Solutions techniques
9 kg provenant de l’apport de la première année (soit 6 %). Les quantités lixiviées annuellement résultent du cumul dans le temps des faibles
pertes des apports annuels successifs. Ainsi, si on arrête totalement les
apports, il faut plusieurs décennies pour revenir à l’état initial (fig. 3).
Figure 3
Modèle de cumul
dans le temps des pertes
des apports annuels
successifs de fertilisants
d’après Mariotti, 1996.
Pi = pertes des apports
d’une année i.
Cette représentation simple montre qu’il existe dans le sol cultivé une
composante lente à très lente dans la réponse à une diminution des
apports. On ne peut cependant pas en déduire que tous les temps de
réaction relèvent de ce principe. En Bretagne, le principal problème posé
actuellement est celui de la réduction des excédents, et non pas celui
de la diminution d’une fertilisation qui serait déjà optimisée. Par ailleurs,
les apports réguliers d’effluents d’élevage ont une influence quantitative, due à l’accumulation d’azote organique dans le sol, mais également
une influence qualitative en augmentant la proportion de matière organique « active » et la biomasse active (Morvan et al., 1996) qui sont susceptibles de réagir rapidement à une modification des apports. De nombreux essais sur cultures annuelles et sur prairies montrent que l’ajustement des apports aux besoins des cultures ou une modification des techniques d'exploitation se traduisent dès les premières années de mise en
œuvre par une réduction des concentrations et des flux d’azote mesurés sous les parcelles et parfois à l’exutoire de petits bassins versants. Pour
illustrer cela, et sans vouloir être exhaustif, nous prendrons pour exemple
trois cas : celui du pilote Solépur caractérisé par des apports très supérieurs à ceux des parcelles agricoles, même les plus excédentaires, puis
les cas du site expérimental cle l’ITCF à La Jaillère en Loire-Atlantique
et du ruisseau du Montoussé dans le Gers dans des conditions plus normales d’exploitation, et enfin le bassin versant du Kerouallon.
Le pilote Solépur utilise le sol comme support principal d’un système
d epuration de lisier de porc. Ce dispositif expérimental grandeur réelle,
conçu et conduit par le Cemagrefde Rennes, est à letude depuis huit
ans à Plouvorn clans le nord du Finistère. Il comprend une parcelle aménagée en drainage intégral, avec sol reconstitué sur 60 cm d’épaisseur.
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9 kg provenant de l’apport de la première année (soit 6 %). Les quantités lixiviées annuellement résultent du cumul dans le temps des faibles
pertes des apports annuels successifs. Ainsi, si on arrête totalement les
apports, il faut plusieurs décennies pour revenir à l’état initial (fig. 3).
Figure 3
Modèle de cumul
dans le temps des pertes
des apports annuels
successifs de fertilisants
d’après Mariotti, 1996.
Pi = pertes des apports
d’une année i.
Cette représentation simple montre qu’il existe dans le sol cultivé une
composante lente à très lente dans la réponse à une diminution des
apports. On ne peut cependant pas en déduire que tous les temps de
réaction relèvent de ce principe. En Bretagne, le principal problème posé
actuellement est celui de la réduction des excédents, et non pas celui
de la diminution d’une fertilisation qui serait déjà optimisée. Par ailleurs,
les apports réguliers d’effluents d’élevage ont une influence quantitative, due à l’accumulation d’azote organique dans le sol, mais également
une influence qualitative en augmentant la proportion de matière organique « active » et la biomasse active (Morvan et al., 1996) qui sont susceptibles de réagir rapidement à une modification des apports. De nombreux essais sur cultures annuelles et sur prairies montrent que l’ajustement des apports aux besoins des cultures ou une modification des techniques d'exploitation se traduisent dès les premières années de mise en
œuvre par une réduction des concentrations et des flux d’azote mesurés sous les parcelles et parfois à l’exutoire de petits bassins versants. Pour
illustrer cela, et sans vouloir être exhaustif, nous prendrons pour exemple
trois cas : celui du pilote Solépur caractérisé par des apports très supérieurs à ceux des parcelles agricoles, même les plus excédentaires, puis
les cas du site expérimental cle l’ITCF à La Jaillère en Loire-Atlantique
et du ruisseau du Montoussé dans le Gers dans des conditions plus normales d’exploitation, et enfin le bassin versant du Kerouallon.
Le pilote Solépur utilise le sol comme support principal d’un système
d epuration de lisier de porc. Ce dispositif expérimental grandeur réelle,
conçu et conduit par le Cemagrefde Rennes, est à letude depuis huit
ans à Plouvorn clans le nord du Finistère. Il comprend une parcelle aménagée en drainage intégral, avec sol reconstitué sur 60 cm d’épaisseur.
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