Pollutions diffuses : du bassin versant au littoral
commodité, nous présentons successivement les résultats obtenus en se
basant sur des données au niveau cles exploitations, puis ceux obtenus
en raisonnant au plan régional.
Résultats sur la base de données au niveau des exploitations
Pour l’essentiel, il s'agit de travaux conduits aux États-Unis concernant
des systèmes relativement simples de grandes cultures, bien que certains résultats aient trait à un ensemble d’activités associant les grandes
cultures à l'élevage. On présente ici un survol de résultats significatifs
établis sur la base d'exploitations représentatives.
Dans une étude visant à caractériser l’agriculture de deux comtés de l'Oregon, Johnson et al. (1991) modélisent un système de grandes cultures
avec de la luzerne et des pommes de terre, et donc cle fortes doses d'engrais (400 à 5 4() kg N/ha). Par ailleurs, ces cultures sont irriguées, les
engrais étant apportés avec l’eau.
La modélisation est basée sur un simulateur de croissance cles cultures
(Ceres) qui fournit les prévisions de rendement selon les niveaux d'intrants. Ce simulateur est couplé avec un programme dynamique d’optimisation permettant de déterminer au niveau cles cultures les meilleures
décisions d'irrigation et de fertilisation. Les décisions sont prises quoticliennement, en fonction des paramètres climatiques Enfin, un modèle
de programmation linéaire permet d’examiner les changements dans
le système cle production pour une exploitation représentative de la
zone suite à cles restrictions concernant les niveaux de percolation des
nitrates. Par construction, il n’y a pas de pertes d’azote avec la luzerne.
Les diverses rotations envisagées, au nombre cle sept, correspondent à
ce qui se pratique dans la région. Les coefficients techniques relatifs à
l’azote et à l'eau sont ceux constatés à l'optimum dans le modèle clynamique d optimisation.
La comparaison entre la solution de base, celle observée sur le terrain,
et l'optimum fait ressortir la possibilité d'avoir simultanément des profits plus élevés et de moindres pertes d’azote. Cela s'obtient en fractionnant les apports d’engrais, ce qui signifie des épandages deux à
trois fois plus nombreux. Etant donné le système d’apport cles engrais
avec l’eau d’irrigation, cette solution est facile à mettre en œuvre à peu
cle frais.
En se playant à l'optimum, une réduction de 25 % des apports d’azote
sur le maïs, le blé et la pomme de terre conduit à des baisses de percolation d'azote relativement faibles. Par contre, cela se traduit par des
diminutions de rendement plus sensibles, comme l’indique le tableau 1.
Pour obtenir une réduction conséquente des percolations, de l’ordre de
70 %, il convient de jouer plutôt sur la gestion de l’irrigation et plus
généralement sur les pratiques agricoles.
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commodité, nous présentons successivement les résultats obtenus en se
basant sur des données au niveau cles exploitations, puis ceux obtenus
en raisonnant au plan régional.
Résultats sur la base de données au niveau des exploitations
Pour l’essentiel, il s'agit de travaux conduits aux États-Unis concernant
des systèmes relativement simples de grandes cultures, bien que certains résultats aient trait à un ensemble d’activités associant les grandes
cultures à l'élevage. On présente ici un survol de résultats significatifs
établis sur la base d'exploitations représentatives.
Dans une étude visant à caractériser l’agriculture de deux comtés de l'Oregon, Johnson et al. (1991) modélisent un système de grandes cultures
avec de la luzerne et des pommes de terre, et donc cle fortes doses d'engrais (400 à 5 4() kg N/ha). Par ailleurs, ces cultures sont irriguées, les
engrais étant apportés avec l’eau.
La modélisation est basée sur un simulateur de croissance cles cultures
(Ceres) qui fournit les prévisions de rendement selon les niveaux d'intrants. Ce simulateur est couplé avec un programme dynamique d’optimisation permettant de déterminer au niveau cles cultures les meilleures
décisions d'irrigation et de fertilisation. Les décisions sont prises quoticliennement, en fonction des paramètres climatiques Enfin, un modèle
de programmation linéaire permet d’examiner les changements dans
le système cle production pour une exploitation représentative de la
zone suite à cles restrictions concernant les niveaux de percolation des
nitrates. Par construction, il n’y a pas de pertes d’azote avec la luzerne.
Les diverses rotations envisagées, au nombre cle sept, correspondent à
ce qui se pratique dans la région. Les coefficients techniques relatifs à
l’azote et à l'eau sont ceux constatés à l'optimum dans le modèle clynamique d optimisation.
La comparaison entre la solution de base, celle observée sur le terrain,
et l'optimum fait ressortir la possibilité d'avoir simultanément des profits plus élevés et de moindres pertes d’azote. Cela s'obtient en fractionnant les apports d’engrais, ce qui signifie des épandages deux à
trois fois plus nombreux. Etant donné le système d’apport cles engrais
avec l’eau d’irrigation, cette solution est facile à mettre en œuvre à peu
cle frais.
En se playant à l'optimum, une réduction de 25 % des apports d’azote
sur le maïs, le blé et la pomme de terre conduit à des baisses de percolation d'azote relativement faibles. Par contre, cela se traduit par des
diminutions de rendement plus sensibles, comme l’indique le tableau 1.
Pour obtenir une réduction conséquente des percolations, de l’ordre de
70 %, il convient de jouer plutôt sur la gestion de l’irrigation et plus
généralement sur les pratiques agricoles.
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