Bassins versants
Pour répondre à ces multiples questions de base, tout le problème est
de découvrir, dans un ensemble aussi complexe qu’un bassin versant,
les processus clefs, leurs interactions notamment avec les phénomènes
hydrologiques, leurs enchaînements, leurs localisations privilégiées. Ces
processus et leurs propriétés peuvent être regroupés dans un vocable
« système de transfert ». Le travail détaillé par la suite se situera donc
dans le domaine de la recherche d’une méthode d’identification du
système de transfert, c’est-à-dire dans l’analyse du fonctionnement de
ce système pour mettre en évidence les indicateurs pertinents et les
variables de contrôle.
Pour cette problématique, deux approches sont souvent entreprises : l'une
volontairement réductrice mais qui peut s’appliquer facilement car
elle est raisonnée au pas de temps annuel et l’autre, plus complexe, car
faisant appel à des modèles plus ou moins mécanistes et tournant alors
à un pas de temps plus fin qui est le plus souvent celui de la journée.
Cette première méthode est dite statique et se fonde sur l’élaboration
de bilans annuels azotés et hydriques. La deuxième est dynamique et
s'appuie sur une modélisation du drainage de l’eau et du lessivage
d’azote. Nous avons retenu les deux méthodes a priori et nous avons
regardé comment nous pouvions les appliquer dans notre cas d’étude.
Nous détaillerons pour chacune d’elles tout d’abord la méthode et les
outils retenus puis les protocoles mis en place pour estimer le poids
des différentes variables d’entrées sur les sorties. Nous exposerons
ensuite les premiers résultats de notre recherche.
Approche statique - Évaluation des relations
entre les pratiques agricoles et les pertes potentielles de nitrate
Une typologie d'exploitation, de fertilisation par système de culture
est le plus souvent utilisée pour définir des niveaux de risques
Beaucoup d’études et de recherches supposent que la concentration en
nitrate de l’eau percolée sous la zone racinaire est plus ou moins exclusivement dépendante du mode d’occupation du sol. En d’autres termes,
l’hypothèse faite est de considérer que l’occupation du sol est le paramètre
le plus déterminant dans la concentration en nitrate (Mary et al., 1996).
Un calcul de balance des éléments chimiques est alors réalisé. Il est le
plus souvent déterminé à l’exploitation et ensuite ramené à la parcelle.
Les calculs partent d’un bilan global à l’exploitation de type Corpen
(Anonyme, 1988). Ce même bilan peut être discrétisé à la parcelle
(Benoît, 1992). Il peut être calculé par système de culture et donc sur
plusieurs années dans le cas des exploitations d elevage (Gaury, 1992).
Les données servant de base à ces calculs, mises à part les données recueillies
par enquête auprès des exploitants agricoles, sont le plus souvent des
normes. Ces outils, même dans les meilleurs des cas, ne sont proposés
que comme des outils cle diagnostic sur le moyen terme. Différentes tentatives ont toutefois été menées sur différents sites pour rapprocher les
résultats issus de ces calculs des concentrations en nitrate constatées
dans les eaux.
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Pour répondre à ces multiples questions de base, tout le problème est
de découvrir, dans un ensemble aussi complexe qu’un bassin versant,
les processus clefs, leurs interactions notamment avec les phénomènes
hydrologiques, leurs enchaînements, leurs localisations privilégiées. Ces
processus et leurs propriétés peuvent être regroupés dans un vocable
« système de transfert ». Le travail détaillé par la suite se situera donc
dans le domaine de la recherche d’une méthode d’identification du
système de transfert, c’est-à-dire dans l’analyse du fonctionnement de
ce système pour mettre en évidence les indicateurs pertinents et les
variables de contrôle.
Pour cette problématique, deux approches sont souvent entreprises : l'une
volontairement réductrice mais qui peut s’appliquer facilement car
elle est raisonnée au pas de temps annuel et l’autre, plus complexe, car
faisant appel à des modèles plus ou moins mécanistes et tournant alors
à un pas de temps plus fin qui est le plus souvent celui de la journée.
Cette première méthode est dite statique et se fonde sur l’élaboration
de bilans annuels azotés et hydriques. La deuxième est dynamique et
s'appuie sur une modélisation du drainage de l’eau et du lessivage
d’azote. Nous avons retenu les deux méthodes a priori et nous avons
regardé comment nous pouvions les appliquer dans notre cas d’étude.
Nous détaillerons pour chacune d’elles tout d’abord la méthode et les
outils retenus puis les protocoles mis en place pour estimer le poids
des différentes variables d’entrées sur les sorties. Nous exposerons
ensuite les premiers résultats de notre recherche.
Approche statique - Évaluation des relations
entre les pratiques agricoles et les pertes potentielles de nitrate
Une typologie d'exploitation, de fertilisation par système de culture
est le plus souvent utilisée pour définir des niveaux de risques
Beaucoup d’études et de recherches supposent que la concentration en
nitrate de l’eau percolée sous la zone racinaire est plus ou moins exclusivement dépendante du mode d’occupation du sol. En d’autres termes,
l’hypothèse faite est de considérer que l’occupation du sol est le paramètre
le plus déterminant dans la concentration en nitrate (Mary et al., 1996).
Un calcul de balance des éléments chimiques est alors réalisé. Il est le
plus souvent déterminé à l’exploitation et ensuite ramené à la parcelle.
Les calculs partent d’un bilan global à l’exploitation de type Corpen
(Anonyme, 1988). Ce même bilan peut être discrétisé à la parcelle
(Benoît, 1992). Il peut être calculé par système de culture et donc sur
plusieurs années dans le cas des exploitations d elevage (Gaury, 1992).
Les données servant de base à ces calculs, mises à part les données recueillies
par enquête auprès des exploitants agricoles, sont le plus souvent des
normes. Ces outils, même dans les meilleurs des cas, ne sont proposés
que comme des outils cle diagnostic sur le moyen terme. Différentes tentatives ont toutefois été menées sur différents sites pour rapprocher les
résultats issus de ces calculs des concentrations en nitrate constatées
dans les eaux.
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