre 2 et 18 m de profondeur, a pu être mis
en évidence en baie de Douarnenez et faire l’objet d’une première quantification à quatre reprises en 1998. L’augmentation de ce stock offshore
entre mai et juin semble très rapide, comme celle du stock d’estran
constatée antérieurement en baie de Lannion ou de Saint-Brieuc. La
technique de quantification utilisée (« chalutage » par plongeurs) est
localement précise, mais lente. Le nombre de stations étudiées est ainsi
limité et la précision sur l’ensemble de la zone investiguée en souffre.
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