Littoral
Marées vertes en Bretagne : état actuel
des connaissances
Michel Merceron
Ifremer/Del, BP 70, 29280 Plouzané
Introduction
Les proliférations d’ulves sur les plages bretonnes sont connues du
public sous le nom de « marées vertes ». Il s’agit d'algues vertes qui, en
période printanière et estivale, s’accumulent sur l’estran en quantités très
importantes, sur des épaisseurs allant jusqu’à plusieurs décimètres. Elles
se tiennent également dans les premières vagues où, lorsqu’elles sont en
grande densité, elles amortissent ou suppriment le déferlement. Dans
les nombreux sites touristiques qu'elles affectent, elles font l’objet de
ramassages intensifs lors de la saison. Il s’agit d’une forme d’eutrophisation marine côtière, provoquée par un enrichissement excessif des eaux
en nutriments. Cette biomasse algale, parfois énorme, finit par se décomposer et/ou se disperser en grande partie à la fin de la belle saison.
Aspects quantitatifs
En Bretagne
La quantification du phénomène peut être traitée sous deux aspects
différents : l’observation du stock instantané au moment présumé de
son maximum annuel et le cubage cumulé des ramassages annuels (Merceron, 1998).
La première approche consiste à quantifier les proliférations d’ulves
littorales en juin-juillet lorsque les biomasses sont présumées être à
leur maximum (Céva, 1997a). Des clichés aériens, traités numériquement et couplés à des pesées de biomasse par unité de surface sur les
plages, permettent d’obtenir une appréciation correcte des tonnages
en place (Céva, 1997b). En observant le stock de façon ponctuelle à son
maximum, l’accroissement annuel de la biomasse est en principe appréhendé. Cela suppose implicitement :
- une quasi-absence de stock hivernal ;
- une mortalité négligeable durant la période de croissance;
- une croissance annuelle achevée au moment de l’observation ;
- un stock non soumis à prélèvements ou apports extérieurs.
La deuxième approche consiste à additionner les cubages ramassés par
les municipalités riveraines au cours de l’été. Il s’agit de la somme des
récoltes successives ; elle ne peut pas être réellement comparée à l’état
instantané précédent. Un mètre cube d’ulves ramassées correspond à environ 0,8 t, compte tenu du sable enlevé en même temps que les algues.
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Marées vertes en Bretagne : état actuel
des connaissances
Michel Merceron
Ifremer/Del, BP 70, 29280 Plouzané
Introduction
Les proliférations d’ulves sur les plages bretonnes sont connues du
public sous le nom de « marées vertes ». Il s’agit d'algues vertes qui, en
période printanière et estivale, s’accumulent sur l’estran en quantités très
importantes, sur des épaisseurs allant jusqu’à plusieurs décimètres. Elles
se tiennent également dans les premières vagues où, lorsqu’elles sont en
grande densité, elles amortissent ou suppriment le déferlement. Dans
les nombreux sites touristiques qu'elles affectent, elles font l’objet de
ramassages intensifs lors de la saison. Il s’agit d’une forme d’eutrophisation marine côtière, provoquée par un enrichissement excessif des eaux
en nutriments. Cette biomasse algale, parfois énorme, finit par se décomposer et/ou se disperser en grande partie à la fin de la belle saison.
Aspects quantitatifs
En Bretagne
La quantification du phénomène peut être traitée sous deux aspects
différents : l’observation du stock instantané au moment présumé de
son maximum annuel et le cubage cumulé des ramassages annuels (Merceron, 1998).
La première approche consiste à quantifier les proliférations d’ulves
littorales en juin-juillet lorsque les biomasses sont présumées être à
leur maximum (Céva, 1997a). Des clichés aériens, traités numériquement et couplés à des pesées de biomasse par unité de surface sur les
plages, permettent d’obtenir une appréciation correcte des tonnages
en place (Céva, 1997b). En observant le stock de façon ponctuelle à son
maximum, l’accroissement annuel de la biomasse est en principe appréhendé. Cela suppose implicitement :
- une quasi-absence de stock hivernal ;
- une mortalité négligeable durant la période de croissance;
- une croissance annuelle achevée au moment de l’observation ;
- un stock non soumis à prélèvements ou apports extérieurs.
La deuxième approche consiste à additionner les cubages ramassés par
les municipalités riveraines au cours de l’été. Il s’agit de la somme des
récoltes successives ; elle ne peut pas être réellement comparée à l’état
instantané précédent. Un mètre cube d’ulves ramassées correspond à environ 0,8 t, compte tenu du sable enlevé en même temps que les algues.
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