Pollutions diffuses : du bassin versant au littoral
Une mesure de la dénitrification dans la couche superficielle du sol sur
12 cm d’épaisseur par la méthode du blocage à l’acétylène à quatre
époques de l'année a été réalisée sur des parcelles en prairies de la zone
humide de bas-fond, du versant et du plateau bien drainés. Ces résultats ponctuels (tab. 5) ne peuvent être étendus à tout le bassin versant.
Ils montrent cependant que la dénitrification dans la couche superficielle du sol (0-12 cm) peut occasionner à certaines époques de l’année
(automne, printemps) un transfert d’azote important du sol vers l’air, y
compris sur des parcelles bien drainées occupées par des cultures annuelles.
Dans tous les cas, la part du protoxyde d’azote dans la perte totale
d’azote est importante. Ces résultats sont cohérents avec ceux obtenus
par Rismondo ( 1993) sur le bassin versant clu Coët-Dan à Naizin.
Tableau 5 - Pertes en azote par dénitrification (N en kg.ha .j
-1 ) et en N2O (en pourcentage de la perte
totale en N) mesurées par la méthode du blocage à l’acétylène sur 12 cm de profondeur pour 5 sites
à Ploudiry sur le bassin versant du Kerouallon en 1997-1998.
Sites de mesure
Dates de mesure
Occupation du sol
Localisation
27/1 1/97
12/03/98
26/03/98
09/04/98
Prairie permanente
Zone humide
1,18
0,01
0,22
0,56
de graminées
en fond de vallée
(56,6)
(0,0)
(48,8)
(73,5)
Prairie longue durée
Zone humide
0,77
0,07
0,11
2,02
(>7 ans) de rga
en tond de vallée
(23,2)
(7,7)
(35,0)
(92,0)
Prairie permanente
Zone humide
0,65
0,04
0,06
0,27
de graminées
d'amont
(100,0)
(69,2)
(36,4)
(25,8)
Prairie temporaire
versant
1,73
0,04
0,17
0,09
de rga (4 ans)
bien drainé
(54,5)
(64,3)
(52,4)
(75,0)
Prairie temporaire
versant
-
-
0,10
0,19
de rga sans lisier récent
bien drainé
(24,3)
(7,1)
Idem ci-dessus
idem ci-dessus
-
-
0,17
0,21
avec lisier récent(*)
(même site)
(18,0)
(71,2)
Céréale d’hiver
plateau
-
-
0,03
1,42
avec apport de lisier
(**)
bien drainé
(36,4)
(33,7)
Médianes
0,97
0,04
0,11
0,27
(55,6)
(36,0)
(36,4)
(71,8)
( xx,x ) Pertes en protoxyde d’azote (N 2 0) en pourcentage de la perte totale en azote.
(*) Apport de 35 m
3 .ha
-1 de lisier de porc en début mars (environ 100 kg N.ha
4 ).
(**) Apport de 40 m 3 .ha -1 de lisier de porc le 27 mars (environ 120 kg N.ha
4 ).
rga = ray-grass anglais.
Les mécanismes de la circulation de l’eau
La connaissance des mécanismes de la circulation de l'eau dans les bassins versants bretons est plus avancée pour les temps courts (événements averse-crue). Pour ceux-ci, il a été montré que les baisses cle
concentration observées au cours des crues ne sont pas dues à une simple
clilution par l’eau de pluie mais à la conjugaison de différents processus : baisse de la contribution de la nappe, contribution d’eau dénitrifiée provenant des zones humides riveraines, ruissellement proprement
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Une mesure de la dénitrification dans la couche superficielle du sol sur
12 cm d’épaisseur par la méthode du blocage à l’acétylène à quatre
époques de l'année a été réalisée sur des parcelles en prairies de la zone
humide de bas-fond, du versant et du plateau bien drainés. Ces résultats ponctuels (tab. 5) ne peuvent être étendus à tout le bassin versant.
Ils montrent cependant que la dénitrification dans la couche superficielle du sol (0-12 cm) peut occasionner à certaines époques de l’année
(automne, printemps) un transfert d’azote important du sol vers l’air, y
compris sur des parcelles bien drainées occupées par des cultures annuelles.
Dans tous les cas, la part du protoxyde d’azote dans la perte totale
d’azote est importante. Ces résultats sont cohérents avec ceux obtenus
par Rismondo ( 1993) sur le bassin versant clu Coët-Dan à Naizin.
Tableau 5 - Pertes en azote par dénitrification (N en kg.ha .j
-1 ) et en N2O (en pourcentage de la perte
totale en N) mesurées par la méthode du blocage à l’acétylène sur 12 cm de profondeur pour 5 sites
à Ploudiry sur le bassin versant du Kerouallon en 1997-1998.
Sites de mesure
Dates de mesure
Occupation du sol
Localisation
27/1 1/97
12/03/98
26/03/98
09/04/98
Prairie permanente
Zone humide
1,18
0,01
0,22
0,56
de graminées
en fond de vallée
(56,6)
(0,0)
(48,8)
(73,5)
Prairie longue durée
Zone humide
0,77
0,07
0,11
2,02
(>7 ans) de rga
en tond de vallée
(23,2)
(7,7)
(35,0)
(92,0)
Prairie permanente
Zone humide
0,65
0,04
0,06
0,27
de graminées
d'amont
(100,0)
(69,2)
(36,4)
(25,8)
Prairie temporaire
versant
1,73
0,04
0,17
0,09
de rga (4 ans)
bien drainé
(54,5)
(64,3)
(52,4)
(75,0)
Prairie temporaire
versant
-
-
0,10
0,19
de rga sans lisier récent
bien drainé
(24,3)
(7,1)
Idem ci-dessus
idem ci-dessus
-
-
0,17
0,21
avec lisier récent(*)
(même site)
(18,0)
(71,2)
Céréale d’hiver
plateau
-
-
0,03
1,42
avec apport de lisier
(**)
bien drainé
(36,4)
(33,7)
Médianes
0,97
0,04
0,11
0,27
(55,6)
(36,0)
(36,4)
(71,8)
( xx,x ) Pertes en protoxyde d’azote (N 2 0) en pourcentage de la perte totale en azote.
(*) Apport de 35 m
3 .ha
-1 de lisier de porc en début mars (environ 100 kg N.ha
4 ).
(**) Apport de 40 m 3 .ha -1 de lisier de porc le 27 mars (environ 120 kg N.ha
4 ).
rga = ray-grass anglais.
Les mécanismes de la circulation de l’eau
La connaissance des mécanismes de la circulation de l'eau dans les bassins versants bretons est plus avancée pour les temps courts (événements averse-crue). Pour ceux-ci, il a été montré que les baisses cle
concentration observées au cours des crues ne sont pas dues à une simple
clilution par l’eau de pluie mais à la conjugaison de différents processus : baisse de la contribution de la nappe, contribution d’eau dénitrifiée provenant des zones humides riveraines, ruissellement proprement
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