Pollutions diffuses : du bassin versant au littoral
Les deux types de quantification sont complémentaires et présentés
dans le tableau 1 pour les années 1997 et 1998.
Tableau 1 - Biomasse instantanée (juin ou juillet) et cumul des ramassages
estivaux (de mi-juin à mi-septembre) sur le littoral breton.
1997
1998
Stock instantané (t)*
18 860
21 030
Volume ramassé/saison (m 3 )
42 800
38 110
* En poids frais égoutté.
Les ramassages sont affectés par plusieurs biais dont, entre autres, la
volonté et les moyens techniques et financiers des communes touchées
par le phénomène, qui sont variables selon les sites. De plus, on ignore
l'effet favorisant la repousse qui est logiquement provoqué par la diminution de densité des ulves due au ramassage (meilleur accès à la
lumière et aux nutriments). Il est peu probable que les ramassages
réduisent le reliquat d’algues à une quantité assez faible pour retarder
beaucoup la repousse.
Concernant l’observation des stocks instantanés, une amélioration des
techniques de terrain et du traitement des clichés aériens a conduit à
des evaluations moins importantes que celles avancées lors d’estimations
antérieures (15 000 - 20 000 t au lieu de 100 000 t). Pour cles raisons
de disponibilité d’avion, il n’est cependant pas toujours possible d'effectuer les observations avant le début cles ramassages estivaux, d’où un
risque de sous-estimation. De plus, des fluctuations importantes des
échouages, visuellement constatées dans certains sites, en baie cle Douarnenez notamment, obligent à penser que le système plage-premières
Figure 1
Sites de prolifération d’ulves
en Bretagne en 1997
(d'après Céva, 1997a).
50
Les deux types de quantification sont complémentaires et présentés
dans le tableau 1 pour les années 1997 et 1998.
Tableau 1 - Biomasse instantanée (juin ou juillet) et cumul des ramassages
estivaux (de mi-juin à mi-septembre) sur le littoral breton.
1997
1998
Stock instantané (t)*
18 860
21 030
Volume ramassé/saison (m 3 )
42 800
38 110
* En poids frais égoutté.
Les ramassages sont affectés par plusieurs biais dont, entre autres, la
volonté et les moyens techniques et financiers des communes touchées
par le phénomène, qui sont variables selon les sites. De plus, on ignore
l'effet favorisant la repousse qui est logiquement provoqué par la diminution de densité des ulves due au ramassage (meilleur accès à la
lumière et aux nutriments). Il est peu probable que les ramassages
réduisent le reliquat d’algues à une quantité assez faible pour retarder
beaucoup la repousse.
Concernant l’observation des stocks instantanés, une amélioration des
techniques de terrain et du traitement des clichés aériens a conduit à
des evaluations moins importantes que celles avancées lors d’estimations
antérieures (15 000 - 20 000 t au lieu de 100 000 t). Pour cles raisons
de disponibilité d’avion, il n’est cependant pas toujours possible d'effectuer les observations avant le début cles ramassages estivaux, d’où un
risque de sous-estimation. De plus, des fluctuations importantes des
échouages, visuellement constatées dans certains sites, en baie cle Douarnenez notamment, obligent à penser que le système plage-premières
Figure 1
Sites de prolifération d’ulves
en Bretagne en 1997
(d'après Céva, 1997a).
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