Bassins versants
deux sections ainsi isolées. Au départ, la colonne d’eau du forage était
entièrement nitratée, tout comme le piézomètre Pz2. La section supérieure présentait une charge hydraulique plus forte de 2 à 10 cm que
celle de la section inférieure (fig. 5a). Si la partie supérieure du forage
est restée dans cet état (fig. 5b) et montrait un chimisme identique à
celui du piézomètre Pz2, par contre, le nitrate disparaissait de la partie inférieure en quelques jours (fig. 5c) par suite de l'ecoulement de
la nappe et/ou par dénitrification à proximité du forage des apports
nitratés superficiels, mélangés à l’eau réductrice de la partie profonde
de la nappe. Simultanément, les concentrations en sulfate et en fer
augmentaient.
Ainsi, il a été possible de vérifier qu’il y avait bien un écoulement clescendant dans ce forage, à cette époque de l’année, d’un débit de 24 l.h' 1
(le déplacement de l’interface entre les deux types d’eau représente le
débit d’échange entre les niveaux superficiels et profonds par unité de
temps, après l’enlèvement de l’obturateur). Cela confirme bien l’existence
cie deux catégories d’arrivées d’eau, avec ou sans nitrate et avec des
charges hydrauliques clifférentes. Des mouvements d’eau en conditions
non influencées ont également été observés ailleurs en milieu fissuré à
l’aide de courantomètres à haute résolution (Paillet, 1994, 1998) et,
aussi, dans des roches meubles hétérogènes, sables et graviers (Church
& Granato, 1996).
Il est à noter que les colonnes d’eau des trois forages profonds du site
à mi-versant et celui du site en haut de versant ne contiennent que des
eaux dénitrifiées (mouvement ascendant dans la colonne d’eau) alors que
le contraire s’observe dans deux forages sur trois au niveau du site en
bas de versant (mouvement descendant), ce qui ne correspond pas à ce
qui a été observé à l’avancement et traduit le fonctionnement propre
des forages.
Schématisation hydrochimique du versant : zonation redox
L’ensemble des résultats vus antérieurement et la projection dans un plan
nord-sud de l’ensemble des ouvrages cles trois sites et de leurs arrivées
d’eau (AE) telles qu’elles ont été repérées lors de la foration (fig. 6a) permettent un essai de schématisation de l’organisation et du fonctionnement hydrogéologique du versant (fig. 6b) (Faillat & Somlette, 1996;
Faillat et al., 1999). Celui-ci fait apparaître la superposition d’une zone
oxydante, d’épaisseur très variable, surmontant une zone réductrice
(absence d’OD) clont elle est séparée par un front d’oxydo-réduction
(FOR), notion employée par Edmunds (1973). Il faut remarquer qu’il
s’agit là d’une simplification importante par rapport à la complexité des
processus en jeu et du milieu. En effet, la limite entre zones est forcément irrégulière, du fait de l’hétérogénéité propre aux milieux fissurés,
et doit correspondre de façon assez lâche au passage des formations superficielles à la roche saine qui contient des composés réducteurs. De plus,
il est très probable que des microsites réducteurs et des enclaves peuvent
exister dans un milieu globalement oxydant, suivant la disponibilité en
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deux sections ainsi isolées. Au départ, la colonne d’eau du forage était
entièrement nitratée, tout comme le piézomètre Pz2. La section supérieure présentait une charge hydraulique plus forte de 2 à 10 cm que
celle de la section inférieure (fig. 5a). Si la partie supérieure du forage
est restée dans cet état (fig. 5b) et montrait un chimisme identique à
celui du piézomètre Pz2, par contre, le nitrate disparaissait de la partie inférieure en quelques jours (fig. 5c) par suite de l'ecoulement de
la nappe et/ou par dénitrification à proximité du forage des apports
nitratés superficiels, mélangés à l’eau réductrice de la partie profonde
de la nappe. Simultanément, les concentrations en sulfate et en fer
augmentaient.
Ainsi, il a été possible de vérifier qu’il y avait bien un écoulement clescendant dans ce forage, à cette époque de l’année, d’un débit de 24 l.h' 1
(le déplacement de l’interface entre les deux types d’eau représente le
débit d’échange entre les niveaux superficiels et profonds par unité de
temps, après l’enlèvement de l’obturateur). Cela confirme bien l’existence
cie deux catégories d’arrivées d’eau, avec ou sans nitrate et avec des
charges hydrauliques clifférentes. Des mouvements d’eau en conditions
non influencées ont également été observés ailleurs en milieu fissuré à
l’aide de courantomètres à haute résolution (Paillet, 1994, 1998) et,
aussi, dans des roches meubles hétérogènes, sables et graviers (Church
& Granato, 1996).
Il est à noter que les colonnes d’eau des trois forages profonds du site
à mi-versant et celui du site en haut de versant ne contiennent que des
eaux dénitrifiées (mouvement ascendant dans la colonne d’eau) alors que
le contraire s’observe dans deux forages sur trois au niveau du site en
bas de versant (mouvement descendant), ce qui ne correspond pas à ce
qui a été observé à l’avancement et traduit le fonctionnement propre
des forages.
Schématisation hydrochimique du versant : zonation redox
L’ensemble des résultats vus antérieurement et la projection dans un plan
nord-sud de l’ensemble des ouvrages cles trois sites et de leurs arrivées
d’eau (AE) telles qu’elles ont été repérées lors de la foration (fig. 6a) permettent un essai de schématisation de l’organisation et du fonctionnement hydrogéologique du versant (fig. 6b) (Faillat & Somlette, 1996;
Faillat et al., 1999). Celui-ci fait apparaître la superposition d’une zone
oxydante, d’épaisseur très variable, surmontant une zone réductrice
(absence d’OD) clont elle est séparée par un front d’oxydo-réduction
(FOR), notion employée par Edmunds (1973). Il faut remarquer qu’il
s’agit là d’une simplification importante par rapport à la complexité des
processus en jeu et du milieu. En effet, la limite entre zones est forcément irrégulière, du fait de l’hétérogénéité propre aux milieux fissurés,
et doit correspondre de façon assez lâche au passage des formations superficielles à la roche saine qui contient des composés réducteurs. De plus,
il est très probable que des microsites réducteurs et des enclaves peuvent
exister dans un milieu globalement oxydant, suivant la disponibilité en
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