Solutions techniques
Les teneurs en phosphore sont très faibles et bien souvent en dessous
de la limite de quantification de 0,01 mg P/l. Le phosphore total semble
avoir été retenu par la zone humide en 1 997 (fig. 4). Au contraire, sur
la période 1997-1998, les teneurs en phosphore total en aval sont supérieures à celles relevées en amont, sauf en avril 1 998.
Figure 4
Évolution des concentrations
en phosphore total en
amont et en aval de la zone
humide aménagée
du Kerharo pendant
les hivers 1997
et 1997-1998.
Les teneurs en phosphore soluble sont encore plus faibles que celles en
phosphore total (fig. 5). Les valeurs ne doivent donc être prises qu a titre
indicatif. Toutefois, il semble qu’il y ait un abattement amont-aval sur
la période automne-hiver 1997-1998. La tendance s’inverse ensuite
entre début février et mi-mars 1998. Puis, de nouveau, on observe un
abattement et ce, jusqu a la fin du suivi, le 28 mai 1998.
Cette comparaison amont-aval met en évidence deux faits importants.
D’une part, une faible rétention de nitrate s'opère en permanence mais
elle ne devient sensible sur les concentrations absolues que dans une
plage cle débit limitée. D’autre part, la zone retient également du phosphore mais, lorsque la rétention d’azote est maximale, du phosphore
soluble est relâché.
Figure 5
Évolution des concentrations
en phosphore soluble
en amont et en aval
de la zone humide
aménagée du Kerharo
pendant l’hiver 1997-1998.
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