Solutions techniques
dit, contribution de l'eau en provenance des horizons superficiels des
versants. Ces résultats, même s’ils éclairent le fonctionnement général
de l’hydrologie des bassins, n’apportent pas de connaissances sur la
dynamique à long terme de ces systèmes. Notons malgré tout que les
modèles hydrologiques couplés à des modules hydrogéochimiques basés
sur ces résultats sont susceptibles à brève échéance de permettre la
simulation du fonctionnement des bassins soumis à des pratiques ou
des aménagements différents et donc d’évaluer leur impact.
L’étude des mécanismes de la circulation de l’eau sur les temps longs
est moins avancée. Cependant, des travaux engagés depuis trois ans
permettent de proposer un schéma spatial de la circulation de l’eau et
des vitesses de transfert, incluant la composante profonde des écoulements
(Molénat, 1999). Cette approche répond pro parte à la question des temps
de transfert longs. Elle a des conséquences importantes sur l’évaluation
de l’impact des pratiques et des aménagements. Ce schéma général
divise le bassin en deux composantes spatiales :
- les plateaux et les hauts de versant où les temps de transfert, tant verticaux, dans la zone non saturée, que latéraux dans la zone saturée, sont
largement supérieurs à l’année ;
- les fonds de vallée et les versants où les temps de transfert sont largement inférieurs à l’année (transferts de l’ordre de quelques mois, en
hiver), tant pour les transferts verticaux dans les horizons superficiels
du sol que pour les transferts latéraux dans la partie saturée du profil.
Ces différences sont dues au jeu de trois éléments : l'epaisseur de la
zone non saturée (et donc la profondeur de la zone saturée), l’évolution
des gradients hydrauliques entre l’amont et l’aval, le contraste de perméabilité entre le sol et l’altérite.
Ces résultats généraux sur la circulation de l’eau indiquent déjà les ordres
de grandeur des vitesses de transfert. Bien qu’acquis sur un bassin versant de recherche (le Coët-Dan), ils ont un caractère de généralité
valable pour de nombreux bassins bretons et notamment celui du Yar.
Ce schéma général serait sans doute à moduler pour les bassins versants
fortement arrosés de l’ouest de la Bretagne.
Le temps de transfert sur le Coët-Dan et sur le Yar
Une approche spécifique du temps de transfert a été faite sur le Yar à
l’aide d’une méthode spectrale associée à un modèle déterministe. On
a procédé également à cette approche sur d’autres bassins versants, à la
fois pour valider la méthode et parce que les résultats trouvent leur
pertinence dans la comparaison de différents bassins. Au niveau hydrologique, les différents bassins apparaissent fortement marqués par une
dynamique annuelle déjà visible sur la chronique simple des données
hydrologiques. Le Yar présente également une deuxième fréquence,
autour de 170 jours, non expliquée à ce jour. Au niveau hydrochimique, l'analyse fréquentielle a pu ètre faite sur quelques bassins où les
données étaient suffisantes. On observe également sur les différents
bassins une réponse fortement marquée par un cycle annuel. Cependant,
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dit, contribution de l'eau en provenance des horizons superficiels des
versants. Ces résultats, même s’ils éclairent le fonctionnement général
de l’hydrologie des bassins, n’apportent pas de connaissances sur la
dynamique à long terme de ces systèmes. Notons malgré tout que les
modèles hydrologiques couplés à des modules hydrogéochimiques basés
sur ces résultats sont susceptibles à brève échéance de permettre la
simulation du fonctionnement des bassins soumis à des pratiques ou
des aménagements différents et donc d’évaluer leur impact.
L’étude des mécanismes de la circulation de l’eau sur les temps longs
est moins avancée. Cependant, des travaux engagés depuis trois ans
permettent de proposer un schéma spatial de la circulation de l’eau et
des vitesses de transfert, incluant la composante profonde des écoulements
(Molénat, 1999). Cette approche répond pro parte à la question des temps
de transfert longs. Elle a des conséquences importantes sur l’évaluation
de l’impact des pratiques et des aménagements. Ce schéma général
divise le bassin en deux composantes spatiales :
- les plateaux et les hauts de versant où les temps de transfert, tant verticaux, dans la zone non saturée, que latéraux dans la zone saturée, sont
largement supérieurs à l’année ;
- les fonds de vallée et les versants où les temps de transfert sont largement inférieurs à l’année (transferts de l’ordre de quelques mois, en
hiver), tant pour les transferts verticaux dans les horizons superficiels
du sol que pour les transferts latéraux dans la partie saturée du profil.
Ces différences sont dues au jeu de trois éléments : l'epaisseur de la
zone non saturée (et donc la profondeur de la zone saturée), l’évolution
des gradients hydrauliques entre l’amont et l’aval, le contraste de perméabilité entre le sol et l’altérite.
Ces résultats généraux sur la circulation de l’eau indiquent déjà les ordres
de grandeur des vitesses de transfert. Bien qu’acquis sur un bassin versant de recherche (le Coët-Dan), ils ont un caractère de généralité
valable pour de nombreux bassins bretons et notamment celui du Yar.
Ce schéma général serait sans doute à moduler pour les bassins versants
fortement arrosés de l’ouest de la Bretagne.
Le temps de transfert sur le Coët-Dan et sur le Yar
Une approche spécifique du temps de transfert a été faite sur le Yar à
l’aide d’une méthode spectrale associée à un modèle déterministe. On
a procédé également à cette approche sur d’autres bassins versants, à la
fois pour valider la méthode et parce que les résultats trouvent leur
pertinence dans la comparaison de différents bassins. Au niveau hydrologique, les différents bassins apparaissent fortement marqués par une
dynamique annuelle déjà visible sur la chronique simple des données
hydrologiques. Le Yar présente également une deuxième fréquence,
autour de 170 jours, non expliquée à ce jour. Au niveau hydrochimique, l'analyse fréquentielle a pu ètre faite sur quelques bassins où les
données étaient suffisantes. On observe également sur les différents
bassins une réponse fortement marquée par un cycle annuel. Cependant,
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