Littoral
visible sur les diatomées, composante majoritaire mais non toxique.
Pour diminuer cette clernière d’environ 20 %, la diminution des apports
de phosphore serait plus rapidement efficace.
Ces derniers résultats sont à rapprocher de ceux obtenus précédemment
sur la rade de Brest par Le Pape & Ménesguen (1997). Le modèle, très
semblable à celui utilisé pour la baie de Seine, permet tout d'abord
d’expliquer pourquoi ni la biomasse phytoplanctonique annuelle
moyenne, ni le maximum annuel de biomasse (toujours observé en
avril) ne montrent de tendance à l’augmentation sur la série des cycles
annuels disponibles (1977, 1981, 1982, 1983, 1992 et 1993), alors
que les apports de nitrate d’origine agricole ont doublé au cours des vingt
dernières années. L’explication de ce paradoxe et, en conséquence, de
la bonne résistance de la rade de Brest à l’eutrophisation réside d’abord
dans son hydrodynamique très particulière : une marée intense permet
une oscillation biquotidienne d’une importante masse d’eau de part et
d’autre du goulet, dans laquelle les nutriments et le plancton sont
rapidement dilués avant d’être progressivement évacués vers la mer
d’Iroise. Ceci explique en particulier que l’essentiel des apports azotés
des bassins versants, effectué en hiver, puisse être évacué avant que
leclairement soit suffisant pour le développement algal, sans donner
lieu à une production importante de biomasse. Durant l’été cependant,
la modélisation mathématique de l’écosystème a mis en évidence l’intervention d’un deuxième facteur régulateur de la biomasse phytoplanctonique : la consommation par les abondantes populations d’invertébrés benthiques filtreurs.
Figure 8
Concentrations
en chlorophylle a au centre
de la rade de Brest
simulées avec le forcage
de 1993.
a : situatlon réelle de 1993,
b : avec doublement
des apports d’azote
inorganlque par les rivières.
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