Pollutions diffuses : du bassin versant au littoral
d’eau, soit pour 100 ml. Un flux de période de basses eaux a été estimé. Il a été calculé sur la base d’un débit fixé arbitrairement à 10 1/s,
auquel a été affecté le bruit de fond bactérien décelé au niveau du cours
d'eau (soit 10 2 E. coli/7100 ml).
A titre d’élément de comparaison, les flux bactériens (E. coli) journaliers engendrés par une station d epuration type sont portés dans le
tableau 2. La conception des stations d’épuration se fait actuellement
sur la base de 180 1/j/EH (équivalent habitant) avec une part d’eau usée
de 1 50 1/j/EH. Les densités en E. coli, mesurées en sortie de station, sont
en général comprises entre 10
1 et 10
6 /1()() ml, soit en moyenne
10 5 /100 ml.
Tableau 2 - Flux journaliers déversés en sortie de station d’épuration.
Nombre d’ÉH
Flux journaliers
eau usées (m3)
bactéries (E. coli)
10 000
1 800
l,8.10 12
100 000
18 000
l.S.IO 1 '
Les flux bactériens véhiculés par les eaux du Coët-Dan en période de
crue sont clu même ordre de grandeur que ceux émis par une station
d epuration de 10000 EH. Par contre, en période d’orage, ces flux peuvent atteindre ponctuellement ceux d'une agglomération de 100000EH.
Les normes actuellement en vigueur pour la qualité bactériologique
des zones de baignade (directive CEE 76/160 du 8 décembre 1975) et
de conchyliculture (directive CEE91/492du 15 juillet 1991) sont précisées clans le tableau 3.
Tableau 3 - Normes de qualité bactériologique des zones de baignade
et de conchyliculture.
E. coli
Nombre
Norme
guide impérative
Baignade
/100 ml d’eau
1.10 2
2.0.10 3
Conchyliculture /100ml de chair + liquide intervalvaire
2,3.10 2
Les densités d’E. coli engendrées par les crues ne sont pas négligeables,
avec des valeurs de 10 à 10 000 fois supérieures à celles des normes
impératives de qualité des eaux. À ces périodes de crues sont, en outre,
associées des vitesses de transfert plus élevées des eaux de surface vers
les zones littorales, donc un transfert plus rapide de la contamination.
Il apparaît donc que les crues sont des événements déterminants dans
les émissions de germes bactériens vers les cours d’eau, et ce tant sur
le plan des densités que sur celui des flux. Barbier (1984) observe ces
mêmes tendances et précise de plus que, dans le cas du bassin versant
du Gouessant (Côtes-d’Armor), la contamination générée par le sousbassin agricole dépasse nettement celle du sous-bassin urbain. Ces différences entre sous-bassins agricoles et urbains peuvent être en partie
attribuées aux quantités de déjections potentiellement transférables à
162
d’eau, soit pour 100 ml. Un flux de période de basses eaux a été estimé. Il a été calculé sur la base d’un débit fixé arbitrairement à 10 1/s,
auquel a été affecté le bruit de fond bactérien décelé au niveau du cours
d'eau (soit 10 2 E. coli/7100 ml).
A titre d’élément de comparaison, les flux bactériens (E. coli) journaliers engendrés par une station d epuration type sont portés dans le
tableau 2. La conception des stations d’épuration se fait actuellement
sur la base de 180 1/j/EH (équivalent habitant) avec une part d’eau usée
de 1 50 1/j/EH. Les densités en E. coli, mesurées en sortie de station, sont
en général comprises entre 10
1 et 10
6 /1()() ml, soit en moyenne
10 5 /100 ml.
Tableau 2 - Flux journaliers déversés en sortie de station d’épuration.
Nombre d’ÉH
Flux journaliers
eau usées (m3)
bactéries (E. coli)
10 000
1 800
l,8.10 12
100 000
18 000
l.S.IO 1 '
Les flux bactériens véhiculés par les eaux du Coët-Dan en période de
crue sont clu même ordre de grandeur que ceux émis par une station
d epuration de 10000 EH. Par contre, en période d’orage, ces flux peuvent atteindre ponctuellement ceux d'une agglomération de 100000EH.
Les normes actuellement en vigueur pour la qualité bactériologique
des zones de baignade (directive CEE 76/160 du 8 décembre 1975) et
de conchyliculture (directive CEE91/492du 15 juillet 1991) sont précisées clans le tableau 3.
Tableau 3 - Normes de qualité bactériologique des zones de baignade
et de conchyliculture.
E. coli
Nombre
Norme
guide impérative
Baignade
/100 ml d’eau
1.10 2
2.0.10 3
Conchyliculture /100ml de chair + liquide intervalvaire
2,3.10 2
Les densités d’E. coli engendrées par les crues ne sont pas négligeables,
avec des valeurs de 10 à 10 000 fois supérieures à celles des normes
impératives de qualité des eaux. À ces périodes de crues sont, en outre,
associées des vitesses de transfert plus élevées des eaux de surface vers
les zones littorales, donc un transfert plus rapide de la contamination.
Il apparaît donc que les crues sont des événements déterminants dans
les émissions de germes bactériens vers les cours d’eau, et ce tant sur
le plan des densités que sur celui des flux. Barbier (1984) observe ces
mêmes tendances et précise de plus que, dans le cas du bassin versant
du Gouessant (Côtes-d’Armor), la contamination générée par le sousbassin agricole dépasse nettement celle du sous-bassin urbain. Ces différences entre sous-bassins agricoles et urbains peuvent être en partie
attribuées aux quantités de déjections potentiellement transférables à
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