Pollutions diffuses : du bassin versant au littoral
• Tourisme
La prolifération des algues sur les plages provoque une forte gêne ou
une impossibilité d’y pratiquer la plupart des loisirs habituels : baignade,
pêche, jeux de plage, etc. Du fait de leur odeur fétide, elles affectent
également les loisirs proches, tels que la randonnée pédestre sur les
sentiers côtiers, et la simple résidence. Or, l’essentiel du tourisme breton se fait sur la bande côtière (85 % dans les Côtes- d’Armor). Actuellement, la fréquentation touristique tend à devenir plus mobile et
improvisée. L’abandon des sites touchés est illustré par la diminution
drastique du nombre d'hôtels à Saint-Michel-en-Grève (22), de six à
un en trente ans. La valeur patrimoniale du foncier, de l’immobilier et
des fonds de commerce des zones atteintes est évidemment diminuée.
Dans un contexte touristique globalement favorable à la Bretagne
depuis plusieurs années, la perte cle substance ainsi occasionnée est
finalement assez peu visible dans les chiffres régionaux. Cela tient peutêtre à un effet de report sur les sites indemnes. Cela peut aussi être dû
au faible nombre de données chiffrées existantes concernant cet impact
sur le tourisme. Il est vrai que les structures départementales et régionales de cette activité économique restent légères au regard du chiffre
d’affaires direct (12 milliards de francs en 1998). De plus, les acteurs
du tourisme sont partagés sur l’opportunité d’étudier cet impact, le
risque étant de pointer l'attention du public sur ce handicap et d’aggraver ainsi ses effets. Ainsi, 19 communes costarmoricaines sont
concernées par les marées vertes mais, au cours d’une enquête générale sur la caractérisation du tourisme breton, 9 seulement les ont
signalées comme posant problème.
Figure 5
Quantités d’ulves ramassées
en Bretagne et coûts
de collecte (d'après
données Céva).
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