Solutions techniques
objectifs en termes de concentration en nitrate ou de réduction des
marées vertes.
De la même façon, le problème de la qualité de l’eau n’a pas été apprécié sous un angle global (agricole, non agricole, aménagement de l’espace, connaissances scientifiques..
Le SMCG n'a pas pu suivre directement ce qui se passait, faute de
moyens humains. Cela s’est traduit notamment par une impression
d’opacité de l'opération pour la majorité des parties représentées au
sein du comité de pilotage.
Les tiers (associations, administrations, collectivités locales, consommateurs d'eau, professionnels du tourisme... ) n'ont pas été intégrès, que
ce soit au niveau de leurs demandes d’explication et d’information, des
attentes et des exigences ou de leur capacité à apporter des réponses ou
des pistes de réflexions. En fait, l’information autour de ce qui se faisait a été quasi inexistante, faute de réelle gestion du projet, d’où peutêtre l'impression que rien n'a été fait au cours de ces trois années.
Le manque de réelle programmation des actions sur le moyen terme fait
apparaître les lacunes d’une gestion au jour le jour avec tous les inconvénients que cela suppose.
Enseignements
La valorisation des actions techniques engagées chez les exploitants est
d’autant plus réussie que la mise aux normes et la résorption des excéclents avancent et se concrétisent. Il est donc important que les deux
types de programmes, Bassins versants et programme réglementaire
avancent de pair.
Sur le bassin versant de l’Ic, 60 % des exploitations sont intégrables
au titre du programme de maîtrise des pollutions d’origine agricole
(PMPOA) et la zone est entièrement située sur cles cantons classés en zone
d'excédents structurels (ZES). Ces programmes généraux clonnent aux
exploitants concernés la possibilité technique d’intégrer l environnement
dans la gestion cle leurs exploitations au travers de leur fertilisation. Les
programmes Bassins versants doivent proposer aux agriculteurs une
démarche afin de mettre en pratique les possibilités offertes par cette
base réglementaire.
Si le programme Bassins versants prend du retard et n’est pas appliqué
dès le clépart, le risque est cle voir les exploitants agricoles qui ont réalisé leur mise aux normes et leur programme de résorption penser que
tout est fait et qu’ils n’ont plus rien à modifier.
Inversement, si les programmes réglementaires prennent du retard par
rapport aux programmes Bassins versants, les agriculteurs vont prendre
conscience de tout ce qu’ils peuvent mettre en pratique au niveau de
la gestion de la fertilisation, sans en avoir la possibilité technique à
cause, notamment, cle la présence d’excédents.
Le bilan « sociologique » de ces trois années montre que l’on peut
regrouper les agriculteurs du bassin versant cle l'Ic en quatre catégories :
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