Pollutions diffuses : du bassin versant au littoral
• Les motivés
Ils appliquent déjà d'eux-mêmes des pratiques culturales intégrant
l’environnement. Ils ont une approche agronomique de l’utilisation de
leur fumure. C'est cette catégorie qui a servi de groupe pilote. Elle
représente 10 à 15 % des exploitants.
• Les demandeurs
Ils ont compris et assimilé les problèmes environnementaux. Ils observent ce que font les agriculteurs du premier groupe. Ils sont conscients
qu'ils peuvent agir à leur niveau mais il leur manque un conseil technique pour passer à l’acte. C’est ici que l'animateur agricole va jouer
un rôle important. Par son action et par la façon dont il va estimer l’attente de chaque agriculteur et la meilleure façon d'y répondre, il va donner la possibilité à cette catégorie d evoluer. Elle représente 30 à 40 %
des agriculteurs.
• Les indécis
Ces agriculteurs continuent de gérer leur exploitation comme avant. Si,
dans l’ensemble, ils savent que cela peut poser problème, ils n'envisagent pas vraiment de bouger. Ils attendent. Le poids des habitudes
est suffisamment fort pour freiner toute évolution. Celle-ci n’est pas
conditionnée par une quelconque aide financière ou un appui technique
mis à leur disposition mais par un temps nécessaire de réflexion non
maîtrisable et variable selon les individus. Ils représentent également
de 30 à 40 % des exploitants.
• Les irréductibles
Chez ces agriculteurs, différents critères comme l’habitude, le niveau
de connaissances techniques, la culture familiale, l’évolution personnelle
expliquent qu'ils restent totalement insensibles à la démarche Bassin
versant et n’ont pas l'intention d’envisager, même à long terme, le
moindre changement. Cela ne veut pas dire qu’ils ne soient pas au
courant de la dégradation de la qualité de l’eau mais elle n’est pas prise
en considération. Cette dernière catégorie représente 10 à 15 % des
agriculteurs.
Le programme sur l'Ic a donc permis à moindre coût (1 820 francs par
exploitation ou 38 francs par hectare de SAU par an) d’accompagner
l’évolution des motivés et de toucher les demandeurs très rapidement.
Les résultats obtenus au niveau des pratiques l’ont été grâce à ces deux
groupes.
Quant aux indécis, ils sont restés en retrait. L’approche de ces agriculteurs doit donc être revue. Elle impliquera certainement un temps
d’adaptation plus long.
Les irréductibles risquent de rester immobiles quels que soient la
démarche, les moyens engagés et la pression de l’environnement extérieur. Il semble que seule une réglementation forte, contraignante et
suivie de contrôles, puisse dans ce cas obtenir des résultats.
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• Les motivés
Ils appliquent déjà d'eux-mêmes des pratiques culturales intégrant
l’environnement. Ils ont une approche agronomique de l’utilisation de
leur fumure. C'est cette catégorie qui a servi de groupe pilote. Elle
représente 10 à 15 % des exploitants.
• Les demandeurs
Ils ont compris et assimilé les problèmes environnementaux. Ils observent ce que font les agriculteurs du premier groupe. Ils sont conscients
qu'ils peuvent agir à leur niveau mais il leur manque un conseil technique pour passer à l’acte. C’est ici que l'animateur agricole va jouer
un rôle important. Par son action et par la façon dont il va estimer l’attente de chaque agriculteur et la meilleure façon d'y répondre, il va donner la possibilité à cette catégorie d evoluer. Elle représente 30 à 40 %
des agriculteurs.
• Les indécis
Ces agriculteurs continuent de gérer leur exploitation comme avant. Si,
dans l’ensemble, ils savent que cela peut poser problème, ils n'envisagent pas vraiment de bouger. Ils attendent. Le poids des habitudes
est suffisamment fort pour freiner toute évolution. Celle-ci n’est pas
conditionnée par une quelconque aide financière ou un appui technique
mis à leur disposition mais par un temps nécessaire de réflexion non
maîtrisable et variable selon les individus. Ils représentent également
de 30 à 40 % des exploitants.
• Les irréductibles
Chez ces agriculteurs, différents critères comme l’habitude, le niveau
de connaissances techniques, la culture familiale, l’évolution personnelle
expliquent qu'ils restent totalement insensibles à la démarche Bassin
versant et n’ont pas l'intention d’envisager, même à long terme, le
moindre changement. Cela ne veut pas dire qu’ils ne soient pas au
courant de la dégradation de la qualité de l’eau mais elle n’est pas prise
en considération. Cette dernière catégorie représente 10 à 15 % des
agriculteurs.
Le programme sur l'Ic a donc permis à moindre coût (1 820 francs par
exploitation ou 38 francs par hectare de SAU par an) d’accompagner
l’évolution des motivés et de toucher les demandeurs très rapidement.
Les résultats obtenus au niveau des pratiques l’ont été grâce à ces deux
groupes.
Quant aux indécis, ils sont restés en retrait. L’approche de ces agriculteurs doit donc être revue. Elle impliquera certainement un temps
d’adaptation plus long.
Les irréductibles risquent de rester immobiles quels que soient la
démarche, les moyens engagés et la pression de l’environnement extérieur. Il semble que seule une réglementation forte, contraignante et
suivie de contrôles, puisse dans ce cas obtenir des résultats.
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