Pollutions diffuses : du bassin versant au littoral
Figure 6a
Dispositîon des arrivées
d'eau dans les forages
avec indication
de la presence ou absence
de nitrate, suivant un profil
nord-sud.
Figure 6b
Schéma interprétatif
de la disposition des zones
oxydante et réductrice
suivant un profil nord-sud
passant par les trois sites.
(NP = niveau piézométrique.
FOR = front d’oxydo-réduction).
corps réducteurs et la perméabilité aux gaz des sols, des altérites ou de
l ' aquifère fissuré. Le seuil hydraulique situé à mi-versant y explique le
sens des écoulements et l’amincissement de la zone oxydante.
Le passage de l' une a l' autre zone semble se faire à des profondeurs de
l’ordre de -10 à -30 m sur le versant schisteux, à l’exception de la partie fréquemment artésienne du site à mi-versant. Des datations par les
chlorofluorocarbones (CFC) montrent que l’âge de la nappe à ces profondeurs est de l’ordre de dix à trente ans. À partir de l’observation de
forages d’exploitation dans des roches de types variés (micaschistes,
gneiss, granites) du nord du Finistère, Talbo et al. (1988) estimaient
que la dénitrification, là où il leur était possible de la reconnaître, se
produisait le plus souvent à partir de -20 m à - 50 m.
Vérification de l’existence d’un processus de dénitrification
bactérienne
Les analyses réalisées montrent que les peuplements bactériens dénitrifiants sont dominés quantitativement par la fraction hétérotrophe.
Les bactéries hétérotrophes tirent leur énergie et effectuent leurs biosynthèses à partir de molécules organiques. Le nitrate peut alors être
utilisé comme accepteur terminal d electrons en l’absence d’oxygène
(conditions anaérobies ou microaérobies). Il s’ensuit une réduction du
nitrate jusqu’au stade N2O ou N2. Les potentialités en matière de dénitrification révélées par l’analyse ne seront donc effectives in situ que si
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