Pollutions diffuses : du bassin versant au littoral
Cette parcelle a reçu des épandages intensifs et répétés de lisier de porcins d’avril à octobre à doses élevées (9S6 m3/ha/an pendant cinq ans).
Le sol est occupé par une culture de ray-grass implantée après labour
et détruite annuellement. Les eaux de drainage de la parcelle sont suivies en débit et concentration sur un ensemble de paramètres, dont
l'azote nitrique (nitrites et nitrates) et ammoniacal, puis sont dirigées
vers plusieurs bassins permettant la collecte, le stockage et le traitement
secondaire par dénitrification. Après quatre années d’épandage, un
bilan de l’azote a été établi à la sortie de la parcelle, avant le traitement
des eaux de drainage dans les réservoirs de dénitrification (fig. 4) (Martinez, 1997).
Figure 4
Flux d’azote indicatifs
sur le pilote Solépur
en pourcentage de l’apport
total après quatre années
d’épandage de lisier
porcin à hautes doses
(4950 kg d'azote.ha-1 .an 9)
d’après Martinez, 1997.
Les flux d’azote dans l’air, du fait de la volatilisation lors des épandages
et de la dénitrification, ont été estimés à partir des mesures ponctuelles
réalisées à plusieurs reprises (Moal, 1 994 ; Chadwick et al., 1 998). Cette estimation, basée sur des mesures et non pas seulement sur un défaut
de bilan, a été confortée par recoupement entre différentes approches.
Malgré cela, les chiffres présentés doivent être considérés comme des
ordres de grandeur. Le bilan montre que le sol a stocké de l’azote en
grande quantité (25 % des apports), ce qui s’est traduit, compte tenu
des quantités très importantes épandues, par un doublement du stock
d'azote organique en quatre ans. Les fuites dans l’atmosphère sont bien
plus importantes que celles dans l’eau. Une bonne partie de ces pertes
a lieu sous forme polluante, soit d’ammoniac, soit de protoxyde d’azote
(N2O); les pertes en monoxyde d’azote n’ont pas été évaluées.
Figure 5
Concentrations moyennes
(flux annuel d’azote/flux
annuel d’eau) en azote
nitrique (N-NO3) des eaux
de drainage du pilote
Solépur pendant
et après les épandages
d'après Martinez & Peu,
1999.
320
Cette parcelle a reçu des épandages intensifs et répétés de lisier de porcins d’avril à octobre à doses élevées (9S6 m3/ha/an pendant cinq ans).
Le sol est occupé par une culture de ray-grass implantée après labour
et détruite annuellement. Les eaux de drainage de la parcelle sont suivies en débit et concentration sur un ensemble de paramètres, dont
l'azote nitrique (nitrites et nitrates) et ammoniacal, puis sont dirigées
vers plusieurs bassins permettant la collecte, le stockage et le traitement
secondaire par dénitrification. Après quatre années d’épandage, un
bilan de l’azote a été établi à la sortie de la parcelle, avant le traitement
des eaux de drainage dans les réservoirs de dénitrification (fig. 4) (Martinez, 1997).
Figure 4
Flux d’azote indicatifs
sur le pilote Solépur
en pourcentage de l’apport
total après quatre années
d’épandage de lisier
porcin à hautes doses
(4950 kg d'azote.ha-1 .an 9)
d’après Martinez, 1997.
Les flux d’azote dans l’air, du fait de la volatilisation lors des épandages
et de la dénitrification, ont été estimés à partir des mesures ponctuelles
réalisées à plusieurs reprises (Moal, 1 994 ; Chadwick et al., 1 998). Cette estimation, basée sur des mesures et non pas seulement sur un défaut
de bilan, a été confortée par recoupement entre différentes approches.
Malgré cela, les chiffres présentés doivent être considérés comme des
ordres de grandeur. Le bilan montre que le sol a stocké de l’azote en
grande quantité (25 % des apports), ce qui s’est traduit, compte tenu
des quantités très importantes épandues, par un doublement du stock
d'azote organique en quatre ans. Les fuites dans l’atmosphère sont bien
plus importantes que celles dans l’eau. Une bonne partie de ces pertes
a lieu sous forme polluante, soit d’ammoniac, soit de protoxyde d’azote
(N2O); les pertes en monoxyde d’azote n’ont pas été évaluées.
Figure 5
Concentrations moyennes
(flux annuel d’azote/flux
annuel d’eau) en azote
nitrique (N-NO3) des eaux
de drainage du pilote
Solépur pendant
et après les épandages
d'après Martinez & Peu,
1999.
320
