Pollutions diffuses : du bassin versant au littoral
aujourd’hui que 11 000 t/an de phosphore, contre i 5 000 tonnes/an il
y a vingt ans ; au contraire, ses apports d’azote inorganique ont augmenté
d'environ 1,8 'A par an pendant la même période et, ceci a suffi à bouleverser clurant la période printanière les effets limitants respectifs cles
trois éléments N, P et Si. Comme le montre la figure 6, alors que le phosphore n’était jamais limitant durant l’année 1978, il est devenu en 1 995,
dans la zone productive du panache, le principal élément limitant
durant le printemps, tandis que le silicium, naguère limitant au printemps seulement, a remplacé l’azote comme premier élément limitant
durant l'eté et l’automne.
De même que dans le cas d’eutrophisation à macrophytes, les modèles
mathématiques peuvent être utilisés pour évaluer les résultats que l’on
pourrait a priori espérer si cles mesures cle réduction des apports de
nutriments par les rivières étaient mises en œuvre. Cugier (1999) a
ainsi montré (fig. 7) que dans la situation actuelle de la baie cle Seine,
si l'on vise à réduire les dinoflagellés, composante minoritaire mais
parfois toxique du phytoplancton, ce sont plutôt les apports d’azote
qu'il faut diminuer, mais qu’il ne faut par contre pas en attendre un effet
Figure 7
Impact de la réduction
des apports d’azote
et de phosphate
par la Seine en terme
de réduction de la production
phytoplanctonique.
42
aujourd’hui que 11 000 t/an de phosphore, contre i 5 000 tonnes/an il
y a vingt ans ; au contraire, ses apports d’azote inorganique ont augmenté
d'environ 1,8 'A par an pendant la même période et, ceci a suffi à bouleverser clurant la période printanière les effets limitants respectifs cles
trois éléments N, P et Si. Comme le montre la figure 6, alors que le phosphore n’était jamais limitant durant l’année 1978, il est devenu en 1 995,
dans la zone productive du panache, le principal élément limitant
durant le printemps, tandis que le silicium, naguère limitant au printemps seulement, a remplacé l’azote comme premier élément limitant
durant l'eté et l’automne.
De même que dans le cas d’eutrophisation à macrophytes, les modèles
mathématiques peuvent être utilisés pour évaluer les résultats que l’on
pourrait a priori espérer si cles mesures cle réduction des apports de
nutriments par les rivières étaient mises en œuvre. Cugier (1999) a
ainsi montré (fig. 7) que dans la situation actuelle de la baie cle Seine,
si l'on vise à réduire les dinoflagellés, composante minoritaire mais
parfois toxique du phytoplancton, ce sont plutôt les apports d’azote
qu'il faut diminuer, mais qu’il ne faut par contre pas en attendre un effet
Figure 7
Impact de la réduction
des apports d’azote
et de phosphate
par la Seine en terme
de réduction de la production
phytoplanctonique.
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