Pollutions diffuses : du bassin versant au littoral
la comparaison du Coët-Dan, représentatif à ce niveau de dynamique
régionale, et d’un bassin rural alpin montre qu’en Bretagne le signal
hydrochimique est très lié à l’hydrologie du système, avec association
de pics de débit et de pics de concentration, la « source » en nitrate apparaissant illimitée, à l’opposé du bassin alpin où le signal hydrochimique de sortie est beaucoup plus pointu en début de saison, semblant
être régulé ensuite par un épuisement des réserves de nitrate.
Le temps de réponse calculé pour le Yar, obtenu par l’inversion du
modèle de transfert, correspond au temps moyen de propagation d’une
onde entre le moment de l’impulsion (la pluie) et la rèponse à la sortie du bassin. Ce temps de réponse est de l’ordre de quatre mois. Notons
que ce temps est relativement long comparé à celui obtenu sur le CoëtDan (60 jours). Mais cela est cohèrent avec la différence de substratum.
Ce temps de rèponse ne rend malgré tout pas compte de la dynamique
interannuelle qui dépend du volume d'eau stocké clans la nappe et des
gradients qui ont été évoqués dans le paragraphe précédent.
Les mécanismes géochimiques intervenant sur les temps de réponse
du bassin
Ces temps de transfert hydrologique, qui expriment également les
temps de transfert de nitrate lorsqu’ils ne sont soumis ni à des processus
biologiques, ni à des processus géochimiques, sont modulés par ces processus biogéochimiques qui ont leur propre dynamique. On a choisi de
présenter, non pas une analyse exhaustive de ces processus, mais leur
impact à terme en fonction des structures paysagères ou agronomiques
clans lesquelles ils interviennent de façon hiérarchisée.
La dénitrification hètèrotrophe est en jeu principalement dans les
zones humides. C'est un processus instantané par rapport au problème qui nous intèresse. Il prèsente deux aspects contradictoires : dèjà
active actuellement, la dénitrification rèduit les fuites de nitrate arrivant dans les cours d’eau ; toutes les études menées à différentes échelles
de temps et d’espace montrent que les teneurs seraient beaucoup plus
fortes si elle n’était pas active. La première conclusion - négative - est
que toute diminution des excédents ne va pas se répercuter intègralement sur les eaux, du fait de l’abattement qui existe dèjà sur la source
et parce que cet abattement diminue avec la teneur en nitrate de la
source. La deuxième conclusion - positive - est qu’une augmentation
significative de la superficie des zones humides (ou de leur efficacité)
devrait diminuer immédiatement les teneurs en nitrate des eaux. La difficultè à promouvoir une politique systématique de rèhabilitation et
d’aménagement des zones humides est la mèconnaissance relative de l’efficacité quantifiée des zones humides et de leur impact sur d’autres
polluants.
La dénitrification autotrophe, lièe à la présence de pyrite dans les aquifères, est un cles autres processus actifs actuellement qui « découplent »
la teneur en nitrate des eaux par rapport aux entrèes du système. Peu
de données existent sur la pérennité d’un tel mécanisme. Les travaux
328
la comparaison du Coët-Dan, représentatif à ce niveau de dynamique
régionale, et d’un bassin rural alpin montre qu’en Bretagne le signal
hydrochimique est très lié à l’hydrologie du système, avec association
de pics de débit et de pics de concentration, la « source » en nitrate apparaissant illimitée, à l’opposé du bassin alpin où le signal hydrochimique de sortie est beaucoup plus pointu en début de saison, semblant
être régulé ensuite par un épuisement des réserves de nitrate.
Le temps de réponse calculé pour le Yar, obtenu par l’inversion du
modèle de transfert, correspond au temps moyen de propagation d’une
onde entre le moment de l’impulsion (la pluie) et la rèponse à la sortie du bassin. Ce temps de réponse est de l’ordre de quatre mois. Notons
que ce temps est relativement long comparé à celui obtenu sur le CoëtDan (60 jours). Mais cela est cohèrent avec la différence de substratum.
Ce temps de rèponse ne rend malgré tout pas compte de la dynamique
interannuelle qui dépend du volume d'eau stocké clans la nappe et des
gradients qui ont été évoqués dans le paragraphe précédent.
Les mécanismes géochimiques intervenant sur les temps de réponse
du bassin
Ces temps de transfert hydrologique, qui expriment également les
temps de transfert de nitrate lorsqu’ils ne sont soumis ni à des processus
biologiques, ni à des processus géochimiques, sont modulés par ces processus biogéochimiques qui ont leur propre dynamique. On a choisi de
présenter, non pas une analyse exhaustive de ces processus, mais leur
impact à terme en fonction des structures paysagères ou agronomiques
clans lesquelles ils interviennent de façon hiérarchisée.
La dénitrification hètèrotrophe est en jeu principalement dans les
zones humides. C'est un processus instantané par rapport au problème qui nous intèresse. Il prèsente deux aspects contradictoires : dèjà
active actuellement, la dénitrification rèduit les fuites de nitrate arrivant dans les cours d’eau ; toutes les études menées à différentes échelles
de temps et d’espace montrent que les teneurs seraient beaucoup plus
fortes si elle n’était pas active. La première conclusion - négative - est
que toute diminution des excédents ne va pas se répercuter intègralement sur les eaux, du fait de l’abattement qui existe dèjà sur la source
et parce que cet abattement diminue avec la teneur en nitrate de la
source. La deuxième conclusion - positive - est qu’une augmentation
significative de la superficie des zones humides (ou de leur efficacité)
devrait diminuer immédiatement les teneurs en nitrate des eaux. La difficultè à promouvoir une politique systématique de rèhabilitation et
d’aménagement des zones humides est la mèconnaissance relative de l’efficacité quantifiée des zones humides et de leur impact sur d’autres
polluants.
La dénitrification autotrophe, lièe à la présence de pyrite dans les aquifères, est un cles autres processus actifs actuellement qui « découplent »
la teneur en nitrate des eaux par rapport aux entrèes du système. Peu
de données existent sur la pérennité d’un tel mécanisme. Les travaux
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